vendredi 26 juin 2009

carnet de retour au pays natal (Fin)

Acte 3 : Saint Etienne – samedi 20 juin – Après-midi

Je ne reviens pas sur la matinée de samedi à la Librairie de Paris qui fut tout autant agréable que l’après-midi de la veille. Qu’on sache seulement que je réalisais encore quelques belles dédicaces, portant ainsi le nombre total de celles-ci à une trentaine.
Je redoutais davantage ma séance de dédicaces à la Fnac.
J’y arrivais à 15 heures. Une foule serrée se pressait déjà dans les allées. On m’avait installé du côté des livres (bon point pour M. X, ça !), mais pas tout à fait à l’emplacement où je désirais être. Avec l’aide d’une employée gracieuse et efficace (elle ne devait pas être de la même promotion !), nous déplaçâmes la table près du rayon polar afin que je sois ainsi plus près des lecteurs potentiels.
Je m’installais. Sortais mon stylo. Affûtait mon sourire. Et me lançais une nouvelle fois dans la « bagarre ».
Chaque fois qu’un client passait à proximité, je lui lançais d’une voix persuasive « Un polar stéphanois, ça ne vous tente pas ? ». Il serait prétentieux de dire que ça a marché à tous les coups. Loin de là. Je ne suis pourtant pas mécontent d’avoir volé quelques ventes à Maxime Chattam, Guillaume Musso et Fred Vargas, qui en ont moins besoin que moi !
Je découvris un public différent de celui de la librairie de Paris, plus jeune, plus varié, mais tout autant sympathique (caractéristique 100 % stéphanoise !). Un peu plus d’hommes peut-être aussi. Et des couples en ballade ou à la recherche d’un cadeau pour la fête des pères.
A la fermeture du magasin j’étais épuisé, mais il ne me restait plus qu’un seul exemplaire des « Fantômes… ». Vingt quatre exemplaires écoulé en moins de quatre heures, c’est plutôt pas mal, non ?

Epilogue :
Lundi 22 juin. Je suis dans le TGV qui me ramène à Paris. Je jette sur mon Moleskine les bribes de phrases qui me serviront à rédiger les messages que vous venez de lire.
Je suis heureux et fatigué. Les séances de dédicaces se sont divinement bien passées. Même celle de la Fnac. J’ai rencontré des gens charmants qui ont promis de me laisser des commentaires sur mon blog. J’ai retrouvé des membres de ma famille que je n’avais pas vu depuis une éternité. Des amis aussi. J’ai même fait la fête. (Merci pour l’accueil au restaurant La Mangoune et désolé pour le bazar qu’on a laissé !)
Bon « je ne ferais pas ça tous les jours ! » comme disait la petite dame de la pub, mais c’était bien agréable quand même. Une nouvelle pépite de rêve arrachée au limon de l’existence.
J’espère maintenant que mes nouveaux lecteurs aimeront mon livre. Qu’il leur donnera un peu du bonheur que j’ai eu à l’écrire.
Avec certains, on s’est même donné rendez-vous : à la fête du livre de Saint Etienne en octobre prochain.
Et vous savez quoi ? J’ai déjà hâte d’y être !

PS : Ne vous étonnez pas de mon silence dans les jours prochains, je prends quelques vacances et vais en profiter pour relire l’excellent bouquin de copain Cyril Carau « l’Ange de Marseille » (http://sombres-rets.fr/boutique/nuits-noires/lange-de-marseille-cyril-carau ). Il y a de telles similitudes entre nos deux bouquins, que je me demande parfois si on ne serait pas un peu jumeau !

Avec Yann Bourdier recordman de France du 400 m nage libre, qui a participé aux 13ème jeux paralympiques de Pékin


jeudi 25 juin 2009

carnet de retour au pays natal (avant dernier épisode)

Acte 3 : Saint Etienne – vendredi 19 juin – Après-midi.

