samedi 28 février 2009

La métamorphose de Yves Crouzet en… Yves-Daniel Crouzet

Certains vont sans doute se demander pourquoi je m'appelle dorénavant Yves-Daniel Crouzet et non plus Yves Crouzet. Je les rassure : non, je n'ai pas succombé à la mode ridicule des prénoms composés disparates.
L'explication est ailleurs, comme dirait Mulder à Scully. Et beaucoup plus pragmatique.
En effet, je me suis aperçu en faisant des recherches sur Google, que le nom de Yves Crouzet était terriblement répandu et qu'il m'était impossible de trouver mes (chef-d')oeuvres sans y ajouter les mentions additionnelles "nouvelles fantastiques" ou "Polar".
Gênant, quand, comme moi, on aspire à l'Universel !
Il ne me restait donc que peu d'alternatives : soit je me laissais phagocyter par tous ces autres Yves Crouzet, soit je choisissais un nom de plume plus exotique comme Marcel Durand, par exemple.
L'inconvénient de cette deuxième solution, outre le fait qu'il est difficile de trouver un nom neuf, c'est que j'abandonnais du même coup derrière moi comme une vieille peau nauséabonde, tout ce que j'avais écrit sous mon véritable nom.
Je ne pouvais décemment faire ça à mes fans de la première heure qui se seraient alors retrouvés orphelins.
J'ai donc opté pour un compromis (pas de jeu de mots au fond de la classe !) : Yves-Daniel Crouzet. Daniel étant mon second prénom.
Et puis, c’est celui d'un trappeur dont ma mère me régalait de l'histoire quand j'étais petit.
Et voilà...

mercredi 25 février 2009

Comité de lecture Editions les Nouveaux Auteurs

J’ai récemment reçu les fiches élaborées par les membres du comité de lecture des Editions les Nouveaux Auteurs.
Quinze fiches au total, riches d’enseignements.
Il s’agit d’une procédure normale qui permet aux auteurs de prendre connaissance des observations formulées par les lecteurs du jury citoyen (Cf. mes précédents articles) et, s’ils le désirent, de modifier leur manuscrit en conséquence, afin de l’améliorer.
Attention, ce n’est pas une obligation et l’Auteur incompris par la plèbe ignorante, du haut de sa tour d'ivoire, peut très bien conserver inchangée sa Grande Œuvre Primordiale.
Pour ma part, dans la perspective du grand prix du polar VSD, j’ai lu avec beaucoup d’attention ces quinze fiches de lecture.

Mais tout d’abord, pour votre bonne information, voici ce qu’on trouve, entre autres, sur ces fiches remplies par chaque lecteur :

- une estimation du public potentiel concerné par le livre
- une note moyenne de satisfaction, suivie de commentaires
- les aspects du livre que le lecteur a la plus particulièrement appréciés
- les aspects du livre qui lui ont déplus
- une note d’appréciation du style littéraire, suivie de commentaires
- des appréciations sur les personnages
- des appréciations sur le titre du livre
- les points à améliorer éventuellement


Dans l’ensemble, j’ai été heureusement surpris des notes obtenues. Hormis une, toutes mes notes sont supérieures à 7/10. Il y a même plusieurs 10/10.
Ma moyenne s’établit à 7,97/10 pour la note de satisfaction générale et à 7,70/10 pour la note stylistique. Soit une moyenne générale de 7,83 /10 ! Je crois que je n’ai jamais obtenu autant de toute ma scolarité !

Mais ce sont les appréciations libres des lecteurs qui m’ont fait le plus plaisir !
J’ai ainsi noté « Suspense et rebondissements jusqu’à la dernière page », « Intrigue passionnante », « Accroche littéralement le lecteur dès les premières pages ! » « Attention aux nuits blanches ! » ou bien encore « Très belle écriture », « Style sobre et envoûtant »…
Je dois reconnaître que ces gentilles remarques m’ont beaucoup ému. Il faut comprendre…, c’est la première fois que je reçois des commentaires de personnes qui me sont totalement étrangères. Jusqu’à présent mon roman n’avait été lu que par des proches dont l’appréciation ne pouvait être totalement impartiale.
Alors que là…
Pour la première fois de vrais lecteurs ont aimé mon livre. L’ont jugé passionnant. L’ont, je cite, « A..DO..RE ! ». Sont restés « sous le charme ».
Vous m’imaginez rosissant de bonheur gêné, l’œil humide ? Non, et bien c’est pourtant le cas !
Sans rire, je suis ravi ! Ces commentaires enthousiastes sont déjà une reconnaissance de mon travail et portent en eux l’espoir de décrocher le premier prix.
Seule ombre au tableau, la note octroyée par un lecteur qui n’a pas du tout aimé mon roman (3/10) ni mon style (2/10). A sa décharge, je dirais que ses observations ne sont pas infondées et qu’il a, notamment, relevé une bévue dans le domaine de la prescription des crimes de sang. Mais 2/10 en style, voilà qui est plutôt dur ! Surtout quand on pense qu’hormis celle-ci ma plus mauvaise note est de 7 / 10 et qu’il y a nombre de 9 ou de 9,5 ! Curieux et incompréhensible écart.
Enfin, on ne peut pas plaire à tout le monde, hein ? L’essentiel, c’est que dans leur grande majorité les autres lecteurs ont beaucoup aimé mon livre !
J’espère seulement que cette méchante note ne me portera pas préjudice !

