mercredi 22 juillet 2009

"Le réveil"

« Horrifique » le fanzine canadien des inénarrables Oncle Chtandré et André Lejeune, publie ce mois-ci dans son numéro 64 une autre de mes nouvelles.
Il s'agit de "Le réveil", un texte purement horrifique comme de bien entendu.
Ce texte a été écrit en 2007 en écoutant la musique sombre, dépressive et pourtant énergique de Pearl Jam. Ca se ressent !
Déprimés s'abstenir !
Les plus téméraires peuvent néanmoins essayer de le commander à André Lejeune, 3939 rue Saint-Jean, Joncquière, Québec, G7X 3J3 CANADA

Le site de la revue (non mis à jour) : http://horrifique.tripod.com/index1.html

Couverture de "Horrifique" N° 64


lundi 20 juillet 2009

Retour à l'écriture

Alléluia !
Après une longue période aride et sèche, j'ai enfin retrouvé le chemin de l’écriture !
Alléluia !
Samedi, je me suis assis devant mon ordinateur, pour y faire autre chose que de répondre aux courriels, regarder les planches originales sur ebay ou réfléchir à un nouveau message pour mon blog.
Il est vrai que depuis quelques jours déjà, je sentais monter l'envie d'écrire. L'envie ou le besoin ? Les deux étaient intimement liés. Ca me démangeait. Ca me manquait.
Il faut vous dire que depuis quelques semaines (quelques mois, soyons franc !) ma production littéraire était en berne. La faute aux récents évènements qui ont vu leur apogée avec la publication de mon premier roman "Les fantômes du Panassa". Tout ce remue-ménage, toutes ces péripéties (Publié ? Pas publié ? Prix VSD ? Prix Femme Actuelle ?), ont chamboulé mon petit quotidien et mon rythme de travail.
N'allez surtout pas croire que je me plains ! Je serais bien ingrat, si c'était le cas. Mais disons que c'était perturbant. Il y a un monde entre l'écriture et la promotion d'un livre. Ce ne sont pas les mêmes métiers. D'un côté on a un homme seul confronté à lui-même et à ses pensées et de l'autre un commercial en représentation.
C'était certes agréable d’endosser cette seconde personnalité, mais un tantinet schizophrénique, quand même.
C'est sans doute pour cette raison que j'ai perdu le fil de mon roman fantastique. 130 pages pour arriver à une impasse. Un mur sombre et douloureux. Je ne sais pas, si je parviendrais à dépasser l’obstacle. Le flux d'inspiration, l'envie, se sont taris.
Je ne vous avais rien dit, mais j'étais sacrément inquiet. Dans ces cas-là, on se demande si on va encore y arriver, si on va à nouveau pouvoir écrire.
"Et si ce roman n'était pas seulement ton premier, mais aussi ton dernier!", je me suis dit. Brrrr !!! Une perspective qui fait froid dans le dos : être l'auteur d'un seul livre. Bon, c'est certainement mieux que d'être l'auteur d'aucun livre, mais c'est flippant quand même.
J'ai donc essayé de ne pas me mettre la pression. Je me suis délibérément tenu éloigné de mon clavier. Me suis obligé à ne plus y penser. J'ai lu. Du policier surtout. Maxime Chattam, Preston et Child, Fredric Brown... Je me suis baladé avec mon fils, sac à dos à l'épaule, sur les plages du débarquement. En bref, je me suis oxygéné la tête.
Et ça a marché !
Il était naturel que mon retour à l'écriture se fasse par une nouvelle. Mon genre de prédilection.
Un roman demande beaucoup de préparation en amont, alors qu’un récit court n'a besoin comme carburant que d'un peu d'inspiration.
Samedi matin, je me suis donc assis à mon bureau. J'ai commencé par parcourir mon vieux carnet de notes à la recherche d'idées. Des idées, il y en a des tonnes dans ce calepin. Des idées de nouvelles surtout, mais aussi de romans. En général, j'essaie de planter une ambiance en quelques mots, mes textes étant plus souvent des récits d'atmosphère que des récits à intrigue.
J'ai parcouru ainsi six ans d'idées. Des projets de récits fantastiques, policiers, d'horreur, de science-fiction..., cueillis au fil de l'eau, dans des lieux les plus divers. Aucun ne m'a vraiment attiré, séduit. Mais ça a permis à mon imagination de se mettre en branle. J'ai rangé le calepin dans un tiroir et je suis resté quelques secondes à regarder, par la fenêtre, la cour de récréation de l'école primaire en contrebas. Une cour de récréation, sans enfant, c'est triste. « Bah, j'ai pensé, c’est normal on est en été. » L'été.... J'ai trouvé qu'il faisait beau et chaud. Mais pas aussi chaud qu'en 2003, année de la grosse canicule. J'ai pensé aux personnes âgées qui étaient mortes cette année-là. A la vulnérabilité de nos anciens, souvent seuls dans leur appartement et dans leur maison.
Mes pensées ont fait un nouveau bond...
Voilà, je l'avais mon idée ! Mon ambiance et aussi le début de mon récit : dans un pavillon de banlieue un vieillard est torturé par une brute, qui veut lui faire avouer où il cache son argent. Sauf que le vieux n'est pas un type ordinaire et que le tortionnaire, non plus, n'est pas un type ordinaire. Rien de plus précis. Juste cette vieille maison à les deux protagonistes d'un jeu cruel. Forcément cruel.
Je me suis lancé à 9h30 et j'ai terminé à 20 h avec une interruption pour déjeuner. Je me suis laissé littéralement happé par mon récit. Je ne le maîtrisais plus. Les mots coulaient tout seul. J'ai eu un petit moment de flottement vers 17h, lorsque je me suis demandé dans quoi je m'étais embarqué, et puis la machine est repartie. Les éléments du puzzle se sont assemblés. Des fragments anodins, dont je n'avais même pas conscience au moment où je les avais écrits, ont naturellement trouvé leur place. Tout convergeait vers le rebondissement final, comme une splendide mécanique qui s'autoconstruit.
"La victime et son bourreau" ça s'appelle. 46 000 signes soit environ une trentaine de pages.
Bon, ce n'est bien sûr qu'un premier jet et peut-être qu'à la relecture je déchanterais. Mais on sent quand le texte est bien parti et je me dis que cette nouvelle-là devrait être pas mal.
Enfin, je l'espère.
Oui, j'ai retrouvé le chemin de l'écriture et l'aiguille de mon moral a aussitôt fait un bond en avant. Quel bonheur d'écrire ! Surtout des nouvelles, ces petits bijoux d’autonomie.
Et si mon prochain livre était justement un recueil de nouvelles ? J’aimerais assez.
Il faut que j'en parle sérieusement à mon éditeur !