A 14 heures précises, je m’installais derrière ma petite table située au centre de la Librairie de Paris.
Stylo en main, j’observais les premiers visiteurs.
Il ne me fallut pas longtemps pour comprendre que si je n’allais pas vers eux, je ne signerais aucune dédicace.
J’adoptais donc une démarche résolument commerciale en invitant les clients à venir jusqu’à moi. Beaucoup acceptèrent avec le sourire, intrigués sans doute par cette maigre touffe de cheveux qui émergeait de derrière les piles de livres. Je me lançais ensuite dans un petit boniment émaillé de quelques expressions clés : « écrivain stéphanois », « polar dont l’action se déroule à Saint Etienne », « prix du Jury du roman de l’été Femme Actuelle », etc…
Je précise ici pour ceux qui l’ignoreraient, que j’ai, dans une vie antérieure, exercé le métier de conseiller financier. Eh oui, j'ai vendu des SICAV et des assurances. Mais pas n'importe où : en Guyane! J’avais alors découvert une chose fondamentale : on ne vend bien que les produits dans lesquels on croit.
Et s’il y a un produit dans lequel je crois dur comme fer, c’est bien mon roman ! Je n’eus donc pas à forcer mon talent pour trouver les bons arguments.
Et puis, à Saint Etienne, je jouais à domicile. C’est toujours plus facile.
Je découvris aussi autre chose : que les femmes sont plus audacieuses que les hommes en matière de nouveautés littéraires et, surtout, que ce sont elles qui lisent le plus ! Selon le patron de la librairie, il y aurait ainsi trois lectrices pour un lecteur.
Ce furent généralement des femmes qui vinrent me voir et, franchement, je ne m’en plains pas !
Je passais une excellente après-midi, entrecoupée des gentilles visites des membres de ma famille qui, tous, me firent le plaisir d’acheter mon bouquin.
Je me prêtais au jeu des dédicaces et m’efforçais de les personnaliser en fonction de mon interlocuteur (ou plutôt de mon interlocutrice !) ou de l’événement à fêter (fête des pères, anniversaire…). J’y parvins parfois.
A l’occasion, je me transformais en guide touristique pour Saint Etienne et même, pour une charmante lectrice qui devait s’y installer, en conseiller immobilier.
La journée fut un tel succès, que l’équipe de la Librairie de Paris m’invita à fêter ça dans l’arrière boutique après la fermeture et que d’un commun accord, nous décidâmes de remettre ça le lendemain matin.
A suivre…

Avec un jeune couple très sympathique amateur de Coelho


mercredi 24 juin 2009

carnet de retour au pays natal d'un auteur stéphanois (Episode 2)

Acte 2 : Saint Etienne – vendredi 19 juin – Matin

Ma première séance de dédicaces était donc prévue à la Librairie de Paris, rue Michel Rondet, le vendredi après-midi.
Echaudé par mon expérience avec la Fnac, je m’y précipitais dès potron-minet.
A mon grand soulagement, je découvris une belle vitrine pour annoncer ma venue et, à l’intérieur de la librairie, une table tendue de velours rouge, dressée à mon intention, et couverte de piles d’ouvrages n’attendant plus qu’être dédicacés. (les miens of course !)
Cerise sur le gâteau, l’équipe de M. Vernet, le responsable, m’accueillit avec le sourire et m’assura de son soutien et de sa disponibilité. Voilà qui était rassurant pour la suite des évènements !
C’est donc tout à fait rasseréné que je me précipitais ensuite à la Fnac où je fus accueilli par l’ineffable M. X.
Le cher homme me fit alors part de son dernier éclair de génie pour apporter une solution à notre petit problème de livres : en économiste accompli, il avait décidé de réguler la demande en restreignant l’offre. Traduction : il suffisait d’enlever mes livres des rayons, afin que je puisse en avoir davantage à dédicacer samedi. Fallait y penser, non ? Abasourdi par tant de ressources, je finis par l’informer que j’avais, de mon côté, réussi à ramener 18 exemplaires de mon bouquin de Paris.
« Parfait ! » s’exclama-t-il comme si c’était habituel que les auteurs débarquent avec leurs livres sous le bras.
Que rajouter de plus, hein ? Parfois le silence est la meilleure des réponses.
Avant de quitter les lieux, je fis quand même un petit tour du propriétaire pour m’assurer que la maigre pile de « Fantômes de la Panassa » était toujours en place. Elle y était fort heureusement et, plantée juste devant, se trouvait une jeune femme lisant la 4ème de couverture du dernier roman de John Grisham.
Sans hésiter, je l’abordais et lui conseillais d’acheter plutôt le premier roman d’un jeune auteur stéphanois prometteur. Elle me coula d’abord un long regard dubitatif. Mais, lorsque je lui indiquais que l’auteur en question c’était moi, je vis son expression devenir plus attentive et bienveillante.
Quelques minutes plus tard, convaincue par mes envolées lyriques, elle repartait avec un exemplaire dédicacé de mon bouquin sous le bras !
Belle mise en jambes n’est-ce pas ?
C'est ainsi qu'à 11h05, n’en déplaise à M. X, il ne restait plus que 7 exemplaires des « Fantômes… » à la Fnac !