Bon je vous laisse. J’ai des corrections à faire…

mardi 24 février 2009

Dans les griffes de l'inceste

Parce que la réalité est malheureusement toujours pire que la fiction, voici le lien vers le livre écrit par une amie guadeloupéenne, témoignage bouleversant d'une enfance martyre : "Dans les griffes de l'inceste", par Marie-Annette
http://www.alapage.com/-/Fiche/Livres/9782848719108/dans-les-griffes-de-l-inceste-marie-annette.htm?donnee_appel=MNNFR&id=218141234970380

lundi 23 février 2009

Back in Paris

Une semaine à la montagne. Rien de tel pour s’oxygéner la tête et les poumons !
Ciel épatant et neige à l’avenant !
Mais je ne vais pas vous faire le coup de la carte postale. D’abord, je déteste écrire ! Quelle corvée !
Et puis ça intéresse qui, les vacances des autres, hein ? Tiens, je suis convaincu que la principale motivation des gens qui envoient des cartes postales c’est de faire rager leurs proches, familles et amis. « Hé, regardez où nous sommes allés ! C’était vachement bien ! Il faisait super beau. La neige (ou la mer) était super bonne. On s’est super éclaté ! Ca vous fout pas trop les boules, j’espère, d’être restés bosser comme des cons ? »
Sûr, l’inventeur de la carte postale était un pervers !

Comme promis (à moi-même) j’ai quand même bossé un peu.
J’ai exhumé des textes écrits entre deux romans ou dans un passé un peu plus lointain pour les corriger.
C’est marrant, mais pour certains je n’en avais gardé aucun souvenir… Je les découvrais comme si ce n’était pas moi qui les avais écrits. Impossible de me rappeler de l’histoire ou de la chute…
Curieux, non ? Faut-il en déduire qu’il y a une partie du boulot qui se fait en automatique ? Un hémisphère du cerveau qui bosse pendant que l’autre est ailleurs ?
Ce n’est pas la première fois que ça m’arrive, mais c’est toujours surprenant.
L’avantage c’est qu’on découvre le récit avec un œil neuf. On se dit « Mais où l’auteur va-t-il nous entraîner ? » Ou plutôt : « Mais où vais-je m’entraîner ? » On est surpris et, dans le meilleur des cas, ravi. Parfois déçu ! Vraiment étrange…

J’ai ainsi corrigé cinq textes pendant mon séjour. Essentiellement du policier. Du policier mâtiné d’horreur parfois. Et oui, on ne se refait pas ! Et aussi une nouvelle plus inclassable que je vais avoir du mal à fourguer.
L’idée c’est d’arriver à un volume suffisant pour publier un recueil de nouvelles exclusivement policières.
J’en suis presque à 300 pages. Ca commence à être bon !

vendredi 13 février 2009

Message d'absence

Bon, je vais faire un petit break d'une semaine, là.
La montagne, le grand air, le ski, vin chaud et tartiflette... tout ça me fera le plus grand bien en attendant les résultats du Jury du prix du Polar VSD.
Une bonne bouffée d'oxygène avant de replonger dans le bain, j'en ai besoin!
Mais j'emmène quand même quelques devoirs de vacances !
J'ai, en effet, plusieurs histoires à corriger, alors entre deux folles descentes...
A bientôt et bises à ceux qui restent !

jeudi 12 février 2009

Couverture de Horrifique N° 63 avec "Intrusion"


"Intrusion"

Ce mois-ci paraît ma nouvelle « Intrusion » dans la revue québécoise Horrifique. Une nouvelle acceptée en juin 2007 et publié en janvier 2009. Patience et longueur de temps, font plus que force et rage, hein ?
Comment m’est venue l’idée d’Intrusion m’a demandé le rédacteur en chef de la revue, le mystérieux André Lejeune.
En voilà une question délicate !
Il s’agit d’une nouvelle assez spéciale mettant en scène un jeune homme aux prises avec un… et bien avec un affreux démon intérieur.
Je ne vais pas me lancer dans un exercice périlleux de psychologie sommaire, pourtant il y en aurait des choses à dire à propos de cette horreur… viscérale !
Mon psy, quant à lui, prétend que ça m’est vraiment arrivé, mais que j’en ai enfoui ce souvenir dérangeant au plus profond de mon inconscient.
Il est fou, mon psy !
Tout ce que je sais en vérité c’est que j’étais dans un lieu intime lorsque m’est venue l’idée d’Intrusion, en plein travail pour tout dire, et que… heu… et bien, j’ai vraiment eu du mal à accoucher de cette nouvelle !

Quant à Horrifique, il s’agit du plus ancien fanzine Québécois créé en janvier 1993 par André Lejeune. Il publie des textes axés sur l’irrationnel, le surnaturel, la terreur, l'épouvante et le macabre relevant des genres les plus divers : horreur, fantastique, science-fiction, gore, policier, historique, splatterpunk, gothicpunk, etc...
La couverture est assez trash comme toujours, mais les amateurs de séries Z apprécieront !

