jeudi 26 mars 2009

Réponse de Borderline

Premier retour concernant mon envoi de nouvelles de début mars aux revues de France et de Navarre (et aussi de la Belle Province).
La revue Borderline (http://legendsleoben.free.fr/fanzine.html) me répond gentiment que compte tenu de la thématique explicitement sexuelle des oeuvres proposées, l'examen de celles-ci est reporté à 2010, année où devrait paraître un numéro "spécial sexe" !
Mince, je ne m'étais pas aperçu que les trois nouvelles que je leur avais envoyées étaient toutes de la même veine !
Comme les peintres, je dois avoir mes périodes : bleue, rouge sang, noire et, là, rose chair !

lundi 23 mars 2009

Spécial copinage : L'Ange de Marseille

Une fois n’est pas coutume, j’ouvre mon blog à une autre actualité que la mienne, celle de mon ami d’écriture Cyril Carau.
Je vous ai déjà parlé de lui, il y a quelques temps. De sa boulimie de travail, de son aptitude à être partout à la fois, successivement essayiste, poète, nouvelliste, romancier, éditeur, peintre, vidéaste, rédacteur en chef de revue… Et de sa gentillesse !
Je vous avais indiqué que le diable d’homme venait de sortir un premier roman aux éditions Sombres Rets.
" L’Ange de Marseille " que ça s’appelle et ça raconte les tribulations de deux compères (ou plutôt trois) dans la cité phocéenne.
Eh bien, voilà un ouvrage qui ne manque ni de corps ni d’âme! Un livre qui sent le terroir mais au bon sens du terme. Le verbe est haut et goûteux, l’écriture inspirée, les expressions truculentes. Une agréable odeur de pastis (la liqueur favorite de nos héros qui en usent et en abusent souvent) vient parfumer l’ensemble et vous enivrer gentiment. Il y est question de vengeance et de magouilles, de flics ripoux et de jolies filles, de cuites d’anthologies et de galéjades cosmiques ! Mais il y est surtout question de Marseille. Car, de la Joliette aux Goudes en passant par la Canebière, le roman est une déclaration d’amour à la ville natale de Cyril.
Tour à tour prenant, drôle et émouvant, c'est un polar à consommer sans modération !
Vous pouvez aussi vous le procurer dans toutes les bonnes librairies de Marseille, mais si ça vous fait un peu loin, vous pouvez l’acheter en ligne à l’adresse suivante : http://sombres-rets.fr/boutique/nuits-noires/lange-de-marseille-cyril-carau
Dites que vous venez de ma part : l’auteur ne manquera pas de vous faire une petite dédicace ensoleillée !

vendredi 20 mars 2009

Prix du Roman de l'été 2009 Femme Actuelle / Editions Les Nouveaux Auteurs

Un concours en chasse un autre.
Je ne pouvais faire autrement que de vous parler du Prix du Roman de l'été Femme Actuelle millésime 2009, puisque j'en suis finaliste.
Je sais, vous allez dire : "Il va encore nous bassiner avec son concours et puis, au final, s'effondrer en larmes comme la dernière fois !"
Ben oui... mais que voulez-vous, je ne peux m'empêcher de me dire que quelque part des lecteurs sont en train de décider du sort de mon livre et que, peut-être, si j'ai de la chance, j'aurais le bonheur d'être lauréat et de voir mon roman couronné et largement diffusé.
Ce serait tellement bien..., surtout quand on sait combien il est difficile d'être édité compte tenu du nombre de manuscrits reçus tous les jours par les éditeurs.
Bref… Pour la deuxième année, la maison d'éditions Les Nouveaux Auteurs s'est associée à la revue Femme Actuelle pour découvrir de nouvelles plumes.
Comme pour le prix VSD du Polar, les manuscrits du Prix du Roman de l'été Femme Actuelle (550 en 2009 !!!) sont évalués par un jury non professionnel composé de passionnés n’appartenant pas au monde de l’édition. Chaque ouvrage reçoit une note d’appréciation globale, ainsi qu’une note d’appréciation littéraire, ce qui permet d’établir un classement et une liste de finalistes.
Le jury qui se réunira début avril prochain, sous la présidence de monsieur Paulo Coelho, choisira trois nouveaux auteurs. Il y aura un grand gagnant et 2 coups de cœur parmi les finalistes. Leurs romans seront lancés pour l’été 2009, pile pour la ruée sur les plages.
En 2008, le Prix du Roman de l'été Femme Actuelle avait permis de récompenser les romans suivants :
Grand Prix : Le Cercle du silence de David Hepburn (35 000 ex vendus !)
Coup de cœur du président du jury : A l'aube du septième sens de Jérôme Manierski. (6 200 ex vendus)
Coup de cœur du jury a été remis au roman L'Ange au sourire de Yann-Hervé Martin. (3 800 ex vendus)
Le millésime 2009 verra-t-il mon nom apparaître ?
Je ne veux pas me monter le bourrichon, mais difficile de ne pas y penser !
Pour plus d'infos : http://www.lesnouveauxauteurs.com/docs/prix2009.php