A suivre…

A la Librairie de Paris avec mon cousin Jean-Loup


mardi 23 juin 2009

Carnet de retour au pays natal.

Prologue :

Petit retour, en plusieurs actes, sur un week-end riche en péripéties et en émotions variées.
En effet, comme vous le savez sans doute si vous avez lu mes précédents messages, j’ai effectué vendredi et samedi derniers mes premières séances de dédicaces à Saint Etienne, ma ville natale. Cette même ville où se déroule l’action de mon roman « Les fantômes du Panassa ».
J’attendais avec impatience mais sans stress excessif ce moment, prolongement logique de mon rêve éveillé.
Les rendez-vous avaient été fixés dès le mois d’avril avec deux maisons sérieuses : La librairie de Paris, la plus grande librairie de Saint Etienne, et la Fnac, enseigne qu’on ne présente plus.
Pas d’inquiétudes particulières donc, hormis celle bien naturelle de n’avoir aucun lecteur devant moi et donc aucune dédicace à réaliser ! Bien sûr, je savais pouvoir compter sur ma famille, mais j’espérais bien rencontrer le public. Ce public inconnu et mystérieux qui avec un peu de chance deviendrait ensuite mon public !
Voilà, les acteurs sont en place, le décor est posé. La pièce peut maintenant commencer !