dimanche 12 juillet 2009

The boy is back in town !

Après quelques jours de vacances sur la Baltique, puis en Normandie (tiens ça ressemble à un pèlerinage Viking, ça !) me voici de retour devant mon ordi et devinez quoi, y’avait plein de messages dedans.
Des trucs plutôt sympas dont je vais me faire ici l’écho (…O ! …O !).
En mars, je vous informais que j’avais envoyé des textes tous azimuts en espérant bien avoir ici et là quelques touches. C’est chose faite et il est grand temps de faire le point de la situation.

A tout seigneur tout honneur, je commence par Black Mamba, ma revue fétiche et porte-bonheur, celle dans laquelle l’auteur Yves-Daniel Crouzet est né. Eh bien Black Mamba me fait un beau cadeau en cet été de l’an de grâce 2009 : non seulement Laurent Girardon a retenu un de mes textes (« Un plan presque parfait ») mais, en plus, il me propose une interview ! Et tout ça à paraître cet été. En août. Heureux lecteurs vous aurez de quoi lire sur les plages, un condensé de littératures pulp et de bédés, qui fera l’envie de vos voisins de plage !
Bien sûr, je reviendrais plus longuement sur cette parution qui me comble déjà de joie !
(http://www.blackmamba.fr/site.php?page=actualite)

Autre bonne nouvelle en provenance du Canada cette fois : la revue Nocturne a sélectionné trois de mes textes sur les cinq envoyés ! Bingo ! Voilà qui me fait vraiment très plaisir, car : 1) une publication Outre-Atlantique est toujours la bienvenue, 2) il s’agit d’un fanzine de qualité et 3) c’est ma première publication dans leurs pages.
J’ignore encore les dates de publication, mais elles s’étaleront au fil des mois à venir, ce qui me permettra de revenir vers vous régulièrement pour de petits billets doux. En attendant, je vous invite à jeter un œil sur leur site : http://nocturne.0fees.net/

La revue Lunatique a également retenu un de mes textes. Il s’agit de « Nouveau Départ » un texte de SF tel qu’on en écrivait dans les années 60 et fortement inspiré par Richard Matheson (en toute modestie !). La revue est déjà disponible en version numérique au prix de 6€30. Elle paraîtra au format papier à la rentrée (vous pouvez d’ores et déjà la réserver au prix de 8€80). J’y reviendrai également car figurent au sommaire de ce numéro 81 deux grands noms de la SF française, Alain Paris et Nathalie Henneberg.
(http://www.eons.fr//main.php?lang=fr&rubrique=Catalogue&idlivre=112)