Prix Femme Actuelle du roman de l'été


mercredi 18 mars 2009

Horror Book by Yves-Daniel CROUZET

En décembre dernier, j'ai commencé la rédaction d'un nouveau roman.
Ce devait être une simple distraction avant de passer à quelque chose de plus "ambitieux". Un petit roman d'épouvante, avec des monstres, des filles hurlantes et des meurtres débordant de sang et de viscères.
Titre de travail "Horror Book".
Le genre de truc fun, comme vous voyez...
J'ai d'abord réfléchi aux thèmes que je souhaitais aborder (ce n'est pas parce que c'est un roman d'épouvante que ça doit être forcément stupide), puis au type de narration, ensuite j'ai caractérisé les personnages principaux et leur environnement familial et professionnel et ce n'est qu'après tout ça que j'ai élaboré un premier synopsis.
Je ne sais pas si j'ai procédé dans le bon ordre. J'ignore même s'il y a un bon ordre. Peut-être aurais-je dû commencer par l'histoire et ensuite nourrir celle-ci de personnages et d'idées.
Comme toujours, je me suis lancé dans le récit avec une vision précise (presque cinématographique) des premières scènes. Sur ma lancée, j'ai rapidement pondu trois chapitres. Ca allait bien. J'étais content.
Et puis, j'en suis arrivé au moment où le récit bascule dans le fantastique. Et là c'est devenu nettement plus difficile. Je n'arrivais plus à visualiser les scènes. Le chemin était pourtant balisé par mon fil conducteur mais j'avais, soudain, du mal à étoffer ce squelette de scénario.
Il faut dire que dans le même temps étaient tombées les relectures et corrections de mon roman "Les fantômes du Panassa" pour le prix du Polar VSD / Les Nouveaux Auteurs (un concours dont je vous ai, je crois, déjà parlé), et que j'avais sans doute un peu moins la tête à de nouvelles tribulations littéraires.
Résultat : mon roman était en panne et mes tentatives pour faire avancer le récit se sont toutes soldées par des échecs !
J'ai donc décidé de tout reprendre depuis le début. Une option pénible certes mais qui semble porter ses fruits. Ce n'est pas encore flagrant, mais j'ai l'impression que les choses se mettent en place. L'envie et les idées reviennent ! Des tendons, des muscles, des veines s'agrègent lentement autour dudit squelette. 200 000 signes sont déjà prêts (sachant qu'un roman de 300 pages compte environ 500 000 signes, il me reste encore pas mal de travail !).
Comme pour ce bon docteur Frankenstein, il faut maintenant que j'insuffle vie à ma créature.
Bien sûr, je vous tiendrai informés (au courant allais-je dire !)

lundi 16 mars 2009

Prix du polar VSD - Les Nouveaux Auteurs, Présidé par Frédéric Beigbeder

Vous pouvez retrouver les résultats du "Grand prix du Polar VSD / les Nouveaux Auteurs" à l'adresse suivante : http://www.lesnouveauxauteurs.com/docs/resultats_vsd2009.php
Le grand gagnant est Stéphane Lefebvre avec « Opale ».
Frédéric Beigbeder a octroyé son prix "Coup de coeur" à Laurent Guillaume pour « Mako ».
Un prix des lecteurs a également été attribué à « Le fantôme du 36 » d’Hervé Jourdain.
Bravo à eux !
Deux autres romans finalistes seront publiés en cours d'année par les "Editions Les Nouveaux Auteurs" : "Matguen 1 Pas de Trace " d’Eric de l'Estoile et "4 valets et un dame" de Paul Colize.
Compte tenu de ses notes, mon roman "Les Fantômes du Panassa", finaliste lui aussi, a été basculé sur le "Prix du roman de l'été Femme Actuelle", présidé par Paulo Coelho.
Il est d'ores et déjà finaliste (mon roman pas Coelho !)
Je croise les doigts