Acte I : Paris - jeudi 18 juin – 16h30.
Il y a des journées comme ça. Trop courtes. Comme par hasard, c’est toujours les veilles de départ en week-end ou en congés, qu’elles tombent. Je suis au bureau bien sûr. Je me hâte de terminer ce que j’ai à faire - une note pour le sous-directeur et un diaporama sur la formation professionnelle, ainsi que mille autres petites choses – lorsque je reçois un appel. Je ne vois pas tout de suite qu’il s’agit d’un 04 77 (en provenance de la province donc et, plus précisément, de la Loire) et je réponds d’abord d’un ton froid et professionnel. A l’autre extrémité de la ligne, la voix est cordiale et enjouée. Trop peut-être. Trop sûrement. Mon interlocuteur se présente et j’identifie bientôt M. X, le responsable de la communication de la Fnac de Saint Etienne. Il me demande si j’ai bien reçu les coordonnées de ses contacts Presse, (demandées il y a deux semaines et reçus la veille). J’opine, un peu perplexe devant cette soudaine manifestation d’intérêt à mon égard que j’avais jusqu’ici vainement attendue.
Et puis, sa voix devient hésitante et il me révèle le véritable motif de son appel « On a un petit problème ! »
Un problème qui ne tarde pas à m’être révélé : il n’y a que huit exemplaires des « Fantômes… » en stock à la Fnac de Saint Etienne ! Ce qui fait peu, même pour la première dédicace d’un auteur débutant !
Stupeur et tremblements de ma part. « Huit ? Mais comment cela est-ce possible ? », je bafouille.
La réponse est inaudible, entrecoupée qu’elle est de grésillements, crachotements, silences. « La ligne est vraiment mauvaise avec la province ! » je songe avec un curieux détachement. J’apprends qu’il y a un souci avec le diffuseur, (le plus gros de France !), puis que c’est à cause de l’informatique (Ben tiens ! Parfois, je me demande si on a pas inventé l’informatique juste pour pouvoir mieux se défausser sur elle ensuite !)
Excuses pitoyables qui masquent mal la vérité : les commandes n’ont pas été passées et c’est à moins de 48 heures de la dédicace que le bougre s’en aperçoit !
Je respire un grand coup et parviens à me maîtriser en me disant que la Fnac finira bien par trouver une solution. Que ce sont des pros, pas des boutiquiers de quartier. Grossière erreur. Une demi-heure plus tard. M. X me rappelle en me disant un peu gêné (mais à peine !) que les délais sont trop courts pour qu’il puisse y avoir réapprovisionnement et qu’il serait sans doute préférable de reporter la séance de dédicaces au mois de… septembre.
Je déglutis et lui fais alors remarquer que j’ai un billet en poche et que vu l’heure, mon train est probablement déjà en gare.
« Vous ne pouvez pas arranger ça avec votre éditeur ? » me lance-t-il avec l’évidente intention de se débarrasser de l’encombrant bébé.
Que faire d’autre ? En désespoir de cause, j’appelle donc mon éditeur, qui explose de rage devant tant d’incompétence. (Par respect pour mes lecteurs, je ne citerais ici aucun des épithètes dont il gratifia mon interlocuteur stéphanois.)
Après de longues minutes d’angoisse, le cher homme me sauve enfin la vie en me proposant de passer à son bureau pour y récupérer quelques exemplaires de mon roman.
Je regarde ma montre. Il est 17 h 45, soit une heure avant mon départ. Aurais-je le temps d’aller prendre les livres à l’autre bout de Paris et de gagner la gare de Lyon à temps ? Je n’ai guère le choix. Je quitte donc précipitamment mon bureau avec ma valise et m’élance dans le métro. Direction Place des Ternes.
La suite n’est qu’une longue course hagarde contre la montre.
Une course victorieuse, cependant.
En effet, un peu plus d’une heure plus tard, j’arrive à la Gare de Lyon, suant et épuisé. Le train est sur le point de partir. Je n’ai même pas le temps de composter mon billet.
Je m’engouffre dans la voiture 18 en serrant mon précieux butin : 18 exemplaires des « Fantômes du Panassa »
Sauvé !
A suivre…

Yves-Daniel Crouzet un auteur stéphanois en plein travail !


mercredi 17 juin 2009

Le prix du jury du roman de l'été Femme Actuelle 2009 dédicace son livre à Saint Etienne !

Avis à la population ! Le prix du jury du roman de l'été Femme Actuelle 2009, dédicace son livre ! Un évènement à ne pas manquer !
Votre auteur favori (mais non pas lui, moi !) sera prochainement à Saint Etienne, sa ville natale, pour y dédicacer son livre "les fantômes du Panassa".
Ne manquez pas une occasion unique de voir un auteur en chair et en os (et surtout en sueur) :
- Le vendredi 19 juin 2009 à la librairie de Paris, 6 rue Michel Rondet à Saint Etienne à partir de 15 heures.
- Le samedi 20 juin 2009 à la Fnac de Saint Etienne, également à partir de 15 heures.
Venez nombreux ! A pieds, à cheval, en voiture, en train, en av... (non pas en avion !), peu importe, mais venez nombreux !
Je vous en supplie, ne me laissez pas seul !

lundi 15 juin 2009

Retour sur le Grand Prix Femme Actuelle

Un autre de mes rêves se réalise : figurer au sommaire d’un magazine grand public !
Non, ce n’est pas Voici, ni Closer (pas encore, il faut d’abord que je m’initie à la vie de débauché !), ni Paris-Match, ni Gala (faut d’abord que je divorce et que je me remarie avec une starlette de vingt ans ma cadette !). Ni Choc (Dieu merci !).
Il s’agit plus prosaïquement de Femme Actuelle, le magazine féminin le plus lu en France.
Mais j’y suis en belle compagnie aux côtés (ou plutôt dos à dos) avec la charmante Alexandra Rossi qui a été le Coup de Cœur de Paulo Coelho (on le comprend !) pour « Les lames de Dieu ».
Il s’agit du N° 1290 de Femme Actuelle paru ce lundi 15 juin 2009.
Il y a une petite interview et quelques photos.
Pour les fans, la famille et… les lectrices de Femme Actuelle !

dimanche 14 juin 2009

"Les fantômes du Panassa" : une bonne idée de cadeau pour la fête des pères !