mercredi 11 février 2009

Spider-man par "Big" John Buscema


Super héros et planches originales

Vous ai-je dis que je collectionnais les planches originales de bédé ?
La première que j’ai eue m’a été offerte à l’occasion d’un pot de départ. Il s’agit d’une planche de Spider-man par « Big » John Buscema. Magnifique !
Mais qu’est-ce qu’une planche originale ? Pour ceux qui l’ignoreraient c’est le dessin original qui a servi à réaliser la bédé (le comics chez nos amis américains). Chez eux, il y a en général un dessinateur et un encreur. Parfois (rarement) c’est la même personne. Le coloriste n’intervient, lui, que sur une photocopie (le Color Guide).
Parfois, l’encreur sabote le travail du dessinateur. Parfois, il l’enlumine prodigieusement. (Merci à Tony de Zuniga et Alfredo Alcala pour leur travail sur Conan !)
Une planche américaine mesure approximativement 28x43 cm. Le support sur lequel sont effectués les dessins est généralement marqué des logos et indications des deux grands pourvoyeurs de comics outre-atlantique, j’ai nommé Marvel et DC.
Ebay reste le principal moyen de s’en procurer aujourd’hui, même s’il existe aux Etats-Unis de nombreux sites de vente. Ca permet de faire d’étonnantes rencontres (j’y reviendrai un de ces jours).
Le marché des planches originales s’est envolé au cours de ces dernières années. Dommage que je m’y sois mis aussi tardivement.
Les prix sont très fluctuants. Ils dépendent d’une foule de choses. De la notoriété du dessinateur bien sûr, mais aussi de celle du héros et de la série, de la taille et de la qualité du dessin, des personnages qui y figurent (une planche de Spider-man sans Spider-man, même dessinée par un cador, ne vaut pas grand-chose), du nombre de fois où apparaît le personnage principal dans les cases, de la période (golden âge, bronze âge, modern âge), d’un évènement particulier (la mort de Captain America, celle de Superman, la première apparition d’un vilain…), de la mode…, j’en passe et des meilleures !
Récemment, j’ai vu une planche de Daredevil en vente sur Ebay. Le vengeur aveugle n’apparaissait que sur une seule case et elle était vendue 100 000 dollars ! Faut dire qu’il s’agissait du premier numéro de la série. Je vous rassure, le type ne l’a pas vendu… mais rien ne dit qu’il ne va pas y parvenir. Quelqu’un était quand même monté jusqu’à 35 000 dollars ! Les grosses primes des banquiers de Wall Street vont peut-être servir à ça !
Si la bédé américaine est encore accessible (sauf exceptions), il faut débourser des sommes considérables pour acheter une planche Franco-Belge et souvent pour des œuvres de seconde qualité (qui a envie d’une planche de XIII sans son personnage principal ?). Pour ma part, je n’ai qu’une planche française. Une jolie planche de Patrick Deubelbeiss tirée de l’album « Le monde perdu de Mapple White » une adaptation du Monde Perdu de Conan Doyle. Bien encadrée, elle est du plus bel effet. On y voit le jeune héros poursuivi par un tyrannosaure. Effet garanti !
Le reste est bien trop cher.
Dommage un petit Druillet, un Moebius ou un Caza feraient très bien dans mon salon !

mardi 10 février 2009

Comment tuer le temps en attendant le verdict ?

Ou plus précisément comment tuer le temps en attendant le verdict du Jury du concours du Polar VSD ? Je ressasse cette question et je n’ai toujours pas trouvé la réponse.
En tout cas, depuis que je sais que c’est la dernière ligne droite avant les résultats, j’ai bien du mal à me concentrer sur quelque chose. Les journées se traînent, interminables… Quant à écrire… c’est inutile. Mon esprit vadrouille dans tous les sens. Les mots m’échappent. Les phrases se rebellent. Les idées fuient.
Est-ce que vous imaginez ça ? Voir son livre bénéficier d’un lancement de best seller, ce n’est pas rien ! Surtout pour un auteur inconnu. Une chance unique qui ne se produit qu’une fois.
Passer à côté de cette opportunité, ça doit être dur. Eprouvant. Infiniment décevant.
L’impression de passer à côté de quelque chose d’unique. De grand. De la chance de sa vie.
La perspective d’être lauréat est pourtant effrayante. Devoir serrer toutes ses mains, donner des interviews, faire des discours, paraître intelligent et toujours à son avantage… Sans parler de la campagne de promotion ensuite ! Miss France de passage dans votre région, les lettres en plus !
Mais la perspective de perdre est bien pire encore ! S’approcher du but et ne jamais l’atteindre ! Se dire qu’il n’y aura plus d’après… qu’il n’y aura qu’aujourd’hui. Le même aujourd’hui qui se renouvelle infiniment, jour après jour ! Désespérément triste et fade.
« Sob ! » Comme on dit dans les bédés !
Tiens en parlant de bédés, demain je vous parlerai d’une de mes passions : les planches originales ! Ca me changera les idées !

lundi 9 février 2009


Les éditions "Les Nouveaux Auteurs"

Petit retour en arrière et précisions diverses, pour ceux qui n’auraient pas suivi.
L’auteur après avoir publié divers textes dans des revues spécialisées (Mais non pas du porno ! Du polar, du fantastique, de la SF !) adresse en novembre dernier une version électronique de son premier roman « Les fantômes du Panassa » à une maison d’édition trouvée par hasard sur Internet « Les Nouveaux Auteurs »
A sa grande surprise, une réponse lui parvient quelques semaines plus tard. Non seulement son manuscrit est jugé digne d’être lu mais, en plus, on lui propose de participer au concours VSD du Polar, présidé par Frédéric Beigbeder.
« Est-ce que je dois acheter quelque chose en échange ? » demande l’auteur méfiant qui se souvient qu’on lui a déjà fourgué une perceuse à percussion parfaitement inutile avec un argument similaire.
« Non, rien », lui répond-t-on. « C’est parfaitement gratuit et vous avez tout à y gagner. »
« Bon et bien… alors d’accord ! » fait notre auteur débutant sans croire un seul instant à ses chances et en redoutant l’arnaque subtile d’un commercial particulièrement retors.
Le 16 janvier, un message du responsable de la maison d’édition « Les Nouveaux Auteurs » l’informe qu’il est finaliste du concours du polar VSD et lui demande de bien vouloir le recontacter.
Le cœur de notre auteur se met à battre plus rapidement. Boum. Boum… B… Boum.
« C’est maintenant qu’ils vont essayer de me vendre quelque chose ! C’est sûr ! » déclare l’auteur à sa femme qui l’encourage tout de même à téléphoner.
Après plusieurs tentatives infructueuses : l’éditeur est absent, l’auteur est absent, ils sont tous les deux absents…, un premier échange téléphonique se noue, alors que les bras de l’auteur (là, je vais arrêter de parler à la troisième personne parce que ça fait mégalo et puis c’est chiant !) sont encombrés de sacs de provisions !
Difficile de parler business alors qu’une poissonnière vante à mes côtés les qualités de son merlan !
La conversation se déroule finalement le soir par une nuit sans lune (normal, on est à Paris).
« Donc vous disiez ? Mon livre sera publié ? Bien… Très bien » (Là, je joue le type blasé, qui a déjà signé plein de contrats d’édition)
« Peut-être même qu’il sera lauréat ? Humm… Parfait. »
L’affaire est conclue par une solide poignée de main virtuelle.
Je raccroche et laissant tomber le masque, me mets à hurler et à bondir partout dans l’appartement. Celui-ci étant relativement petit, je me cogne aux murs et ai vite fait de revenir à mon point de départ !
Publié ! C’est ce que je voulais, non ?
Quant au prix, c’est la cerise sur la Forêt-Noire. (Le gâteau j’entends, pas la région teutonne !)
Trois jours plus tard, les spécimens du contrat arrivent. Je signe.
Et là, les ennuis commencent…
Quelques jours après me parviennent les premiers commentaires des lecteurs du comité, afin que je puisse améliorer mon texte. Le délai de réponse est de 4 jours ! Plus de 300 pages à relire, exclusivement en soirée. De 9 heures du soir (après avoir bordé mon fils) à deux heures du matin.
C’est dramatique : je ne peux même plus regarder la télévision !
Le matin, j’ai le teint cave et les yeux hâves (ou l’inverse !). C’est l’horreur. Je ne reconnais même pas ma concierge (Normal, je n’en ai pas ! Mais alors qui était cette femme dans l’ascenseur ?)
Mais le travail est rendu. Le manuscrit vient de franchir un palier supplémentaire.
Je suppose que c’est cette version qui sera soumise au Jury du Prix VSD du Polar présidé par Frédéric Beigbeder.
Je me demande combien il y a de finalistes ?
Sont-ils tous aussi nerveux que moi ?
Qui seront les gagnants ? Pourquoi n’y a-t-il pas une troisième place sur ce podium ? Auront-ils le droit de faire péter le champagne et d’en répandre sur la foule !
Y’aura-t-il des petits fours à la cérémonie ? Et une jolie fille pour remettre les médailles ? Et le maillot jaune ?
Enfin, le genre de questions que doit se poser tout nouvel auteur qui va se voir décerner un prix !
J’ai hâte de connaître les réponses !
Les résultats seront connus le 12 mars prochain, m’a-t-on assuré de source autorisée.
C’est un jeudi, bof !
Pas grave : je suis impatient d’y être !