mercredi 11 mars 2009

Black Mamba, Outre-Monde, Lunatique et les autres

La nouvelle est-elle une forme d’expression typiquement anglo-saxonne ? D’un point de vue historique, la réponse est à l’évidence non. Nous avons eu en France d’excellents et grands nouvellistes. Balzac, Flaubert, Théophile Gautier, Maupassant se sont notamment illustrés dans ce domaine au 19ème siècle. Alors comment se fait-il que le genre soit ensuite tombé en désuétude dans notre beau pays et soit devenu une spécialité littéraire anglo-saxonne ?
Les raisons sont sans doute multiples, mais il est probable que les auteurs ont jugé que le format du roman était mieux adapté pour embrasser les grands bouleversements sociaux et politiques du début du 20ème siècle. Plus respectable sans doute aussi.
Par la force des choses, face à l’ampleur des grandes œuvres romanesques (style les Rougon-Macquart), la nouvelle s’est trouvée dévalorisée et réduite à l’anecdote. Au divertissement.
Il en a été autrement outre-atlantique. L’entertainment, justement, a joué à fond. Pour assouvir un large public assoiffé d’aventure, de romance et de sensationnel, les magazines bon marché (les pulps) ont proliféré dès les années 20.
Ce développement, couvrant tous les genres (aventure, mystère, horreur, science-fiction, fantastique, western, sport, policier, érotique…), n’est certainement pas étranger au développement de la nouvelle.
Black Mask, Astounding Stories, Weird Tales, chacun dans leur style ont accueilli les débuts de grands auteurs de la littérature de genre. Raymond Chandler, Dashiell Hammett, ont débuté dans Black Mask, Lovecraft, Howard dans Weird Tales, Asimov ou Van Vogt dans Astounding stories…
Si on y regarde de près, pendant longtemps, tous les grands auteurs de Polar, de SF ou de fantastique ont fait leurs classes dans ces revues aux couvertures colorées et évocatrices. Ce sont elles qui leur ont permis de se faire les dents, de définir leur style, de construire les fondations de ce qui allait devenir ensuite leur œuvre romanesque. Van Vogt, Simak, Farmer, Bradbury, Asimov, ont souvent jeté les bases de leurs grands romans dans des nouvelles. Sans les revues qui les ont accueillis, il n’y aurait pas eu La Faune de l’Espace, Demain les Chiens, Le Fleuve de l’Eternité, Chroniques Martiennes ou Fondation.
Aujourd’hui encore, même s’il a grandement diminué, le nombre de revues anglo-saxonnes reste supérieur (et de beaucoup) à celui des revues françaises. Savez-vous que Ellery Queen's Mystery Magazine et Alfred Hitchcock's Mystery Magazine continuent de paraître Outre-Manche ? Qu’Amazing stories a survécu sous différents noms jusqu'à 2005 ? Que Fantasy and Science Fiction, né en 1949, est toujours de ce monde ? Tout comme Analog ! Quelle longévité !
Qu’avons-nous de notre côté en France ? Rien ou presque.
Pendant des années les magazines phares ont été Fiction et Galaxie dans le domaine de la SF et du fantastique et les éditions françaises Ellery Queen's Mystery Magazine et Alfred Hitchcock's Mystery Magazine, dans le domaine du policier. D’autres revues ont eu des existences plus ou moins brèves, je cite de mémoire mais j’en oublie sans doute : Satellite, Horizon du Fantastique, Polar, Le Saint Détective Magazine, Choc …
