mardi 29 décembre 2009

2009 s'achève...

Il y a un peu moins d'un an, je décidais de me lancer dans l'aventure de ce blog.
Je voulais, je m'en souviens, évoquer mes parutions passées, mes espoirs de publications, mes coups de gueule aussi, tenir une sorte de journal de bord...
Eh bien, il s'en est passé des choses en un an !
Plusieurs de mes nouvelles ont été publiées sur divers supports en France et au Canada et, surtout, mon premier roman "Les Fantômes du Panassa" a été publié !
De grands moments d'émotions pour moi que j'ai essayé de partager avec vous tout au long de cette année.
Parmi ceux-ci, quelques uns me viennent spontanément à l'esprit :
Je me souviens de ma déception (grosse, énorme !) de ne pas avoir été retenu pour le prix du Polar VSD. Je me souviens de mon regain d'espoir à l'occasion du prix Femme Actuelle. Du bonheur d'être lauréat. De cette soirée unique avec Paulo Coelho en avril dernier. De cette impression incroyable de découvrir son livre sur les rayons des librairies et à... Monoprix ! De mes premières dédicaces. Du salon du livre de Saint Etienne aux côtés de Tahar Ben Jelloun et de tous ces auteurs.
2009, une année incroyable au cours de laquelle "les Fantômes...." n'ont cessé de m'accompagner.
Une année perturbante aussi puisque de multiples entorses à ma routine d'écriture ont enrayé ma petite mécanique littéraire et que mon projet de roman fantastique s'est tari au bout de 120 pages.
Je suis donc revenu aux récits courts et j'ai travaillé sur un recueil de nouvelles policières qui verra, je l'espère, le jour. Je me suis aussi lancé dans la bande dessinée. Certes, mon projet sur les croisades a été refusé par un éditeur, mais il faut persévérer. Un autre scénario, fantastique cette fois, est déjà en cours d'élaboration. J'espère d'ici peu vous en donner un avant-goût.
Plus récemment, je me suis remis au roman. Un polar plus sombre, violent et désespéré que "Les Fantômes..." dont je n'ai toujours pas le titre. Ceux qui me plaisent sont déjà tous pris. L'histoire bégaie, on dirait !
Les mois à venir seront déterminants. Il va falloir que je me pose un peu. Que je lâche "Les Fantômes...". Il y a bien encore quelques dédicaces et salons prévus, une émission radio..., mais il est temps pour moi de tourner la page. D'avancer.
Je me ferais sans doute un peu plus discret en 2010. Je dis "sans doute", car j'aime bien vous retrouver et j'aurais très certainement des choses à vous dire et à partager.
En attendant, je vous souhaite à tous une excellente année 2010. Qu'elle soit riche de projets, de créativités et d'enthousiasmes.

dimanche 27 décembre 2009

Avec Georges Fulchiron le sympathique et dynamique patron de Magpress


Non loin de la Cité du Design de Saint Etienne…

Dernière séance de dédicaces de l’année.
Le lieu : un « simple » relais presse situé non loin de la Cité du Design à Saint Etienne. Le nom et l'adresse : MagPresse - 3, rue E Charpentier. Petite rue. Quartier paisible.
Un relais presse…, vous savez cet endroit où l’on vend aussi bien des journaux, des bandes dessinées, des fournitures scolaires, des cartes postales, des tickets de loterie, de petits jouets, des stylos, des piles de montres, des pochettes surprises, des babioles « made in China » et aussi… quelques livres.
Un lieu improbable pour une séance de dédicaces, n’est-ce pas ?
Sauf que là… eh bien, c’était tout bonnement exceptionnel et mémorable !
Je n’avais vu Georges Fulchiron, le patron du relais, que quelques minutes lors de la fête du livre de Saint Etienne en octobre dernier. C’est là, dans l’enthousiasme du moment, que nous avions programmé cette séance de dédicaces.
Rendez-vous était donné à dix heures trente.
J’arrivais en avance comme tout inquiet qui se respecte. Le vent sec et glacial me poussait dans le dos, le ciel dégagé me souriait. Bons augures. A l’intérieur de la petite boutique une foule d’habitués se pressait.
Après une brève poignée de mains entre deux clients, Georges m’installa non loin de lui derrière le comptoir. J’eus à peine le temps de poser mon manteau que déjà un lecteur me tendait son exemplaire des « Fantômes du Panassa ».
Les mains encore roides de froid (- 5° quand même à Sainté !) je gribouillais une dédicace maladroite. Ma main se réchauffa vite : pendant près de trois heures, ce fut un incessant défilé de lecteurs. Anciens et nouveaux. Georges dut même mettre à disposition des plus fatigués des chaises tant la file était longue. Et comme je suis bavard, et comme les stéphanois sont bavards, chaque dédicace était l’occasion d’échanges de souvenirs, d’impressions, de commentaires.
Certains, n’ayant pu se libérer, avaient acheté le livre les jours précédents et laissé à Georges leur exemplaire. Une pile de « Fantômes… » m’attendait donc sous le comptoir. Je ne pus la dédicacer qu’après la fermeture du relais !
J’ignore combien de « Fantômes… » j’ai signé au total. 40 ? 50 ? Aucune idée ! Tout ce que je sais, c’est qu’à la fin il n’en restait plus.
Certains avaient lu le livre plusieurs fois. Beaucoup l’avaient prêté à leurs proches.
Plusieurs me parlèrent du lieutenant Hakima, l’un de mes personnages.
Voulez-vous que je vous dise ? Eh bien, ma petite beurette a enflammé les esprits, on dirait ! Ce n’est pas la première fois que les lecteurs me parlent d’elle, comme si la belle était un être de chair et de sang. Ils me demandent des détails sur elle. Sur sa vie. Ils aimeraient la voir réapparaître dans un prochain roman. Ils aimeraient savoir si elle et Christophe Chalier se sont trouvés…
C’est vraiment étonnant comme un personnage de papier prend soudain consistance et s’empare de l’imaginaire des lecteurs.
A ceux qui aimeraient la retrouver, je réserve une petite surprise (et même plusieurs !) dans un projet de recueil de nouvelles en attente chez mon éditeur.
Vous ai-je dis que cette dédicace était accompagnée d’un excellent vin chaud offert par le patron ? Un régal par ce temps hivernal !
Vous ai-je dit que Roland Roche nous a fait l’honneur de venir pousser la chanson dans le magasin ? Roland Roche est un artiste au plein sens du terme. Chef de troupe, metteur en scène, comédien, auteur, compositeur, interprète… Nous nous sommes presque croisés en Guyane il y a quelques années. Il y avait monté un atelier théâtral avec des amérindiens. Un personnage que ce Roland dont la voix chaude et grave de baryton basse n’est pas sans rappeler celle de Jean Ferrat. Originaire de Saint Etienne, il a enregistré plusieurs disques reprenant les textes des poètes d’antan. Chansons de la mine, de la Manu. Chansons évoquant les anciens quartiers de Saint Etienne et des environs. Et aussi, bien sûr, la Chanson de Joannès Merlat intitulée « Au Panassa ».
Pendant plus d’une heure il nous régala de superbes chansons. Tout à coup, ce n’était plus un relais presse mais une salle de spectacle où musique et écriture se conjuguaient avec bonheur. Et les clients, un verre à la main, n’hésitaient pas à pousser, eux aussi, la chansonnette !
Exceptionnel, vous dis-je !
Un grand merci à lui ! Je suis sûr qu’on se retrouvera. http://www.roland-roche.com/
Un grand merci à Georges Fulchiron, incroyable enthousiaste débordant d’idées et de projets (dont celui d’une visite guidée de Sainté sur la base de mon livre.)
Et surtout merci aux lecteurs d’avoir aimé mon livre, de s’être passionnés pour les aventures de Christophe Chalier et d’Hakima Messaoudi.
Plusieurs y verraient bien un film.
Un film ?
En cette période de Noël et de vœux, je me prends à rêver !