vendredi 6 février 2009

Message à titre informatif

Bon, ce soir je suis claqué… C’est le WE. Et puis, j’ai déjà été très bavard hier…
C'est donc un message à titre purement informatif :
Le prix du Polar VSD c’est quoi ?
C’est la chance pour deux auteurs inconnus d’être révélés au grand public et d’être lancés comme des best-sellers. (lancement France, Belgique, Suisse et Canada)L'un se verra attribuer le "GRAND PRIX VSD" grâce au vote d'un jury grand public, l'autre sera récompensé par le président du Jury, Frédéric BEIGBEDER, qui lui décernera son prix "COUP DE POING".
150 nouvelles plumes ont participé à cette première édition. Oui, Môssieur ! Pas une de plus ! Pas une de moins !
Là c’est clos, alors inutile d’essayer de vous inscrire.
Allez, ne faites pas la gueule, vous tenterez votre chance l’année prochaine.

Grand Prix VSD du Polar Les Nouveaux Auteurs


jeudi 5 février 2009

L'aventure d'un livre.

Las de chercher des débouchés pour mes petites nouvelles, j’ai décidé un jour de me lancer dans l’écriture d’un roman. C’était fin 2007, je crois.
Je savais qu’il me fallait un sujet qui maintienne mon intérêt éveillé pendant de longs mois.
Parce que c’est long d’écrire un roman. Et contraignant.
Et rien n’est pire que de devoir se traîner jusqu’à son ordinateur en se demandant de quoi on va bien pourvoir parler maintenant.
J’avais envie de quelque chose de personnel. Depuis longtemps déjà je voulais écrire sur mon enfance. Sur les années 70 qui paraissent aujourd’hui tellement lointaines. Sur ma ville natale. Aimée et détestée.
Mais se lancer dans un récit autobiographique ? Certainement pas. Sûr que j’ai un ego surdimensionné (tous mes amis vous le diront. Enfin ceux qui restent !) mais pas assez pour croire que ma petite vie est susceptible d’intéresser les foules.
Il me fallait trouver un angle d’attaque. Un biais.
Alors j’ai pensé à l’histoire de cet homme qui revient dans la ville de son enfance pour dénouer un drame vieux de trente-cinq ans. Et qui se souvient de son passé.
Le scénario a été élaboré en un week-end. Le découpage en chapitres en un autre. Je décidais d’alterner le présent et le passé, en racontant deux histoires qui finiraient, bien sûr, par se rejoindre. A l’origine, ce devait être un roman fantastique avec un monstre affreux. Le genre de divinité chtonienne qu’on trouve chez Lovecraft et consorts. Et puis, le récit commandant, c’est devenu un roman policier. Il n’est resté du fantastique que l’ambiance.
La ville de Saint-Etienne y joue un rôle principal. A la fois attirante et terrifiante. C’est un personnage à part entière du roman.
Dans les flash-back, je pouvais parler de mon enfance et des bêtises qu’on faisait. De mon quartier promis à la démolition. De mes copains. Ou tout au moins du souvenir que j’en ai gardé.
Il y a beaucoup de moi dans le personnage principal, inutile de le nier. C’est une extension de moi, mais ce n’est pas moi. Il me ressemble par certains traits de caractère, mais c’est un héros de fiction.
J’ai adoré écrire ce roman. Je suis retourné à Sainté pour faire des repérages sur les lieux. C’était génial. Je redécouvrais ma ville. Elle le méritait.
Et puis, après un an d’efforts (en fait, on devrait plutôt compter en week-end) j’ai enfin terminé mon bouquin. Quelques rares personnes l’ont lu en avant-première. Ma femme. Mon fils. Ma sœur. Ma mère. La famille, quoi ! Ca permet de s’assurer que le récit fonctionne, mais je n’aime pas trop ça. En général, les proches n’ont pas le recul nécessaire. Ils n’arrivent pas à faire la part des choses. Ils croient que c’est de moi que je parle. Et d’eux. C’est parfois embêtant. Surtout si le personnage principal est un assassin ou un maniaque sexuel…
Enfin, dans le cas de ce roman, il n’est ni l’un ni l’autre. Ma mère ne m’a donc pas trop fait les gros yeux. Elle m’a quand même dit : « Tu n’y vas pas de main morte avec notre ville ! ».
Heu… C’est vrai que j’ai été un peu sévère avec la Ville Noire. Je lui ai bien expliqué que c’était pour les besoins du roman, qu’il ne fallait pas tout prendre au pied de la lettre…, mais j’ai vu à son regard qu’elle ne me croyait qu’à moitié.
Le roman terminé, je l’ai envoyé à un large panel d’éditeurs. « Fouilla ! » comme on dit chez moi, ça coûte des sous ! Faire des photocopies, affranchir tous ces manuscrits… Faut vraiment avoir envie d’être publié !
Le calcul est simple : d’un côté il y a zéro et de l’autre… j’ai arrêté de compter. On gagne plus d’argent en vendant des trucs sur Ebay !
Et tout ça pour recevoir une lettre type qui vous assène avec un sourire sardonique : « Désolé, mais votre roman ne s’inscrit pas dans notre ligne éditoriale actuelle ! »
Actuelle ?
Ca veut dire quoi ? Que si je l’avais envoyé hier, cela aurait été mieux ? Que demain ce serait idéal ? Mais que là, présentement, il ne faut pas y compter !