Hormis chez Fiction, la part de la fiction anglo-saxonne a toujours été prépondérante, les auteurs français (et européens) ne bénéficiant que de la portion congrue.
Et aujourd’hui ? On compte sur les doigts d’une main amputée du majeur et de l’index, les revues qui restent. Et encore, leur diffusion selon un rythme trimestriel, est souvent confidentielle. Les rares qui restent sont souvent inféodées aux maisons d’éditions qui les hébergent. On publie avant tout des auteurs maisons pour alimenter le buzz autour de leurs livres. Celles qui font le pari de rester indépendantes ne survivent malheureusement pas longtemps.
La faute à qui ? Au manque de lecteurs ?
Sans doute, mais pas seulement ! Je dirais également la faute au manque de contenu. Les revues actuelles privilégient les articles, les dossiers, les critiques, les éloges, les interviews… au détriment des fictions. Souvent plus de la moitié des pages est consacrée à ce blabla pseudo-journalistique. Le reste est réservé aux auteurs consacrés.
Ce que veulent les lecteurs ce sont des histoires, pas un énième panégyrique d’un auteur adulé et figé dans le formol. Pas un nouveau dossier sur les vampires ou sur Harry Potter !
Il est certain qu’un numéro de Ténèbres consacré à Stephen King ou a Richard Matheson, qu’un Faeries spécial Terry Pratchett, un Bifrost spécial Jack Vance se vendent mieux qu’un numéro « spécial nouvelle génération », mais il faut penser à la relève ! Un rythme de parution plus soutenu (mensuel) est aussi nécessaire pour fédérer des lecteurs et créer un effet d’entraînement.
Il faut donc ici rendre hommage à la myriade de petites revues et fanzines qui, en dépit des difficultés, ouvrent leurs portes aux amateurs et écrivains en herbe.
Merci à Black Mamba, à Lunatique, à Outre-Monde, à Ténèbres, à Borderline, à Géante Rouge et à toutes les autres revues qui continuent d’offrir à de nouveaux auteurs la possibilité d’être publiés et d’exprimer leur passion. Elles constituent un espace de liberté formidable.
Comme pour les papillons, leur vie est souvent éphémère. Elles sont animées par une poignée de passionnés, des bénévoles qui ne comptent pas leur temps.
Les grands éditeurs ne les connaissent même pas. C’est bien dommage. Pourtant, c’est là que se cache le renouveau de la SF, du Polar et du Fantastique. Les grands auteurs de demain. Les Jean-Pierre Andrevon, Philippe Curval, Michel Jeury, Pierre Bordage… pour la SF et les Didier Daeninckx, Jean-Patrick Manchette ou Jean-Claude Izzo, Frédéric H. Fajardie pour le Polar.
Alors qu’ils devraient faire leur boulot de dénicheur de talents, les éditeurs n’ont que dédain et mépris pour ces fanatiques qui font feu de tout bois ! Aux dernières Utopiales de Nantes, les pauvres étaient carrément relégués dans un couloir ! Comme des cousins pestiférés.
Alors, la nouvelle française, morte ?
Que nenni, le cadavre bouge encore !
A une époque où tout doit aller plus vite, à une époque de SMS, de Chat, d’interactivité, de forums…, la nouvelle me paraît plus que jamais moderne et adaptée.
C’est le format idéal pour les trajets en métro ou en RER. C’est le format idéal pour attendre quelqu’un à la terrasse d’un café. Le format idéal pour se détendre avant d’aller se coucher.
Il est grand temps qu’on lui réserve dans notre pays la place qu’elle mérite.
La nouvelle est une espèce en voie de disparition.
Ne la laissons pas mourir ! Défendons-là !