dimanche 20 décembre 2009

Pouvoir et Puissance

Les fêtes approchent et il ne saurait y avoir de Noël sans cadeaux.
Je vous signale donc la sortie de l’anthologie dirigée par Cyril Carau « Pouvoir et Puissance » parue dernièrement aux éditions Sombres Rets : http://sombres-rets.fr/
Cyril est un ami, certes, c’est aussi une belle âme, une belle plume (je recommande à tous une nouvelle fois son roman l’Ange de Marseille) et, maintenant, un anthologiste de talent.
Seize nouvelles sont au sommaire de ce bel ouvrage qui convoque un rêve que nous avons tous fait un jour ou l’autre : que ferions-nous si nous avions un pouvoir spécial ? En serions-nous dignes ou galvauderions-nous la chance qui nous est offerte ?
Les réponses à ces questions (et à bien d’autres !) se trouvent dans ce recueil.
Seize auteurs et presque autant d’illustrateurs de talent se sont succédés pour rivaliser d’imagination.
Alors si la hotte du Père Noël ne déborde pas déjà, je vous recommande de formuler un dernier souhait.

mercredi 16 décembre 2009

Dernières dédicaces de l'année à Saint-Etienne !

Aujourd’hui je vais laisser la parole à quelqu’un d’autre, à un vrai passionné, rencontré lors de la Fête du livre de Saint-Etienne en octobre dernier.
Il s’agit de Georges FULCHIRON qui tient un relais presse au 3, rue E Charpentier à Saint-Etienne, (Tel : 04 77 74 82 25, courriel : magpressedudesign@orange.fr)
Ce charmant et dynamique monsieur est devenu le meilleur ambassadeur des « Fantômes du Panassa » dans ma bonne ville de Saint-Etienne, je pense même que c’est le meilleur vendeur de « fantômes… » de toute la France !
Nul doute que mon roman serait un formidable best seller si tous les libraires étaient comme lui.
Il m’a proposé de faire une séance de dédicaces dans son magasin le mercredi 23 décembre prochain et j’ai accepté avec honneur et grand plaisir.
Ce sera la dernière de l’année alors, stéphanois et gens des environs, venez nombreux !

Mais je laisse la parole à M. Fulchiron :

« Ce coup de cœur pour ce livre est né d’une émotion peu commune qui résulte :

- d’une lecture agréable et facile
- d’une énigme bien construite qui appelle à vouloir terminer le livre (prix Femme actuelle)
- d’un cadre qui nous est cher : Saint-Étienne et ses environs proches

Au début des années 1970, juste avant la destruction du quartier du Panassa pour rénover le quartier de Tarentaize, quatre gamins jouent dans la rue, et l’un d’eux disparaît…enlevé disent ses copains, invraisemblable disent les parents. Depuis ce jour, plus de nouvelles dudit copain. Un des enfants fera carrière à Paris, oubliant Saint-Étienne en dehors de quelques voyages auprès de ses proches. Mais en 2009, un mot anonyme le pousse à revenir enquêter pour découvrir ce qui s’est passé. Et pourquoi son ami a disparu.

C’est là que notre plaisir de lecteur grandit, au fur et à mesure des anecdotes et des lieux traversés, mêlant l’enquête et les lieux d’aujourd’hui aux descriptifs d’un passé bien connu de la plupart de nous, riche d’enseignements pour les autres.