Alors soit votre livre est i) déjà trop daté, soit ii) en avance sur son temps ! C’est dingue, non ? Faut que j’invente une machine à voyager dans le temps comme dans le roman de Wells, comme ça je pourrais me pointer chez les éditeurs et dire : « Et là, c’est bien le bon moment ? »
Bien sûr, il faut ensuite payer pour récupérer son manuscrit. Juste les frais d’envoi heureusement. Mais un de ces quatre, il faudra bien payer les membres du comité de lecture.
« Ca se fait déjà ! »
Qui a dit ça ? Que celui qui a dit ça, se lève ! Mauvais esprit, va !
Les membres du Comité de lecture sont au-delà de toute corruption. Ils travaillent pour l’amour de l’art. Pour dénicher le super roman, la perle rare !
Bon Dieu, les bacs de Gibert et des bouquinistes sont pleins de perles rares ! Ca dégueule de partout. Ce n’est même pas vendu au prix du papier ! Parfois, ça me fait même tellement de la peine de voir un de mes bouquins préférés abandonnés là, que je l’achète. Et tant pis si je l’ai déjà en trois exemplaires !
Alors pourquoi pas le mien, hein ? Est-ce que je suis si mauvais que ça ? Ces gars là sont-ils vraiment meilleurs ou faut-il que je couche avec quelqu’un, merde ?
Du calme…
Parfois, une petite douceur vient atténuer le refus. Au moins là on est certain qu’ils l’ont lu : « Malgré des qualités, votre roman n’a pas enthousiasmé le comité de lecture ! »
Je rêve ! Parce qu’en plus, il faut les enthousiasmer ! Alors que les rayons des libraires sont remplis de pâles copies et de rééditions !
Je me suis surpris à imaginer le comité dansant une gigue effrénée autour d’une grande table de réunion. Les membres se congratulaient, s’embrassaient, s’étreignaient passionnément ! « On l’a ! C’est génial ! Bon sang, quel auteur ! » et de sabrer le champagne avant de sombrer dans la dernière des luxures !
Au fait, j’attends encore la moitié des réponses ! Si ça se trouve, y’en a qui sont en train de faire la fête autour de mon manuscrit ! A leur bonne santé !
Pour faire bonne mesure, j’avais envoyé mon texte en version électronique à deux éditeurs. « Ca ne mange pas de pain », je me suis dit.
Et là surprise, les deux ont retenu mon texte !
Fallait faire un choix. D’un côté une maison d’édition naissante et de l’autre les « Editions les Nouveaux Auteurs », forte de plusieurs publications.
Je n’ai pas hésité très longtemps. J’ai signé chez « Les Nouveaux Auteurs ». Je ne les connais pas plus que ça, mais j’ai aimé leur processus de sélection. Cette idée de Jury Citoyen, quelle bonne idée ! Ca me plait que mon bouquin soit évalué par de vrais lecteurs. Ceux qui lisent des livres pour le plaisir. Ceux qui les payent. Et puis, il y a les concours. Le prix du polar VSD. Le prix Femme Actuelle. Une chance de recevoir une vraie poussée. Une chance de prendre son envol. Une chance de planer un peu au-dessus de la mer aux requins. De se croire Auteur… Je sais bien que ce genre de vol ne dure jamais bien longtemps. Ce n’est qu’un baptême, mais ça doit être grisant. On doit y prendre goût. Comme de voler en deltaplane ou en parachute ascensionnel. Comme de faire du vol libre.
Le rêve est là… Bon sang, je peux presque sentir le vent…

mercredi 4 février 2009

Sortir ou écrire, il faut choisir !

Que de travail accompli pour publier ces quelques nouvelles ! Des heures et des heures passées devant, sur, dessous, dedans mon ordinateur. Le week-end, le plus souvent.
Que d’invitations refusées au motif que je devais écrire le lendemain. Que d’incompréhension dans les regards des proches et des amis. « Pour ce que ça te rapporte ! »
Financièrement ? Rien, c’est clair. Mais le bonheur d’une première publication ça ne s’échange pas ! Pour rien au monde.
Bien sûr c’est du narcissisme, mais il en faut pour persévérer. Sinon, on va taper dans la balle le dimanche entre amis.
J’ai rien contre taper dans la balle, mais il faut faire des choix. Sortir ou écrire. J’ai mis trop longtemps à me décider. A repousser au lendemain ce que je devais faire le jour même.
« Plus tard ! », c’était mon leitmotiv. « J’ai le temps ! »
Tu parles !
Et puis essayez d’écrire avec la gueule de bois, vous verrez ! Des poèmes peut-être, en écriture automatique, mais pas un récit bien structuré. Pas un bon polar ou une histoire qui fait peur !
Et puis même si la soirée n’est pas trop arrosée, une bonne nuit de sommeil est indispensable pour avoir les idées claires le matin. Sans idées claires, impossible de trouver le chemin de ce foutu Grand Fonds des Histoires Non Encore Ecrites. Impossible de mettre la main dessus.
Et ça me met d’une humeur…
Merci à ma femme pour m’avoir supporté ces cinq dernières années (surtout ces cinq dernières années !).
Quant à mon fils, j’espère qu’il comprendra un jour.