samedi 7 mars 2009

Revues et Fanzines : l’éternelle quête

La chasse aux publications reprend...
Mes cibles sont dorénavant les revues papiers, car je dois vous avouer que je n’éprouve que peu de satisfaction à voir mes textes publiés en ligne. C’est peut-être rétrograde, mais je préfère ce bon vieux support d’imprimerie. Je peux en humer l’odeur, m’imprégner du bruissement des pages, l’emporter avec moi dans le métro, le feuilleter…
Il y a un rapport charnel au papier qu’il est difficile d’avoir avec un écran, tactile ou pas !
Et puis comment feront les collectionneurs de demain ? Iront-ils chiner leurs auteurs préférés sur les quais de Seine ou dans les échoppes poussiéreuses des bouquinistes ? Braveront-ils les intempéries pour aller au marché du livre ancien et d’occasion du Parc Georges Brassens ou dans les vide-greniers ?
Que nenni, ils s’en remettront simplement au grand ordinateur central.
Je leur souhaite bien du plaisir !

Comme je l’ai déjà plusieurs fois mentionné (et déploré), les revues de genres sont rares en France et leur diffusion confidentielle.
J’avoue avoir une petite préférence pour Black Mamba (www.blackmamba.fr), mais je ne suis sans doute pas tout à fait objectif puisque c’est dans leurs pages que j’ai publié ma première histoire (Cf. l’article sur Cat People). Laurent Girardon, le rédacteur en chef de la revue, est un garçon dynamique et fort sympathique. Il a juste un petit travers : il ne répond que rarement aux messages qu’on lui adresse ! Si vos textes sont refusés ne vous attendez pas à ce qu’il vous le signifie. S’ils sont acceptés, ne vous y attendez pas non plus !
Il y a de fortes chances pour que vous ne découvriez qu’au moment de la sortie du magazine, que votre texte a été publié. Mais, après tout, la surprise n’en est que meilleure !
Ca fait longtemps que je n’ai pas vu mon nom au sommaire de BM. J’espère donc qu’un de mes textes retiendra leur attention, surtout que la revue a bien progressée sur la voie de la professionnalisation. Parler de fanzine pour Black Mamba n'est plus du tout approprié.

J’ai ensuite envoyé plusieurs textes à la revue Nocturne, auto-baptisée le fanzine culte (http://www.geocities.com/nocturnefanzine/index.html). Il s’agit d’un fanzine Québécois. Leur site web est bien fait. Mon interlocutrice charmante et réactive. Décidément, c’est une tradition, nos amis québécois savent recevoir ! Y’en a qui devraient en prendre de la graine !

Je vais aussi essayer de m’inviter à la table de la revue Borderline de l’association Catharsis (http://legendsleoben.free.fr/fanzine.html). Là, ce n’est pas la première fois que je leur envoie des textes. J’aime beaucoup leurs couvertures. En général, ils ont l’amabilité d’accuser réception de mes envois et puis… plus rien ! Même de gentilles relances demeurent inefficaces. J’ai même cru qu’ils avaient disparu. Mais non, ils sont bel et bien vivants. J’espère avoir plus de chance cette fois, avec des textes un peu crus.

Envoi de deux textes à la revue Géante Rouge également (http://page-sf.monsite.wanadoo.fr/page1.html) Je ne me fais pas trop d’illusions, car mes textes ne sont pas clairement estampillés SF. Dommage, car la revue est très belle et de bonne qualité avec des dossiers et des articles de fond.

Envoi à AOC Présence d’Esprits (http://www.presences-d-esprits.com/). Là aussi je ne me fais pas trop d’illusions. Par contre, ce qui est appréciable pour un jeune auteur, c’est de recevoir les commentaires du comité de lecture. Ca aide.

La revue l’Ours Polar (http://www.ours-polar.com/html/revue.htm ) a aussi été arrosée de plusieurs textes (attention : en version papier exclusivement !). Il s’agit d’une revue bimestrielle qui présente l'actualité littéraire du polar, des portraits et interviews d'auteurs, des livres plus anciens, des maisons d'éditions, des nouvelles d'écrivains connus et inconnus… J’aimerais bien être publié par eux car c’est dorénavant, je crois, la seule revue consacrée au Polar de l’Hexagone.

Enfin, j’ai envoyé plusieurs textes pour un projet d’anthologie policière prévue aux éditions l’Olibrius Céleste (http://www.lolibrius.com/)

Vous voyez…, j’ai mis plusieurs fers au chaud.
Je vous tiendrais au courant des réponses au fur et à mesure qu’elles me parviendront.

mercredi 4 mars 2009

Ténèbres 2008... où en est-on ?

Pour ceux qui l'auraient déjà commandée (j'encourage bien sur vivement les autres à le faire !), je vous informe que la revue Ténèbres 2008 n'est pas sortie en février dernier comme attendu.
Des évènements indépendants de la volonté de ses responsables (non, il ne s'agit pas d'une grève d'une partie du personnel CGT du livre, mais tout simplement de la perte du DVD-Rom contenant la maquette de la revue) en retardent encore la sortie.
Aucune date officielle de sortie n'a pu m'être communiquée par le sympathique Benoit Domis, mais la sortie aura bien lieu... prochainement.
On l'attend avec impatience, car la revue Ténèbres a derrière elle une longue expérience d'excellence et on se souvient avec bonheur des numéros consacrés à Stephen King ou Richard Matheson, des must pour de la micro-édition !!
Le sommaire du millésime 2008 ne sera pas en reste et accueillera de nombreux auteurs français et anglo-saxons reconnus.
Et d'autres un peu moins... (me regardez pas comme ça !)

lundi 2 mars 2009

And the winner is...