En trois ans d’existence, il est évident que mon « petit rayon librairie » n’a jamais vendu un livre en un plus grand nombre que mon fournisseur La Librairie de Paris. C’est pourtant avec un regard amusé que je constate aujourd’hui que ce « petit miracle » s’est réalisé. Grâce au « Fantômes du Panassa », grâce au plaisir qu’il a procuré, et au plaisir que les lecteurs ont eu d’en faire profiter leurs proches.

Je continue donc de le proposer à la vente. Continuez de l’acheter et de l’offrir pour les fêtes, ou pour tous ceux qui souhaitent passer un bon moment, contre l’ennui de l’hiver ou un temps long à l’hôpital.

VENEZ NOMBREUX DISCUTER AVEC YVES-DANIEL CROUZET , EVOQUER AVEC LUI LES SOUVENIRS DU PANASSA, OU LA FACON DE FAIRE UN LIVRE, COMMENT GAGNER UN PRIX , VENEZ FAIRE DEDICACER VOTRE LIVRE le mercredi 23 décembre matin.

Et si j’arrive à l’organiser grâce mon voisin traiteur Gilles GAGNEUX, le tout sera accompagné d’un vin chaud.
On tentera de pousser la chanson « Au Panassa » avec l’appui de CD de chansons anciennes

Continuons plus que jamais ensemble avec le sourire, Bonnes fêtes !

Georges FULCHIRON
»

Epatant, non ? Et si je faisais de M. Fulchiron mon agent littéraire ?

vendredi 11 décembre 2009

Les Fantômes du Panassa bientôt sur e-book ?

J'ai lu récemment que Marc Levy lançait simultanément son nouveau roman "La première nuit" en version papier et sur e-book. La bédé Lanfeust Odyssey T1 de Tarquin et Arleston sort elle aussi en version numérique.
Ils ne sont pas les seuls ! Mon éditeur vient de m'annoncer que mon roman "Les fantômes du Panassa" ferait lui aussi l'objet d'une version électronique en 2010.
Des bonus sont même prévus, comme pour les DVD !
On peut tout imaginer : le making off du roman permettant d'assister, en temps réel, à l'écriture de l'ouvrage (un peu long et fastidieux !), le manuscrit brut de décoffrage (avec toutes ses fautes d'orthographe !), le bêtisier trafiqué (l'auteur provoquant un subit bégaiement de Lombardi au moment crucial, ou ponctuant les dialogues des protagonistes de blagues belges), les scènes coupées (je vous recommande particulièrement celles très très hots montrant Hakima et Christophe s'envoyant en l'air à l'arrière d'un véhicule de police banalisé), la quatrième de couverture en serbo-croate, la bande annonce de mon prochain ouvrage (recueil de recettes stéphanoises), les couvertures auxquelles vous avez échappé, les photos de l'auteur sous sa douche... Tout est possible de nos jours !
J'hésite encore, mais je vous tiendrai au courant !
Mais avant la sortie mondiale des "Fantômes du Panassa", vous pouvez d'ores et déjà vous procurer le dernier numéro de la revue Lunatique au format numérique http://www.eons.fr/main.php?lang=fr&rubrique=Catalogue&idlivre=112
Vous y trouverez entre autres ma nouvelle "Nouveau départ".
Vous pouvez aussi réserver la revue pour la recevoir en version traditionnelle avec une belle couverture cartonnée et de vraies pages en papier. Un objet rare, bientôt historique et, à n'en pas douter un futur collector, qui trouvera sa place dans votre vieille bibliothèque (du moins, si vous ne vous en êtes pas déjà débarrassée au profit d'un e-book !)
Je reviendrai très bientôt sur le sommaire détaillé de ce numéro 82 de Lunatique et... sur ces bonus.
En attendant, bonne lecture sous quelque format que ce soit !

mardi 8 décembre 2009

Avec David Sionnière lauréat du prix Alibis 2009


Retours sur le salon du polar de Montigny Lès Cormeilles

Les dédicaces se suivent et ne se ressemblent pas... heureusement !
Après avoir écumé Cergy Saint-Christophe et Issy les Moulineaux, c'est donc Montigny lès Cormeilles que je décidais d'investir le week-end dernier.
On le voit, mon périple répond à une stratégie quasi militaire: razzier la banlieue parisienne pour mieux assiéger Paris et lui faire rendre gorge ! Ah ! Ah !
Alors, ce salon du polar 12ème édition ?
N'ayant pas participé aux précédents, je ne puis me livrer à des comparaisons.
De mon point de vue, en tout cas, ce fut un succès !
C'était un salon chaleureux et convivial et, ce qui ne gâche rien après mes deux précédentes expériences, doté d'une belle affluence de curieux et de passionnés (6000 visiteurs en 3 jours).
Les auteurs, venus nombreux, souvent des habitués, s'installaient où bon leur semblait.
Spontanément, je trouvais une place aux côtés de David Sionnière lauréat du prix Alibis 2009 avec sa nouvelle "Summit Circle" http://www.revue-alibis.com/numero/2009/31.htm et de Philippe Halvick incroyable saltimbanque et auteurs de plusieurs romans de SF, de fantasy, de fantastique et de polars mâtinés de ces genres : http://phalvick.free.fr/.
Je crois sincèrement que le voisinage est important sur un salon. La connivence, l'émulation, les échanges entre auteurs participent pour beaucoup à l'atmosphère qui se dégage du stand. J'ai ainsi été ravi de discuter et plaisanter avec le représentant de la Belle Province. C'était d'autant plus savoureux que, si vous vous en souvenez, c'est par le biais d'Alibis que j'avais découvert en 2007 le salon de Montigny lès Cormeilles. Un petit regret toutefois : c'est que le numéro d'Alibis dans lequel était parue ma nouvelle "Un numéro Introuvable", ne soit pas disponible sur le stand.
J'aurais été enchanté de faire quelques dédicaces.
Philippe Halvick m'a, quant à lui, fait partager avec humour sa science des salons et ce cours privé était, je l'avoue, des plus instructifs.
J'ai aussi pu papoter avec Hervé Jourdain, l'auteur de "Sang d'encre au 36", et lauréat du prix des lecteurs VSD du polar 2009 http://www.lesnouveauxauteurs.com/docs/livre.php?id=1971.
Il vient de terminer son nouveau roman dont l’action se situe durant l’occupation.
‘Faut vraiment que je m’y mette, moi !
L'organisation était irréprochable. L'accueil impeccable. Le maire très sympathique (il est d'ailleurs reparti avec mon livre). Quant aux visiteurs ils ont eu la gentillesse de faire disparaître l'intégralité des exemplaires des "fantômes... " que le libraire avait placé devant moi.
Vivement l'édition 2010 !

