mardi 25 août 2009

Black Mamba N° 15 vient de sortir !


Black Mamba, le Weird Tales français, est sorti le 15 août dernier.

Comme d'habitude, vous trouverez au sommaire de ce numéro 15 des bédés, des nouvelles, des chroniques, des critiques, des interviews... enfin tout ce qui fait de Black Mamba une revue unique dans le paysage français.

Au sommaire donc :

- NEUF DIMANCHES A LA SUITE (Nouvelle)
auteur : Kris DIKEMAN, illustrateur : Aziz THIAM, traductrice : Céline BRENNE
Si tu veux apprendre quelque chose, quoi que ce soit, attends-le à la croisée des chemins, neuf dimanches de suite. Mais rappelle-toi, jeune fille, il travaille jamais gratis, l’Homme Noir.

- LE JARDINIER (BD)
scénario : Benjamin LEDUC, dessin : Jordi PLANELLAS, couleur : GIBIE
Dans cette grande école huppée, le directeur vient d’engager un nouveau jardinier : tout doit être parfait pour la remise des diplômes. Les élèves ne manquent pas de le martyriser… Alors, tout sera vraiment parfait, le jour J ?

- UN PLAN PRESQUE PARFAIT (Nouvelle)
auteur : Yves-Daniel CROUZET, illustrateur : Johan CORGIE
Fred Whitman est bien décidé à en finir avec sa femme Irma. En maniaque méticuleux, il a bien prévu son coup, dans le moindre détail. Son plan est infaillible, tout ne peut se dérouler que sur des roulettes, non ?

- L'ÉTAPE (BD)
scénario & dessin : Frédéric CLAVERIE
Une nouvelle aventure de cette fripouille de colporteur qui s’arrête dans une auberge. Mais la nuit, riche en émotions diverses, sera loin d’être de tout repos !

- 666 000 $ POUR NOËL (Nouvelle)
auteur : Thomas DAY, illustrateur : Pierre LE PIVAIN
Un barbouze destroy et sa bimbo siliconée de partenaire se retrouvent avec un drôle de costume de Mère Noël et un drôle de contrat pour le Réveillon. Ça va défourailler et dézinguer dans les chaumières, c’est moi qui vous le dit !

- LE PARFUM DE NAOMI (Nouvelle)
auteur : Olivier PIETROY, illustrateur : Salim KAFIZ
Un voyage de noces qui tourne au cauchemar, une mariée qui disparaît et son époux qui devient fou. Il reste pourtant bien quelque chose de Naomi, non ? Ce parfum inoubliable qui résiste à l’absence et à la démence de la situation…

- LES ENVAHISSEURS (BD)
scénario & dessin : Gilles DUBUIS
Quand les envahisseurs ont débarqué, ça a été l’Enfer sur Terre. Mais heureusement, un super-héros est apparu pour se dresser contre eux… Elle est pas belle, la vie ?


Cerise sur le gâteau : il y a même une longue interview de votre serviteur. Je me suis, en effet, prêté au petit jeu des questions de Laurent Girardon, le perspicace rédacteur en chef de la revue.

La couverture (comme de coutume, superbe !) est de YOZ

Bref, un futur collector !

Vous pouvez commander directement la revue aux éditions Céléphaïs

CÉLÉPHAÏS ÉDITIONS / BLACK MAMBA
25 grand rue Jean Moulin
34000 Montpellier
Hérault - France
04-34-22-33-50

ou la commander à votre libraire habituel grâce au service Cyber Scribe affilié au réseau DILICOM. GENCOD:3012460910017

enfin, la liste indicative des points de vente figure à l'adresse suivante :
http://www.blackmamba.fr/site.php?page=p2v

Couverture de "Black Mamba" N° 15 avec "Un plan presque parfait"


vendredi 7 août 2009

"Un plan presque parfait"