Les éditions du Riez (http://www.editionsduriez.fr/index.html) ont aussi eu la gentillesse de retenir un de mes textes. Ici, il ne s’agit pas d’une revue mais d’une anthologie intitulée « Contes du monde » à paraître en avril 2010. Figureront également au sommaire de ce recueil de nouvelles : Cyril Carau (tiens, je retrouve mon ami de plume !), Céline Guillaume, Vincent Milhou, Ambre Dubois, Andoryss Mel, Jocelyne Corbel, Nico Bally, Charlotte Bousquet, Gabriel Feraud, Maelig Duval, Sandrine Scardigli, Pierre Brulhet, Olivier Boile.
Cette anthologie présente la particularité sympathique de s’inscrire dans un projet humanitaire puisqu’elle sera publiée en partenariat avec l’association « Aide & Action » (http://www.aide-et-action.org/) dédiée à l'éducation et à la scolarisation des enfants dans le monde. Trois euros par livres seront ainsi remis à cette association.
Je laisse ici la parole à Alexis Lorens le responsable des Editions du Riez :
« Ma femme et moi sommes « parrains » d’une petite fille, Ramatoulaye, qui vit à Dakar. Concrètement, cela signifie que nous contribuons à ce qu’elle puisse suivre une scolarité jusqu’à l’âge de 12 ans. Nous voulions nous engager dans un projet utile et concret. C’est tout naturellement, qu’en créant les Editions du Riez, nous avons eu l’idée de ce partenariat à travers ce recueil de nouvelles… »
Un beau geste qui ne pouvait laisser indifférent l’ancien coopérant en Afrique que je suis !

Mais n’allez pas croire que ma quête des publications a été entièrement couronnée de succès. Que nenni, malheureusement !
Comme je m’y attendais, AOC Présence d’Esprits (http://anneaumonde.presences-d-esprits.com/magazines/aoc/) n’a retenu aucune de mes nouvelles. Je crois que ma prose n’est pas vraiment leur tasse de thé ! Pas grave, l’une d’elles a été prise par Nocturne.

Eclats de rêves (http://eclats-de-reves.blogspot.com/) aussi n’a pas pris le texte que je leur avais envoyé et devinez quoi ? Et bien, celui-ci a eu l’heur de plaire à… Nocturne ! Merci Nocturne !
Pour info, je viens de remarquer sur le site d’Eclats de rêves, qu’il ne reste plus qu’un seul exemplaire du numéro 13 dans lequel était parue ma nouvelle « Pandy Panda ». C’est un des récits dont je suis le plus fier, ne tardez pas à vous le procurer, y’en aura pas pour tout le monde !

L’excellente revue québécoise Alibis (http://www.revue-alibis.com/) m’a informé qu’elle ne retenait pas mon texte « L’ange et le matou », snif, mais qu’il y avait peut-être une chance pour que « Best seller » soit prise. Je croise les doigts, car être publié dans Alibis c’est trop la classe pour parler comme mon fils !

Grande a été ma déception lorsque j’ai appris que l’association l’Olibrius Céleste, à laquelle j’avais adressé plusieurs textes et qui projetait de publier une anthologie policière, a mis la clé sous la porte. C’est encore plus navrant lorsque cette cessation d’activité est le fait de luttes fratricides ! C’est malheureusement souvent le sort de ces petites structures animées par des passionnés et qui disparaissent du jour au lendemain (les petites structures pas les passionnés, quoique…)

Que reste-t-il dans les tuyaux à présent ?
Borderline qui a renvoyé l’examen de mes textes à un numéro « Spécial sexe » à paraître un jour. (Oui, mais quand ?!)
Géante Rouge : pas de nouvelles !
L’Ours Polar : pas de nouvelles !

Prochainement, j’évoquerai la récente publication de ma nouvelle « Le réveil » dans Horrifique le fanzine québécois.

Et pour ceux qui ne l’auraient pas encore fait : n’oubliez pas de vous procurer le dernier et somptueux numéro d’Outre-monde en téléchargement gratuit (http://outremonde.fr/) avec ma nouvelle « Le pigeon » et d’Ananké, la revue du polar, (http://ananke.sombres-rets.fr/) qui contient deux de mes récits « Echo » et « Le prédateur ». Là, il vous en coûtera 5€50 port inclus. N’attendez pas qu’elle soit elle aussi épuisée !

Bon, j’ai été content de vous retrouver. J’espère que vous allez tous bien.
Petit reproche quand même : vous auriez quand même pu me donner de vos nouvelles !
Mais comme on dit « Pas de nouvelle, bonnes nouvelles » hein ? Sauf peut-être, justement, pour… un auteur de nouvelles !