mercredi 2 décembre 2009

Salon du polar de Montigny lès Cormeilles


Les fantômes du Panassa au salon du polar de Montigny lès Cormeilles

J’ai découvert l’existence du salon du polar de Montigny-lès-Cormeilles au… Québec !
C’était en 2007, entre les pages d’une revue dans laquelle j’espérais un jour être publié. Alibis.
L’article ou plus exactement le compte rendu, intitulé « la position du missionnaire » était signé par Benoît Bouthillette.
Cette année là plusieurs auteurs québécois, invités, avaient fait le déplacement dans la vieille Europe.
Je me souviens très bien d’avoir lu cet article dans le car qui me menait à Tadoussac dans l’estuaire du Saint-Laurent. Benoît Bouthillette y décrivait ce salon comme « un havre du roman policier » et « un repère festif et coloré » où les auteurs n’hésitaient pas à briser la glace avec le public.
Je n’aurais jamais cru à l’époque i) être publié dans Alibis (ce fut fait l’année suivante dans le numéro 26 du printemps 2008) et ii) de participer moi-même au salon du polar de Montigny-lès-Cormeilles.
Ce sera chose faite les 5 et 6 décembre prochain à l’occasion de la 12ème édition du salon !
Tout arrive n’est-ce pas ?
Vous trouverez tous les détails sur cette manifestation à l’adresse suivante : http://www.salondupolar.com/1-accueil-page.html
N’hésitez plus : venez briser la glace avec nous !

lundi 30 novembre 2009

"Frais, frais mes Fantômes !! "


Des chiffres et des pourcentages.

Pour sa réouverture après deux ans de travaux, Auchan les Trois Moulins à Issy les Moulineaux avait envoyé plus de 250 000 prospectus dans les boites aux lettres de la région.
Mon roman et l’annonce de ma dédicace, figuraient en bonne place à la rubrique « Loisirs, livres et jeux vidéos. »
J’aimerais vous dire que 0.1 % des personnes qui ont reçu le prospectus ont acheté mon bouquin.
Mais ça ne marche malheureusement pas comme ça !
Dommage !
Reste une agréable journée et aussi, quand même, quelques nouveaux lecteurs !

mercredi 25 novembre 2009

Les Fantômes du Panassa à Auchan

Petit rappel :

Les prochaines dédicaces des Fantômes du Panassa auront lieu au centre commercial AUCHAN Les Trois Moulins à Issy les Moulineaux, le samedi 28 novembre de 10 heures à 12 heures et de 14 heures à 18 heures.
(Presque des horaires de bureau, quoi !)

lundi 23 novembre 2009

Black Mamba aux Uchroniales : Laurent Girardon à gauche et Thomas Balard à droite


Retour sur les Uchroniales

Pour le salon de l’imaginaire « Les Uchroniales », sortez à Cergy Saint-Christophe qu’ils disaient…
Eh bien, c’est ce que j’ai fait après plus d’une heure et demie de transports en commun dans la banlieue ouest de Paris et après avoir traversé des lieux aussi exotiques que Conflans fin d’Oise ou Neuville Université.
Finalement, avec une bonne heure de retard sur l’horaire prévu, j’arrivais à destination et au sortir du RER… directement dans un gigantesque marché à ciel ouvert.
Après avoir erré une bonne demi-heure entre les étals des marchands et m’être trompé trois fois de chemin, je parvins enfin sur le lieu des réjouissances : l’hôtel de ville de Cergy.
Il était 14h30 et le grand hall d’accueil était déjà bien rempli… Rempli certes, mais d’exposants ! Car les visiteurs, à mon instar, n’avaient pas encore trouvé le bâtiment.
Le plus embêtant, c’est qu’ils ne découvrirent ce lieu secret qu’aux environs de 17 heures !
Entre temps, se furent donc essentiellement les auteurs, illustrateurs, exposants qui se promenèrent entre les rayons.
Pour autant, la journée ne fut pas désagréable. L’ambiance était bonne (il vaut mieux en pareil cas) les artistes présents parfaitement abordables (sûr qu’ils n’étaient pas débordés), les visiteurs (car il y en a eu… une poignée !) intéressés, attentifs et parfois dubitatifs (ceux qui, voyant de la lumière, étaient entrés à tout hasard !), les animations plutôt marrantes et bon enfant (un petit coucou aux trois Pin Up, clones de Lara Croft et consorts, qui ont allumé des étincelles dans beaucoup de regards !).
J’ai surtout pu retrouver mes potes de Black Mamba, Laurent Girardon et Thomas Ballard et rencontrer d’autres auteurs, musarder du côté des revues qui m’ont publié par le passé (AOC Présence d’esprits, Lunatique...) De celles qui me publieront, je l’espère, dans le futur (Borderline…) tous sympathiques et passionnés.
J’y ai même vu un elfe (ou était-ce une fée ?), c’est dire que je ne suis pas venu pour rien !