mardi 3 février 2009

Couverture de Lunatique avec "Le retour de Mamie Framboise"


"Le retour de Mamie Framboise"

Ah ! J’ai pratiquement rattrapé mon retard ! On en arrive à l’actu ! Et l’actu, c’est d’abord le dernier numéro de Lunatique qui publie ma nouvelle « Le retour de Mamie Framboise ».
Lunatique… Encore une revue découverte au hasard de mes errances sur le Web. L’éternelle quête des débouchés… Sauf que là surprise, y’a un boss aux commandes : Jean-Pierre Fontana.
Quand j’ai découvert que c’était lui le rédacteur en chef de la revue, j’ai été impressionné. Jean-Pierre Fontana, ça ne vous dit rien ? Non ? Alors c’est que vous êtes trop jeunes. Jean-Pierre Fontana… Je voyais son nom dans la revue Fiction quand j’étais gamin ! Un vrai auteur avec plein de nouvelles à son palmarès et des romans. Tiens, je me souviens de « La geste du Halaguen » signé sous le pseudo de Guy Scovel et paru aux éditions Marabout. De l’Héroïc Fantasy française, plutôt pas mal d’après mes souvenirs.
Pour m’en assurer, j’ai bondi sur ma bibliothèque et retrouvé l’exemplaire jauni. Un cavalier blanc sur fond bleu sur la couverture. Je l’ai relu. Et bien oui, c’est un bon bouquin. Une HF mâtinée de SF. Une œuvre très imaginative et pleine de charme que j’ai pris beaucoup de plaisir à relire.
Et c’est ce type qui dans un courriel me disait qu’il avait bien aimé mes nouvelles, mais ne pouvaient m’en prendre que deux sur quatre ! Deux sur quatre ! Mais c’est génial !
Dans ces moments, on se dit qu’on a franchi un nouveau cap. Que tous les efforts fournis sont enfin payés en retour. Et tant pis si la diffusion est confidentielle ou presque.
Bref, j’ai été ravi de cette publication.

La nouvelle maintenant : il s’agit encore d’un de mes efforts pour faire de la SF. Un essai pas tout à fait concluant puisqu’il lorgne du côté du Fantastique. Une façon de parler de la vieillesse et de la mort et des excès de l’acharnement thérapeutique !

lundi 2 février 2009

Couverture d'Univers VII d'Outre-Monde avec "Le Grand Moudzou"


"Le Grand Moudzou"

« Le Grand Moudzou » a ceci de particulier qu’elle est malheureusement inspirée d’un fait divers réel découvert un matin à la lecture de « Metro » dans le RER.
Impossible d’en dire davantage sans déflorer le sujet. Vous pourrez donc la lire en téléchargement (gratuit) sur le site de nos amis d’Outre-Monde (Cf la partie Copinage).
L'illustration est de Grem.
Pour la petite histoire, il s’agit en réalité de ma première nouvelle publiée en septembre 2006 dans un fanzine Lyonnais du nom de Notes de Merveilles de Thomas Dumoulin. (Désolé, je n’ai pas retrouvé la Couv sur le net)

Couverture de PhénixMag Spécial Chutes avec "Le disciple"


"Le disciple"

Je vous ai déjà parlé de ma recherche de débouchés.
En fait, c’est à cause de l’absence de ceux-ci que je me suis mis au roman. J’en avais marre d’envoyer des récits à des revues qui ne répondent jamais. Certes les passionnés qui s’en occupent sont souvent des bénévoles, mais la plus extrême des courtoisies serait d’accuser réception d’un texte et puis de répondre aux auteurs. Même s’il s’agit d’un refus.
Il y a des spécialistes pour ça. On a beau leur envoyer de gentils courriels de relance, rien ! Nada !
J’aurais certainement l’occasion de vous en reparler et de donner des noms (Si ! Si !)
Et puis il y a ceux qui vous prennent une nouvelle et qui ne la publient jamais.
Phénix Mag, a retenu une de mes nouvelles autrefois (à paraître je l’espère un de ces jours chez Outre-Monde), elle n’est jamais sortie.
Auteur en quête de publications, je leur ai envoyé un autre récit, pour un appel à textes « Spécial chutes ».
Celle-là, il l’ont publié illico. Faut dire qu’elle ne tient pas beaucoup de place.
Il s’agit d’un clin d’œil à Alfred Elton Van Vogt et à la logique non-aristotélicienne. Ceux qui n’ont pas lu le Monde des A et ses suites (désolé il faudrait une petite vague sur le A), risquent de ne pas comprendre.
Tiens cadeau : je vous la livre ci-après !

Le disciple


Robert Gaillard était un fan absolu d’Alfred Elton Van Vogt qu’il considérait comme le plus grand écrivain de science-fiction de tous les temps.
Par-dessus tout, il vénérait son cycle du non-A grâce auquel il avait découvert la logique non-aristotélicienne et l’œuvre d’Alfred Korzysbski, le fondateur de la Sémantique Générale.
Il en était aussitôt devenu un disciple inconditionnel et, pour l’édification de ses interlocuteurs, avait l’habitude d’émailler ses propos de citations du Maître telles que : « Les mots ne sont pas les choses qu’ils représentent », « L’identification est un facteur sémantique trompeur », ou mieux encore « La sanité nous impose de connaître et d’évaluer le monde qui nous environne afin de nous y ajuster de façon satisfaisante ».
Il mourut bêtement en traversant une rue, alors que le feu tricolore était pourtant au rouge.
Lui qui avait coutume de dire « Dans l’intérêt de la raison, souvenez-vous que la carte n’est pas le territoire », aurait aussi dû se rappeler que les feux de circulation ne sont pas la circulation.
Fin