Le saviez vous ?
La fête des pères est fêtée dans une cinquantaine de pays différents. La date varie selon les pays, mais c'est le troisième dimanche du mois de juin qui est le plus souvent retenu.
Comme pour la fête des mères, ce sont les américains qui ont les premiers consacré la fête des pères. Elle est célébrée là-bas depuis 1910, mais seulement depuis 1952 en France.
Comment ça vous vous en foutez ?
Ce qui vous angoisse, c'est de trouver un cadeau pour dimanche prochain ?! Il en a marre des cravates ?
Don't panic, j'ai ce qu'il vous faut !
Que diriez-vous d'un cadeau original, en phase avec l'actualité ? Un cadeau utile et ludique qui allumera des étincelles dans son regard fatigué (si ! si !)
Que diriez-vous d'un exemplaire flambant neuf de cet excellent roman qu'est "Les Fantômes du Panassa" ?
Comment ça, il ne sait pas lire ?
Et bien, à son âge il est grand temps qu'il s'y mette ! Et s'il n'y arrive pas, ce n'est pas bien grave : vous pourrez le lire vous même !
Malin, non ?

samedi 13 juin 2009

Les fantômes du Panassa à Monoprix !

« Alors quel effet ça fait de voir son bouquin en librairie ? » m’a demandé mon pote Valery, le jour de la sortie de mon roman.
Nous étions tous les deux à la Fnac du Forum des Halles devant le rayon nouveautés policières et « Les fantômes du Panassa » était là, magnifiquement ceint de son bandeau rouge.
« Quel effet ça fait ? » ai-je répété, songeur.
J’avais imaginé bien des scénarios. Dans certains, j’entamais une danse victorieuse autour du présentoir, dans d’autres, submergé par l’émotion, je tombais en pâmoison au milieu des livres (délicieusement romantique non ?). Dans les plus délirants, une femme superbe me reconnaissait « Mais c’est vous le gagnant du prix du jury Femme Actuelle 2009 ! » s’exclamait-elle d’une voix incroyablement chaude et suave, avant de se jeter dans mes bras.
J’imaginais les battements de mon cœur affolé, des troubles de la vision, des larmes de bonheur, des jambes flageolantes… Enfin, ce genre de trucs.
Peut-être avais-je trop anticipé mes réactions. Trop attendu, trop espéré, trop rêvé ce moment.
« C’est cool ! », j’ai pauvrement murmuré dans un sourire.
En réalité, j’étais sec. Comme anesthésié. Groggy.
Ce n’est que le lendemain que j’ai vraiment réalisé l’ampleur de ce qui m’arrivait et ce, paradoxalement, en découvrant mon roman à… Monoprix !
Ca m’a fait un choc. C’était un tout petit Monoprix, pas loin de mon travail. J’y étais entré pour m’acheter un sandwiche avant de retourner bosser. Je me dirigeais vers les caisses, lorsque j’ai remarqué un peu plus loin une table avec des livres dessus.
Je me suis avancé sans trop y croire. « Mon livre chez Monop ! Et pourquoi pas à Bricorama ? »
Sur cette table, il y avait quoi ? Une cinquantaine de bouquins ? Et parmi ces cinquante bouquins, il y avait le mien !
J’avais rêvé de voir un jour mes livres sur les rayonnages des librairies et, plus tard, dans les bacs des bouquinistes, mais à Monop ?!
Bien sûr, je savais que les supermarchés vendaient des livres, mais je n’avais jamais pensé un seul instant que mon roman allait les y rejoindre !
Vous imaginez ça, vous, un auteur qui se dit : « Putain, qu’est-ce que je ne donnerais pas pour voir un jour mon bouquin à Auchan ou à Carrefour ! »
Et pourtant le livre était sur la table et regardait Crouzet. Vaguement goguenard, même.
Eh oui, mon cher Yves-Daniel, me suis-je dit, ton livre est aussi un produit. Un produit de grande consommation même. Sa date de péremption n’est pas affichée, mais elle est relativement courte. Quelques semaines tout au plus. Ensuite, il disparaîtra vers quelque abominable enfer de papier.
Mais si le livre est un produit, c’est aussi une somme énorme de travail et de passion.
« Les fantômes du Panassa » est distribué partout. On peut trouver ça agaçant. Certains puristes jugeront peut-être que la place d’un livre n’est pas dans un supermarché, entre légumes et poissons.
Pourtant, je peux vous assurer que derrière cette distribution industrielle, il y a le travail d’un artisan incroyablement exigeant. Un artisan qui n’a pas compté ses heures. Qui a remis encore et encore son ouvrage sur le métier, pour lui offrir le meilleur visage possible, avant de le lâcher dans le monde.
Aussi ne ferais-je pas la fine bouche, ni ne serais-je sottement élitiste.
Je sais qu’en France on aime bien les artistes maudits et que le succès populaire est mal vu, mais une distribution confidentielle ne fait pas pour autant un bon bouquin.
Je n’ai donc qu’un mot à dire : « Courez chez Bricorama acheter mon livre ! »