dimanche 15 novembre 2009

Les Uchroniales - Salon de l'imaginaire


Dédicaces au salon de l'imaginaire les Uchroniales

Je participerai au salon "Les Uchroniales" le samedi 21 novembre prochain.
Ca se passera à l'Hôtel de Ville de Cergy de 10h à 18h.
Littérature, bande dessinée, arts plastiques, jeux... seront au rendez-vous de cette manifestation consacrée à la science-fiction, au fantastique et à la fantasy et plus généralement à l'imaginaire.
Les visiteurs pourront s'initier aux jeux de rôles, faire dédicacer livres et bédés, assister à des conférences, participer à des ateliers ou des expositions...
Je serai moi-même au stand Black Mamba.
Plus de détails sur le site de la manifestation : http://www.uchroniales.com/

mercredi 11 novembre 2009

Prochaines dédicaces des « Fantômes du Panassa »

Les dédicaces se poursuivent :

- Le samedi 21 novembre, au salon de l’imaginaire « Les Uchroniales » à Cergy. (La revue Black Mamba sera plus particulièrement à l’honneur.)
- Le samedi 28 novembre, au centre commercial Auchan les Trois Moulins à Issy-les-Moulineaux
- Les samedi 5 et dimanche 6 décembre, au salon du polar de Montigny-lès-Cormeilles

vendredi 6 novembre 2009

"Guerrier croisé" par Gilles Lemaire




Projet de BD

Je vous ai déjà dit combien j’aimais la bande dessinée.
Il y a quelques mois j’ai donc décidé d’écrire un scénario. Un récit historique se déroulant pendant la première croisade.
De fil en aiguille, de rencontres en hasards, mon scénario est arrivé chez un éditeur et maintenant chez un dessinateur de talent.
Rien n’est fait et il est probable que ce projet ne verra jamais le jour.
Pourtant... Pourtant, les magnifiques dessins de Gilles Lemaire m’incitent au rêve et à l’espoir. En voici un en avant-première. Vous pouvez découvrir les autres sur les sites de l’ami Gilles : http://ozenne.free.fr/ et http://ozenne.blog.fr/

jeudi 29 octobre 2009

Un homme heureux !


Fête du livre de Saint Etienne. Chapitre 5 : Les adieux.

Pourquoi cacher sa joie ?
J'ai vécu trois jours enchanteurs. Trois jours de pur bonheur. J'espère ne jamais m'en lasser et ne pas devenir comme ces auteurs qui affectent être ailleurs ou affichent ouvertement leur ennui. L'accueil réservé à mon livre, la gentillesse des visiteurs, celle de l'équipe de la Librairie de Paris, y sont pour beaucoup.
Le dimanche à 19h j'avais du mal à m'en aller. Le grand chapiteau était vide ou presque.
Je suis resté un moment à regarder disparaître les derniers visiteurs dans la nuit et les livres dans les cartons.
Et puis, un peu triste, j'ai pris le chemin du retour.

Yves-Daniel Crouzet à la rencontre du public stéphanois


Fête du livre de Saint Etienne. Chapitre 4 : We are family !

Il ne saurait y avoir de fête réussie sans retrouvailles. Ces trois jours furent pour moi l'occasion de retrouver mes premiers lecteurs et notamment ceux que j'avais vus lors de mon passage à Saint-Etienne en juin dernier. Tous ou presque m'assurèrent qu'ils avaient beaucoup aimé mon roman (je suis infiniment reconnaissant aux autres de ne s'être pas déplacés !), en pointant parfois du doigt une ou deux erreurs : ici, une faute de typographie, là une incohérence dans l'itinéraire suivi par le personnage, là encore une erreur sur le nom d'un lieu.
Je pus aussi rencontrer ceux qui avaient acheté mon roman entre-temps. Certains avaient apporté leur livre pour que je le leur dédicace. D'autres, étaient venus acquérir un nouvel exemplaire pour faire partager leur engouement à leurs proches (dédicace spéciale à Christian qui est reparti avec trois exemplaires !).
Souvent, c'est un ancien lecteur qui conseillait au visiteur indécis l'achat de mon livre, me déchargeant ainsi pour un bref instant de la promotion ! Un autre me fit cadeau de la photo d'un tableau lui appartenant, représentant une rue du Panassa, le lieu où se déroule une grande partie de mon roman.
Ces retours "live" furent pour moi un réel plaisir. Pudiques souvent, enthousiastes parfois, sincères toujours, ils représentent la plus belle des reconnaissances et un bel hommage à mon travail.

mercredi 28 octobre 2009

Pour Régine, Christian, Mick, Maud et les autres...


Fête du livre de Saint Etienne. Chapitre 3 : deux ou trois choses que j'ai apprises

- Un dicton d'auteurs tout d'abord : "Un livre signé, c'est dix lecteurs de gagné !"
A moins que ce ne soit : "Un livre vendu, c'est dix acheteurs de perdus !" compte tenu de la vitesse de circulation du livre d'occasion.

- Que Bruno Léandri est super sympa ou alors c'est un sacré comédien !

- Qu'il ne faut jamais boire de thé noir non sucré à jeun. Il est préférable d'y substituer une tisane à haute teneur en anis. Ce remède fonctionne aussi tout au long de la journée à condition de ne pas en abuser.