Couverture de Black Mamba N° 9 avec "Sur la route"


"Sur la route"

Me voici de retour. Toujours un œil dans le rétroviseur. Un œil sur le chemin parcouru. Un chemin fait de doutes, de déceptions, de joies et, surtout, de beaucoup de persévérance.
Ecrire c’est bien beau. C’est souvent un plaisir. Mais ce qu’il y a après…
Le premier jet d’une nouvelle est toujours assez rapide. Une matinée y suffit. On s’arrête avec un sentiment de satisfaction, la tête pleine de personnages, de rebondissements et d’émotions. En général, je suis heureux d’avoir raconté une nouvelle histoire. Je devrais plutôt dire d’avoir dérobé une histoire inédite au Grand Fonds des Histoires Non Encore Ecrites. Car il me plait à imaginer qu’il existe, quelque part dans une autre dimension, une gigantesque bibliothèque qui conserve toutes les histoires du monde. Il suffit de s’y servir. Certains auteurs sont abonnés aux rayons « Philosophie », « Poésie » ou « Théâtre », d’autres errent dans les travées « Biographies » ou « Histoire » ou encore « Vie Pratique ».
Moi je suis coincé au rayon « Littératures de l’Imaginaire ». Ce n’est pas pour me déplaire, notez bien. J’arrive même parfois à dégoter de belles histoires, mais j’ai parfois l’impression que les meilleurs rayons sont trop hauts pour moi. Ceux qui recèlent les meilleurs récits, sont hors de portée. Faudrait que je grimpe sur un escabeau, mais y’en a pas ! Et puis il y a tellement de trous dans l’alignement des histoires... Il faut dire que des générations d’écrivains se sont servies et qu’ils ont souvent pris ce qu’il y avait de meilleur.
Mais on peut encore trouver des pépites en cherchant bien.
Parfois, aussi, on revient avec une histoire mais pour une raison ou pour une autre on n’a pas tout à fait réussi à la retranscrire. L’essai est manqué. On a gâché l’idée et on a beau essayer de l’améliorer, en général rien n’y fait.
Ce sont les corrections qui prennent le plus de temps.
Si j’étais en forme (inspiré ?) au moment de l’écriture, il n’y a pas trop de scories et je fais en général quatre ou cinq versions avant de parvenir à une version définitive. Par contre, si j’ai ramé pour rapporter mon récit du Grand Fonds, alors là… Les versions intermédiaires s’empilent jusqu’à la nausée et le résultat final n’est jamais satisfaisant.
« Sur la route » parue dans le numéro 9 de Black Mamba, ne fait pas vraiment partie de cette série. Elle m’a été inspirée par une nouvelle poisseuse de Tennessee Williams « Je te donne une pomme…», que j’ai voulu pousser à son paroxysme. Elle est illustrée par Fred Boulet.
Je suis très fier d’avoir eu une nouvelle publiée sous une couverture de Jean-Claude Claeys. Il a illustré tous les livres de la collection « Le miroir obscur » chez NEO dans les années 80.
Au fait, et pour conclure, saviez vous que Tennessee Williams avait publié une de ses premières nouvelles payées dans un Pulp magazine ? Il s’agissait de Weird Tales, mythique revue qui a fait découvrir Lovecraft, Howard, Clark Aston Smith, Robert Bloch et tant d’autres encore. L’histoire s’intitulait « La vengeance de Nitocris ». Comme quoi, même les plus grands auteurs ont commencé à se servir aux rayons « Littérature de l’imaginaire ! »

dimanche 1 février 2009

Couverture d'AOC N° 8 avec "L'Echine du monde"


"L'Echine du Monde" bis repetita

Y'a des périodes comme ça. Un texte plait allez savoir pourquoi...
J'aime bien la science-fiction mais je ne suis pas doué pour en écrire. Je préfère le Fantastique, le Polar ou même l'Insolite. En fait, j'aime parler des gens et j'ai du mal à parler des individus dans le cadre de la SF. Le genre se prête davantage aux grandes épopées, aux réflexions sociologiques. La focale est trop grande pour moi.
Je suis donc exclu de pas mal de publications qui ont la SF pour fond de commerce exclusif.
Avec "L'Echine du monde" j'ai pourtant réussi à être publié par AOC (Aventures Oniriques et Compagnie), un coup de bol qui ne s'est jamais reproduit.

Couverture de Brins d'Eternité avec "L'Echine du monde"


"L'Echine du Monde"

Un bonheur ne vient jamais seul. Une deuxième revue canadienne a bien voulu accepter ma prose. Il s'agit de "Brins d'Eternité" le fanzine des littératures de l'imaginaire du très sympathique Guillaume Voisine, rencontré lors d'un voyage dans la Belle Province.
Il s'agit d'un conte post-apocalyptique à haute teneur écologique. A l'origine, je l'avais écrit pour répondre à un appel à textes (je déteste les appels à textes !), mais la revue (défunte, je crois) ne l'avait pas retenu.
Heureusement que d'autres l'ont trouvé à leur goût !

Couverture d'Alibis N° 26 avec "Un numéro introuvable"


"Un numéro introuvable"

Un autre grand moment pour moi : une publication chez nos cousins Québécois au printemps 2008 !
Et oui, la recherche de débouchés pousse les pauvres auteurs à quitter l'aride France pour s'embarquer pour le Nouveau Monde.
Et quel accueil ! Certains en France devraient en prendre de la graine ! La revue (Merci Pascale Raud !) accuse réception de vos textes et, malgré le nombre de manuscrits qu'elle reçoit, trouve le moyen de vous répondre rapidement et de vous donner gentiment quelques conseils et explications en cas de refus. Que du bonheur !
Cette nouvelle avait également été prise par Black Mamba, mais comment aurais-je pu refuser cette première publication Outre-Atlantique, hein ?
Il s'agit d'un récit exclusivement épistolaire sur lequel plane l'ombre de Bob Bloch et de Jack The Ripper.