C’est en cette période d’Oscar, de César, de Victoires de la musique que l’information est arrivée. Malheureusement, je ne serai pas le grand gagnant du prix du Polar VSD.
La nouvelle vient de tomber sur mon téléscripteur perso !
Grosse, grosse déception.
Je n’aurais pas non plus le « coup de poing » de Frédéric Beigbeder. Ca fait mal (sans jeu de mots !), même si je ne m’attendais pas à avoir ce dernier. Ce deuxième prix était indépendant des notes obtenues. Beigbeder, voulait un ouvrage « radical, bizarre, malsain, angoissant, imparfait, bancal, étrange », alors que mon roman est dans la demi-teinte, la retenue.
D’ailleurs, je me demande encore si c’est un roman policier.
Non, ce qui m’affecte le plus, c’est d’être passé à côté du premier prix. J’avoue que j’y ai cru. J’ai reçu les notes et les commentaires des membres du jury et dans leur grande majorité, ils étaient excellents.
Tous sauf un !
Comme dans une course olympique, la victoire s’est jouée à quelques dixièmes de point ! C’est rageant !
Rappel pour ceux qui n’auraient pas suivi : les jurés donnent deux notes, la première reflète l’appréciation d’ensemble sur le roman, la seconde juge le style littéraire. Les membres du jury font ensuite divers commentaires, critiques et propositions d’amélioration.
Les notes sont portées sur 10.
J’ai donc eu 7,97/10 en note d’appréciation générale et 7,70/10 en note de style (on se croirait à l’école primaire ou à une épreuve de patinage artistique), soit une moyenne générale de 7,83/10. Un membre du jury n’a pas aimé mon roman. C’est son droit. Il m’a généreusement mis une note de 3/10 en appréciation générale et de 2/10 en style. Voilà qui plombe méchamment une moyenne !
Si, comme je l’ai déjà dis, je comprends parfaitement qu’on puisse ne pas aimer mon roman, je reste perplexe sur la note qu’il a réservée à mon style. A croire que j’en suis totalement dépourvu.
En effet, abstraction faite de cette note calamiteuse, ma moyenne en la matière est de 8,10/10. Alors comment expliquer un tel écart de 1 à 4 avec les autres lecteurs ? Je veux bien reconnaître, comme il l’a fait observer, l’existence de fautes d’orthographes (Bouh, le vilain !) et de certaines tournures stéréotypées (parce que le genre ne l’est pas, peut-être ?), mais cela justifie-t-il une telle différence ?
Ou alors le fait de ne pas avoir apprécié mon roman, a-t-il rejailli sur la note de style ? On n’agit pas autrement lorsqu’on veut flinguer quelqu’un ! (Mais, après tout, il est sans doute naturel de flinguer dans un concours de Polars)
Bon, on ne peut pas refaire la bataille et le résultat est là.
« C’est le jeu ! », m’a dit mon éditeur qui sait les mots qui apaisent.
Le nom des heureux gagnants demeure secret jusqu’au 12 mars prochain. C’est bientôt.
Je leur dis d’ores et déjà bravo et profitez bien de votre chance. Un bonheur pareil ça n’arrive qu’une fois !

Quel avenir pour mon roman maintenant ?
Comme il était finaliste du prix du Polar VSD et grâce à mes notes, mon roman bascule automatiquement dans le concours « Prix Femme Actuelle du roman de l’été ». Une nouvelle opportunité à laquelle je ne crois pas trop, car le concours est ouvert à tous les genres et le nombre de manuscrits soumis est encore plus élevé. Enfin, on verra bien. Je vous tiendrai au courant.
Plus probablement mon roman sortira après la vague des concours, au quatrième trimestre 2009.
C’est maintenant le front haut et drapé dans ma dignité, que j’adresse aux autres membres du comité de lecture et plus particulièrement à mesdames Daisy B, Laeticia G, Marion C, Anne-Laure D, Aline H (que des femmes ! Cool !) mes plus sincères remerciements. Merci d’avoir aimé mon roman. Merci pour vos commentaires élogieux qui ont révélé que j’avais réussi à faire bien plus que vous intéresser : vous enthousiasmer ! C’est pour ça que j’écris. Pour éveiller ce genre de sentiments chez le lecteur et donner à d’autres un peu des émotions que j’ai moi-même éprouvées lors de mes lectures.
Je sais, c’est facile à dire lorsqu’on n’a pas remporté le trophée, mais c’est, je crois, le plus bel hommage que l’on pouvait me faire. Grâce à vous, je sais que je n’ai pas perdu mon temps !
Fondu au noir.