- Qu'il existe sept familles littéraires qui se côtoient, se tolèrent, mais rarement se mélangent :

1) La famille "Littérature générale" qui se subdivise elle-même en écrivains reconnus et auteurs maudits
2) La famille "Littérature populaire" regroupant des écrivains à succès et d'autres qui les envient et rêvent de le devenir
3) La famille "Littérature pour la jeunesse" regroupant des écrivains de Fantasy et des écrivains de... Fantasy
4) La famille "Littérature régionale" qui se compose de nostalgiques invétérés, d'ardents défenseurs du patrimoine culturel local et, enfin, de marchands de souvenirs plus ou moins frelatés
5) La famille "Bande dessinée", la plus cool en apparence, mais qui pour avoir été longtemps victime de ségrégation, et forte aujourd'hui de ses ventes, affecte une certaine condescendance à l'égard des autres arts mineurs (Cf. les autres familles)
6) La famille "Do it yourself" composée d'auteurs qui s'autoéditent sans complexe et vendent leurs ouvrages à la criée
7) La famille "Bon sang, mais qu'est-ce que je fous ici ?!", composée d'auteurs qui n'ont pas encore trouvé leur place dans les familles précédentes

NdA : Certains auteurs peuvent appartenir à plusieurs catégories. Le cas type est l'auteur de bandes dessinées régionalistes pour adolescents attardés, autoédité. Ou moi-même : je vous laisse le soin de reconstituer le lignage.

Sourire aux lèvres l'auteur attend ses premiers visiteurs.


Fête du livre de Saint Etienne. Chapitre 2 : le mythe de Sisiphe revisité

Sans doute pour me protéger des débordements des fans, la Librairie de Paris avait dressé entre eux et moi une montagne de livres.
Pendant trois jours, je n'ai eu de cesse de faire disparaître ce rempart, mais chaque matin des lutins facétieux (qui d'autre ?) le reconstituaient à l'identique.
Allez savoir pourquoi, mais cet étonnant petit jeu a paru combler de joie mon libraire.

mardi 27 octobre 2009

Yves-Daniel CROUZET was here !


La Fête du livre de Saint Etienne. Chapitre 1 : Où est Yves-Daniel ?

La fête du livre de Saint Etienne s'est terminée dimanche soir.
C'était mon premier salon "important" et je ne suis pas près de l'oublier.
Tout d'abord parce qu'il se passait dans ma ville natale - à domicile, si on peux dire - et que le public était venu nombreux pour y assister - de Saint Etienne et de ses environs bien sûr, mais aussi de Lyon, de Roanne, de Clermont Ferrand, de Savoie et même de Belgique et de la Réunion (mais là je suppose que ce n'était pas uniquement pour la Fête du Livre !) - et qu'il s'est montré très chaleureux (ce ne fut pas une surprise : l'hospitalité stéphanoise est légendaire).
Ensuite, parce qu'il y avait là une incroyable densité d'auteurs. J'étais moi-même dans un espace de trois mètres carrés qui comprenait pas moins de trois prix Goncourt : Tahar Ben Jelloun le président de cette 24ème édition, Michel Déon et Jean Rouaud.
Ce dernier s'étant finalement décommandé, je me suis retrouvé aux côtés de la charmante Evelyne Dress, actrice du mythique "Et la tendresse bordel !", mais aussi réalisatrice et romancière. Eh bien, vous savez quoi ? Je ne suis même pas allé me plaindre aux organisateurs !
Juste derrière moi se trouvait Franck Thilliez, jeune homme discret et charmant qui, malheureusement, est reparti de Saint-Etienne avec une tendinite aiguë du poignet et une épicondylite (affection plus connue sous le nom de "tennis elbow"). Fort heureusement, il n'y avait plus de livre devant lui à ce moment-là.
Disséminés sur le salon, se trouvaient des auteurs aussi divers que Robert Sabatier, Jean Teulé, Fabrice Colin, Bob de Groot, Bruno Léandri, Didier Decoin, Eric le Boloc'h, Françoise Dorin, Jean-François Kahn, Henri Loevenbruck, Piem, Alain Page, Jean Anglade et même, eh oui, Francis Lalanne et Raymond Poulidor ! Sans parler des 345 autres auteurs !
Et moi ? Eh bien, je me sentais dans la peau de Charlie dans "Où est Charlie ?" si vous voyez ce que je veux dire !
Heureusement, la Librairie de Paris avait tout prévu pour que mes fans me trouvent sans difficultés dans ce dédale littéraire (voir photo ci-dessus).

mercredi 14 octobre 2009

Dédicaces à Saint-Etienne

La 24ème fête du livre de Saint-Etienne débutera le lundi 19 octobre prochain et durera toute une semaine.

Vous trouverez le programme détaillé des festivités à l'adresse suivante :
http://fete-du-livre.saint-etienne.fr/index.php?module=cms&action=getContent&id_heading_object=1153&newrub=502

Quant à moi, je serai les 23, 24 et 25 octobre à la "Grande Librairie", place de l'Hôtel de Ville, au stand de la Librairie de Paris, pour y dédicacer "Les Fantômes du Panassa"

Ne manquez pas une occasion unique de découvrir Saint-Etienne en fête !

mercredi 7 octobre 2009

Du côté des éditeurs (2)

Ma maison d'édition "Les Nouveaux Auteurs" vient de relancer l'appel à candidatures pour le Grand Prix du roman de l'été Femme Actuelle 2010 et le Prix du polar VSD 2010.
Pour ce dernier, c'est Yann Queffélec, qu'on ne présente plus, qui sera le président du jury, succédant ainsi à Frédéric Beigbeider.
Paulo Coelho, fidèle, continuera quant à lui d'assurer la présidence du prix Femme Actuelle et c'est tant mieux car cet homme est vraiment adorable.
Écrivains en herbe n'hésitez plus : envoyez vos manuscrits ! Ca a bien marché pour moi, alors pourquoi pas pour vous ?!