Couverture du HS N° 2 d'OutreMonde avec "L'Abomination venue des étoiles"


"L'Abomination venue des étoiles"

Cyril Carau est un type formidable !
Il s'occupe de tout un tas de choses. Il écrit des nouvelles, des romans, des bédés et des poèmes probablement. Il est sur plein de forums et il est toujours pertinent. Il dessine. Il peint. Il réalise des courts métrages. Il est anthologiste. Il s'occupe de plusieurs revues. Il est depuis peu éditeur. Et je suis certain que j'en oublie !
Je me demande même parfois si Cyril Carau n'est pas le pseudo d'un collectif de forcenés !
Mais le pire c'est qu'il est sympa ! Attentionné et présent, il a toujours le petit message gentil qui remonte le moral.
J'étais très content de voir ma nouvelle "L'Abomination venue des Etoiles", illustrée par Anne-Laure Daviet, retenue pour le Hors Série d'OutreMonde (décembre 2007) consacré à la Trinité Sombre du fantastique, j'ai nommé Lovecraft, Howard et Smith.
Il s'agit d'un pastiche de Lovecraft qui a la particularité de se situer en Martinique.
Pardon pour les clichés !

PS : Cyril vient de sortir un roman policier situé à Marseille. Il s'agit de "l'Ange de Marseille" paru aux éditions Sombres Rêts. Quand je vous dis que le bougre est partout.
http://sombres-rets.fr/boutique/nuits-noires/lange-de-marseille-cyril-carau

"La plus grande ruse du Diable"

Qu'on ne me dise pas qu'on écrit pour soi. Juste pour soi. On écrit pour être lu. Pour partager des émotions. Pour raconter des histoires au plus grand nombre. Faire peur et faire rêver.
Le corollaire de cette "ambition", c'est de trouver des débouchés. Des publications.
En France, les nouvelles ne sont guère prisées et les magazines et fanzines peu nombreux.
J'ai découvert le fanzine "Reflets d'Ombre" au hasard de mes errances sur le Web. Je leur ai proposé un texte. Ils l'ont accepté.
Il s'agit d'un fanzine de littérature gothique, un peu trop premier degré à mon goût (La Mort, la Douleur et tout ça...) Pas trop ma tasse de thé.
Ma nouvelle "La plus grande ruse du diable", justement, est plutôt deuxième degré. Le point de départ m'en a été donné par mon fils (8 ans à l'époque). Nous habitions en Martinique. Un jour, il est entré dans mon bureau alors que j'écrivais et m'a demandé : "Papa, c'est quoi le numéro du Diable ?".
Il ne m'en fallait pas plus pour commencer mon histoire.
Ce texte a également été retenu pour une anthologie canadienne à paraître.
On peut le lire directement sur le site de la revue http://www.litterature-fantastique.info/sommaire-12.html
Désolé mais je n'ai pas pu télécharger la couverture.

Couverture d'Eclats de Rêves N° 13 avec "Pandy Panda"


"Pandy Panda"

Non, non, il ne s'agit pas de la chanson de Chantal Goya... Je ne la connaissais même pas, mais le titre s'est imposé de lui-même...
L'idée m'en est venue un jour où j'allais travailler. C'était un matin d'hiver. Il faisait froid. Il faisait nuit. Et il y avait ce gigantesque nounours appuyé dans la rue contre un arbre. Une peluche comme on n'en voit que dans les fêtes foraines. Immense et presque inquiétante. J'ai vaguement pensé que je pourrais l'emmener chez moi, mais j'ai poursuivi mon chemin.
Dans le train, j'ai imaginé l'histoire de cette peluche (devenue un Panda) et du passant innocent qui, lui, décidait de la ramener à la maison et de l'offrir à ses enfants.
Funeste erreur !
J'aime beaucoup cette nouvelle même si le thème du jouet diabolique est usé jusqu'à la corde. C'est mon hommage à Robert Bloch et à Théodore Sturgeon.
Une sorte de passage obligé...
Le fanzine Eclats de Rêves a publié cette nouvelle en septembre 2007 dans son numéro 13.

Couverture du BM N° 6 avec "Cat People"


"Cat People"

Mon premier vrai bonheur de publication. Je doute qu'il puisse y en avoir un autre aussi intense.
Une histoire publiée en janvier 2007. L'histoire d'un petit garçon seul en haut d'une tour et qui attend le retour de son papa alors que le monde, en bas, est devenu fou.
Est-ce la guerre qui fait rage ? Est-ce une épidémie qui a décimé la population ?
Pourquoi le père ne revient-il pas ?
Qu'est devenue la mère ?
Et qui donc gratte à la porte ?

Merci à Black Mamba pour m'avoir fait ce cadeau. Un simple magazine déposé sur un coin de table d'un bistrot parisien. Un magazine avec mon nom dessus. Depuis que j'en rêvais !
Merci aussi à Irène Calais pour ses superbes illustrations (dis, tu m'en vends une Irène ?)

Pourquoi un Blog ?

.... et pourquoi pas finalement ? Tout le monde s'y met bien, non ?
"Quelle sera sa finalité ?" me demande-t-on.
Parce qu'il en faut une ? Vraiment ?
Et bien ... Je ne sais pas.
Pour partager mes passions ? Pour parler de mes projets ? Pour chatter entre amis ? Pour remercier tous ceux qui ont cru en moi ? Pour pousser des coups de gueule ? Pour graver sur l'écorce du Web les souvenirs de plusieurs années de rendez-vous galants avec l'écriture ?
Mouais... j'aime assez cette dernière idée.
S'offrir la possibilité d'un coup d'oeil dans le rétroviseur de ces quatre dernières années...
D'un petit retour sur expérience.
Oui, je crois que c'est par là que je vais commencer. On étoffera par la suite lorsque je me serai familiarisé avec l'outil.
Alors, soyez indulgent...