jeudi 11 juin 2009

« Les fantômes du Panassa » enfin en librairie !

Il est sorti ! J'ai vérifié !
Mon roman « Les fantômes du Panassa » est sorti aujourd’hui, 11 juin 2009 !
Que de chemin parcouru et d’émotions diverses depuis que j’ai adressé le manuscrit à mon éditeur ! C'était en... novembre 2008.
« Les fantômes… » est disponible dans toutes les bonnes librairies et pour ceux qui habiteraient au bout du monde ou sur un bateau (j’en connais !), il existe toujours les sites de ventes par Internet (fnac.com, amazon.fr, alapage.com, chapitre.com etc.)
N’attendez pas trop pour l’acheter car la durée de vie d’un roman sur l’étal du libraire est tristement réduite : quelques semaines tout au plus (sauf pour des phénomènes littéraires comme Harry Potter ou la trilogie Millenium !)
Bonne lecture à tous et si vous l’avez aimé, n’oubliez pas de le conseiller à vos amis.

PS : Il est un peu tard là... 23h58. La soirée a été longue et arrosée. Je reviendrai vers vous un peu plus tard.

lundi 8 juin 2009

Le gagnant du Grand Prix Femme Actuelle 2009 sur France Inter !

J'invite ceux qui veulent en savoir plus sur la maison d'édition "Les Nouveaux Auteurs" et sur l'organisation des prix VSD et Femme Actuelle à écouter l'émission de Brigitte Kernel "Noctiluque" du lundi 8 juin sur France Inter.
Jean-François Bouygues y présente son roman "Au bord des cendres" et c'est très intéressant.

Vous pouvez télécharger l'émission sur le site de radio France :
http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/noctiluque/index.php?id=77095

vendredi 5 juin 2009

Illustration de Annick DC pour "Le pigeon"


"Le pigeon"