Pour plus de renseignements :

Grand Prix Femme Actuelle du roman de l'été 2010 : http://www.lesnouveauxauteurs.com/docs/prix2010.php

Grand Prix VSD du Polar 2010 :
http://www.lesnouveauxauteurs.com/docs/prix_vsd2010.php

Je signale aussi la sortie très attendue du nouveau livre de David Hepburn qui après "Le cercle du silence" qui s'était vu décerner en 2008 le Grand prix Femme Actuelle, sort "Prémonitions" qui a obtenu l'excellente note de 8,50 / 10 de la part du comité de lecture citoyen des "Nouveaux Auteurs" : http://www.lesnouveauxauteurs.com/docs/livre.php?id=2448. Les commentaires visibles à cette adresse donnent vraiment envie de le lire !

En tout cas, avec une cinquantaine de romans éditée depuis décembre 2007, dans tous les genres ou presque, la maison d'édition "Les Nouveaux Auteurs" remplit pleinement son objectif : "Donner une chance à tous les nouveaux auteurs d'être publiés".

Bravo !

Du côté des éditeurs (1)

Les Éditions Duriez et leur sympathique directeur Alexis Lorens débordent de projets intéressants. Je vous ai déjà parlé de l'anthologie "Contes du Monde" qui accueillera ma nouvelle "L'échine du Monde", éditée en partenariat avec l'association "Aide et Action" laquelle contribue à la scolarisation d'enfants au Sénégal.
Le projet est sur les rails et devrait voir le jour au premier semestre 2010.
En attendant, les Éditions Duriez sortent leur premier roman "La loi du désert", écrit par Franck Ferric qu'on retrouve également au sommaire du dernier "Ténèbres 2008".
Ce roman de science-fiction (superbe couverture de Bastien) a reçu d'excellents commentaires que j'ai le plaisir de relayer :

"Que du bon ! Dans ce roman d'aventures comme on les aime, Franck Ferric confirme son talent d'écrivain. Connu surtout pour ses nouvelles, le voilà qui nous revient avec un récit d'anticipation passionnant digne du meilleur de la littérature populaire..." Herveline - Librairie SOLEIL VERT
"Vous ne pouvez pas passer à côté d'un ouvrage comme celui-ci, à la croisée des genres. On y retrouve de la SF, du steampunk, de l'aventure et des mots qui sont peut-être plus que cela. Vous savez ce qu'il vous reste à faire..." Psychovision
"La loi du Désert fait partie sans conteste des meilleurs livres que j’ai lu cette année. Pour un premier roman, les éditions du Riez promettent énormément. Je ne peux donc que vous inviter à le lire"... If Is Dead
"Ce roman est le premier aux éditions du Riez et pour leur lancement, il ne pouvait pas faire meilleur choix" Fantastinet
"Même si c'est son premier roman, Franck Ferric à 30 ans, n'est pas un néophyte. Il a déjà publié plusieurs nouvelles aux éditions l'Oxymore, dans le fanzine Le Calepin Jaune, la revue Elegy et diverses anthologies mais aussi un recueil de nouvelles aux éditions Nuit d'Avril aujourd'hui disparues. Notez aussi que La Loi du Désert est le roman inaugural d'une toute nouvelle maison d'édition , les Éditions Duriez à qui je souhaite longue vie. On peut vraiment dire qu'avec ce roman ça démarre très fort." Outremonde
Toute l'actualité des éditions Duriez : http://www.editionsduriez.fr/index.html

lundi 5 octobre 2009

OutreMonde commente Black Mamba N° 15

Le webzine Outremonde commente le prozine Black Mamba à l'adresse suivante :
http://outremonde.fr/index.php?/critiques/9-black-mamba-15

Le rédacteur en chef de Black Mamba, répond à l'adresse suivante :
http://blackmamba.forumactif.fr/numeros-et-contenus-f4/black-mamba-n15-t334.htm

Je vous mâche le travail ! Reste plus qu'à cliquer sur les liens !

mardi 29 septembre 2009

Le réveil.

"Le réveil" que vient de publier la revue Ténèbres 2008 est une nouvelle d'horreur une fois encore inspirée par un de mes cauchemars (j'ai des nuits sacrément agitées, non ?)
Daniel Conrad la décrit ainsi « Le réveil est un hommage réussi et succulent aux canons du fantastique. Roublard, Yves utilise toutes les ficelles du fantastique classique pour nous entraîner avec lui six pieds sous terre. »
Elle a d'abord été publiée dans le numéro 64 de la revue québécoise Horrifique. Souvenez-vous c'était en juillet dernier.
Ceux qui ne lisent pas le québécois savent donc ce qui leur reste à faire !

dimanche 27 septembre 2009

Couverture de l'anthologie TENEBRES 2008 avec " Le réveil"


Anthologie Ténèbres 2008

Trêve de plaisanteries caustiques et rendons ici hommage à la ténacité, au professionnalisme et à la probité de deux fans, messieurs Conrad et Domis !
Ténacité oui, car il a fallu plus d’un an d’acharnement pour sortir Ténèbres 2008 ! Professionnalisme également, car malgré les problèmes rencontrés et je sais qu’ils ont été nombreux, nos deux compères ont atteint leur objectif : réussir à sortir le millésime 2008.
Et probité enfin, parce que l’argent qui leur a été confié ne s’est pas volatilisé et se retrouve dans cette fantastique anthologie qu’est Ténèbres.
Pour mémoire, en 14 numéros, de 1998 à 2001, Ténèbres a publié 2 240 pages de nouvelles, interviews, essais et critiques couvrant tous les courants du fantastique moderne. Depuis 2007, Ténèbres paraît sous la forme d'une anthologie annuelle.
Jean-Pierre Andrevon, Jean-Claude Dunyach, Daniel Walther, Jean-Pierre Fontana, Michel Pagel, Richard D Nolane pour les francophones; John Brunner, Poppy Z Britt, Joe Lansdale, Ramsey Campbell, Graham Masterson, Clive Barker, Michael Moorcock, Richard Matheson, et même Stephen King pour les anglophones ont, entre autres, été publiés dans les pages de cette revue.
C’est donc une grande fierté pour moi d’y figurer aussi.
Les deux rédacteurs en chef, Daniel Conrad et Benoît Domis, vous ont concocté un magnifique sommaire pour le Ténèbres 2008, soit plus de 380 pages de nouvelles et d’articles :