Vous en souvenez-vous ? C’était en mars dernier. Je venais d’apprendre que mon roman ne serait pas lauréat du prix VSD du polar. Dur.
N’ayons pas peur des mots, j’étais…. détruit, démoralisé.
En attendant, sans y croire, des nouvelles du prix du roman de l’été Femme Actuelle 2009, j’avais adressé ici et là quelques textes à des revues. L’éternelle quête du jeune auteur amateur….
Parmi celles-ci, il y avait Black Mamba.
Black Mamba…
Vous le savez, entre BM et moi c’est une longue histoire d’amour. Une belle histoire d’amour. Une rencontre entre le rêve d’un écrivain et celui d’un éditeur. Entre deux passionnés réalistes. Pourquoi « réalistes » ? Parce que l’un comme l’autre nous croyons au talent certes, mais au travail surtout. A l’opiniâtreté. Parce que nous savons que les projets ne se nourrissent pas uniquement de rêves, mais aussi d’acharnement. On pourrait appeler ça la… lucidité créative.
J’avais adressé à la revue plusieurs textes. Du polar essentiellement et aussi un ou deux textes d’horreur.
Finalement, c’est « Un plan presque parfait » qui a été retenu.
Le titre initial était plus explicite, mais il révélait immédiatement le thème de l’histoire et j’ai donc j’ai du l’abandonner. Le choix d’un bon titre…. Voilà un beau sujet de post. Une autre fois peut-être…
« Un plan presque parfait » est une histoire que j’aime bien (je les aime toutes, sinon je ne me serais pas emm... à les corriger et puis ce sont mes enfants.) Je ne sais plus exactement comment m’en était venue l’idée. En lisant de vieilles revues policière telles que Alfred Hitchcock’s Magazine ou Ellery Queen’s Mystery Magazine ou Polar, je crois.
Ce que j’aime dans les nouvelles de cette époque (je parle là des années 50 et 60) c’est l’innocence qui les caractérisait. On n’était pas nécessairement dans le glauque et l’outrageant. La surenchère. Les meurtriers n’étaient pas toujours des génies déments et incroyablement sadiques. Les crimes n’étaient pas obligatoirement des orgies sanglantes. Il y avait des codes à cette époque. La censure aussi. On ne pouvait pas écrire n’importe quoi. Les textes y gagnaient en malice et subtilité. En humour aussi. Lire des histoires policières des années d’après guerre c’est infiniment rafraîchissant. Un peu désuet certes, mais revigorant. Comme un petit Dubonnet au comptoir ! Et c’est la même chose pour la SF et le fantastique. Ca fait du bien. Ca désaltère. On lit ça le sourire aux lèvres.
Mouais, eh bien, je voulais écrire une histoire dans ce style. A contre-temps. Légère et amusante. Pas un texte marquant dont on se souvient longtemps après (y arriverais-je un jour d’ailleurs ?), mais un récit dont on sort l’esprit léger en se disant « Mince, elle est bien bonne celle-là ! » et qu’on oublie aussitôt après.
Seul subsistant un parfum subtil et agréable.
Je crois que c’est ce ton, qui a plu à Laurent Girardon, le boss de Black Mamba. Ce côté daté. Très Pulp.
Nous avons sans aucun doute le même héritage culturel. La même sous culture populaire.
Merci à lui en tout cas. C’est pour moi un honneur d’être dans les pages de BM.
Je reviendrai dans un autre message sur le sommaire alléchant du numéro 15 et, aussi, sur la petite surprise que m’a concocté ce bougre de Laurent.
Sacré Laurent va !

mardi 4 août 2009

Bloch, Brown, Finney et les autres...

C'est l'été. Il fait chaud. Tout le monde ou presque est en vacances. L'humeur est à la nonchalance.
Mon ordinateur, ce compagnon inséparable des bons et mauvais jours, est devenu un étranger pour moi. C'est à peine si je m'en approche. Je le regarde de loin, je le contourne. Je le fuis.
De son immense oeil de cyclope, il me jette des regards lourds de reproche.
J'ai envie de lui dire que j'ai mieux à faire que de perdre mon temps avec lui. Que j'ai un tas de livres à rattraper. A rattraper ? Pourquoi à rattraper ? Je n'ai pas d'interro surprise, à ce que je sache ! J'ai tout mon temps, non ? D'ailleurs, même en y consacrant tout mes loisirs, je ne lirais jamais tout ce que j'aurais envie de lire.
Ces dernières semaines je me suis immergé dans les polars des années 50/60. J'ai lu du Robert Bloch, du Fredric Brown, du James Cain jusqu'à plus soif. Pour la plupart, des livres parus jadis dans la collection Red Label, qui avait cœur à ne publier que de petits bijoux.
J'ai beaucoup aimé "L'écharpe" de Bloch et aussi " Qui a tué grand maman ?" de Brown. Brown a une nonchalance et un humour subtil qui se marient bien avec mon laisser-aller estival. Ses personnages sont attachants car ils sont faillibles. Ils demeurent très actuels dans leurs pensées et dans leurs réactions, alors que les protagonistes du "La femme du magicien " de James Cain sont datés et plus du tout crédibles.
J'ai ensuite enchaîné avec un petit chef d'œuvre de fantaisie et d'humour que je conseille à tous. Il s'agit du "Cirque du docteur Lao" de Charles Finney. Voilà un petit roman (120 pages) écrit dans les années 30 qui n'a pas pris une ride. Le style est agréable et subtil. Il n'y a pas à proprement parler d'histoire. On se promène simplement au gré des pages entre les allées d'un cirque improbable peuplé de créatures mystérieuses. L'auteur est un érudit irrévérencieux et, même, oui, parfois coquin. L'ouvrage se termine par un lexique souvent absurde qui vient prolonger le récit. Un vrai bonheur. Et la couverture est de Philippe Caza. Superbe !
Là, j'ai pris "Tokyo" de Mo Hayder. J'ai fait un bond dans le temps, l’espace et le style. Toutefois, pour l'instant, c'est plutôt pas mal et intriguant.
Mais tout ça m'éloigne de l'écriture. Tout ça m'éloigne de mon ordinateur. Mon ordinateur qui me regarde d'un oeil noir.
Il y a bien cette nouvelle que j'ai écrite l'autre jour, mais depuis... rien. Zéro. Le néant absolu.
Je ne l'ai même pas relue. Trop peur qu'elle soit mauvaise.
Mon éditeur m'a pourtant dit il y a quelques mois :"Vous verrez, le simple fait d'être publié va vous donner des ailes pour votre prochain bouquin !"
Des ailes ? Des semelles de plomb, oui !
J'ai la pétoche, voilà la vérité !
"Les fantômes du Panassa" marche plutôt bien, je crois. Ca sera difficile de faire aussi bien, en tout cas.
Difficile...
Si seulement mon ordinateur voulait bien arrêter de me regarder !