Il s’agit là d’un texte plus ancien que ceux qui ont récemment été publiés dans Ananke. Ecrit en 2005, il me semble.
Comme souvent, l’idée m’en est venue en me rendant au bureau.
En raison de travaux dans la station de métro que j’empruntais quotidiennement, je me suis trouvé obligé d’aller à pieds à la station suivante. Une agréable promenade le long de l’avenue Emile Zola dans un arrondissement que j’aime beaucoup, le 15ème.
Sur une petite place, chaque matin, je voyais une vieille femme donner à manger à des pigeons. Ce grouillement d’ailes couleur ardoise avait pour moi quelque chose de terrifiant.
Il faut vous dire ici que je déteste les pigeons.
Ce n’est pas entièrement leur faute, remarquez bien. Adolescent, j’avais lu « Les pigeons de l’enfer » de Robert E Howard (in le recueil « L’homme Noir » paru au Masque Fantastique, puis chez Neo) une nouvelle d’épouvante qui m’avait durablement impressionné par son intensité et sa modernité (écrite pourtant dans les années 30).
Bref, je déteste les pigeons. Aussi l’idée d’un homme s’acharnant jusqu’à l’absurde sur ces affreux volatiles m’est-elle venue tout naturellement à l’esprit.
« Le pigeon » est un récit absurde et drolatique. Plusieurs lecteurs, l’ont pourtant, trouvé terrifiant.
Je vous laisse le soin d’en juger. Pour cela il suffit, je vous le rappelle, de cliquer sur la superbe couverture d’Elie Darco dans la colonne de droite.
Et puisque j’évoque ici le talent féminin, je salue bien bas et admirativement celui d’Annick DC qui a réalisé une superbe illustration de ma nouvelle. Elle a su s’approprier mon texte et donner vie à cette « masse grouillante » que j’évoquais plus haut. Bravo l’artiste !
Et mort aux pigeons !

mercredi 3 juin 2009

"Les Fantômes du Panassa"... de quoi ça parle ?

Les jours passent, la date de publication de mon roman approche et je m'aperçois que je ne vous ai jamais vraiment dit de quoi parlait "Les Fantômes du Panassa".
Vous savez déjà que c'est un roman à suspense.
Vous savez déjà qu'il y est question d'enfants et de monstres. D'enlèvements et de retrouvailles. D'amour et d'amitiés. De promesses et de trahisons. Du passé qui jamais ne s'efface et du présent trop lourd à porter.
Mais le plus simple, c'est peut-être encore de vous laisser lire un projet de 4ème de couverture que j'aimais bien et qui n'a, finalement, pas été retenu.

La réception d’une lettre anonyme sur laquelle est simplement écrit « Bomaki est de retour. Il va recommencer ! » pousse Christophe Chalier à quitter précipitamment Paris pour revenir dans sa ville natale.
Trente-cinq ans auparavant s’est déroulé au Panassa, l’un des plus anciens quartiers de Saint-Etienne, un drame terrible qui les a marqués à jamais, lui et ses deux amis. Leur copain a été enlevé sous leurs yeux et n’a jamais été retrouvé.
Qui, aujourd’hui, peut avoir intérêt à réveiller ces vieux souvenirs ? Et pourquoi ?
Sur les traces de son passé, guidé par de mystérieux messages, Chalier va tenter de découvrir la vérité sur l’enlèvement de son ami d’enfance.
Il découvrira que le véritable monstre n’est pas toujours celui qu’on croit...

lundi 1 juin 2009

Couverture de OutreMonde N° 8 avec "Le Pigeon"


"Le Pigeon"

La moisson de publications continue et je ne vais certainement pas m’en plaindre ! Après Ananké, voici OutreMonde, un luxueux webzine qui en est déjà à son huitième numéro.
En général, je n’aime pas trop les fanzines électroniques, mais là c’est vraiment le top ! La maquette est superbe, les illustrations somptueuses (coup de chapeau spécial à Guillaume Tiret !)
Au sommaire des nouvelles, des dessins et des interviews dont une exceptionnelle, celle, inédite, de Nathalie Henneberg écrivain phare de la SF française et auteur, entre autres, de « La plaie » avec son époux Charles, ou de « Le sang des astres ».
Le fanzine ouvre même ses portes à Laurent Girardon de la revue Black Mamba et ça c’est particulièrement « sport » !
Les récits sont de Michaël Rochoy, Henri Bè, Philippe Déniel, E-Traym, Sophie Dabat, Nicolas Vilain sur des illustrations de Estelle Valls de Gomis, Guillaume Tiret, Tony Patrick Szabo, Grem (décidemment, j’adore !), Alda et Cyril Carau (Mmm…).
Ma contribution au magazine s’appelle « Le Pigeon », une curieuse histoire de volatiles illustrée avec maestria par Annick DC.
Pour vous procurer le numéro, c’est facile : il suffit de cliquer sur la superbe illustration d’Elie Darco (pas celle du dessus, celle de droite).
Et en plus c’est gratuit !