Domaine Anglo-saxon :
Le propriétaire, Michael Marshall Smith (G.-B.)
Interview de l'auteur par Benoît Domis
Terminus pour les défunts, Tim Lebbon (G.-B.)
Poussière, Brian Keene (USA)
Le visiteur, Jack Ketchum (USA)
Jigsaw Girl, Stephen Gallagher (G.-B.)
La maison de Jenny, Terry Dowling (Australie)
Pinkie, Elizabeth Massie (USA)
Pour l’amour de l’Art, John Pelan (USA)
Interview de l'auteur par Benoît Domis

Domaine Francophone :
L’intrigue, Jess Kaan (France)
Interview de l'auteur par Lucie Chenu et Philippe Ward
Chute libre, Franck Ferric (France)
Le réveil, Yves-Daniel Crouzet (France)
Ce qui est dans la monstrance, Richard D. Nolane (Canada)
Le Géant de la steppe, Alain Dartevelle (Belgique)
Interview de l'auteur
Famille décomposée, Géraldine Blondel (France)
La petite porte, Patrick Raveau (France)
Auto-portrait d'un auteur du fandom
V.I.T.R.I.O.L.U.M., Jean-François Seignol (France)

Autre :Double éditorial par Daniel Conrad et Benoît Domis
Questions à l'illustrateur de ce numéro : Vincent Chong
Article de Franck Guilbert sur le métier d'éditeur de Nuits d'avril
Article d'Emmanuelle Maia sur les aléas de la vie d'une auteure francophone

Et comme les deux rédacteurs en chefs sont sympas, ils ont décidé de maintenir le tarif de pré-commande de 25 euros jusqu'au 30 septembre 2009.
Après, la revue passera à 30 euros.
Dépêchez-vous, c’est dans… deux jours !
Pour en bénéficier, il suffit de cliquer sur le lien suivant :http://url.do07.net/id.asp?l=136966-5544801-13032704-374-0

jeudi 24 septembre 2009

OutreMonde se lance dans la critique littéraire !

Cyril Carau est mon ami d'écriture soit !
Est-ce pour autant une raison pour ne pas mentionner l'aimable critique qu'il a fait de mon roman "Les fantômes du Panassa" sur le site d'OutreMonde ? Que nenni !
Vous pouvez donc la lire à l'adresse suivante http://outremonde.fr/index.php?/critiques/3-les-fantomes-du-panassa-de-yves-daniel-crouzet et vous jugerez de vous même si elle est partiale ou impartiale !

mardi 22 septembre 2009

Ténèbres 2008, épisode 3756

On n'ose à peine y croire et pourtant cette fois je tiens l'information de source sûre.
Celui qui me l'a dit, la tenait lui-même du cousin par alliance du beau-frère de la typographe des Editions Dreampress.com. C'est donc quasi officiel.
Le millésime 2008 de la revue Ténèbres va sortir dans les jours qui viennent ! Hip, hip, hip, hourra !
Nul doute que notre patience sera amplement récompensée : 400 pages de fantastique, d'horreur et de suspense !
Promis, dès que j'ai ce pavé entre les mains vous serez les premiers à en être informés (après le neveu de la bru de ma concierge bien évidemment !)

vendredi 18 septembre 2009

Promouvoir son livre : un chemin de croix ?

Promouvoir son livre n'est pas une mince affaire pour un nouvel auteur.
J'ai eu la chance que mon roman "Les Fantômes du Panassa" soit largement distribué dans toute la France, mais quel chemin de croix cela doit-il être pour un jeune auteur qui ne dispose pas d'une diffusion aussi efficace que celle des Nouveaux Auteurs.
J'en veux pour preuve mes essais de démarchages auprès des médias et des libraires.
La réponse la plus fréquente a été : "On vous rappellera..."
Ben, tiens !
Tout n'est pas négatif, loin s'en faut. Ici et là, il y a bien quelques personnes compréhensives qui se déclarent prêtes à aider un auteur débutant, mais pour quelques sourires, combien de grimaces !
Récemment encore j'ai pris mon bâton de pèlerin pour pousser quelques portes. Eh bien, ne croyez pas que les petites enseignes m'ont réservé un meilleur accueil que les grandes surfaces. Curieusement, c'est même dans un supermarché que j'ai rencontré le plus d'écoute.
Les librairies de mon quartier ont porté un regard froid, ou tout au plus indifférent, sur cet auteur inconnu qui osait se salir les mains à présenter son livre. Quelle indignité !
C'est tellement plus simple (et moins risqué) de mettre en vitrine les grands noms de la rentrée littéraire. De disposer, partout, des livres qui seront nécessairement des succès.
« Les libraires sont des commerçants comme les autres. » m’a d’ailleurs soufflé un client qui n’avait rien perdu de ma malheureuse tentative. « Donnez-leur des pommes et des poires à vendre et ils se feront épiciers ! »
Un homme lucide !
Pourtant, en tant que lecteur, pourquoi va-t-on chez un libraire de quartier, si ce n'est pour y trouver conseil ? Pour y glaner, justement, ce qu'on ne trouve pas en grandes surfaces ?
Les jeunes auteurs, publiés par de petites maisons d'édition, méritent bien qu'on leur accorde un peu d'attention. Ce sont eux que l'on retrouve dans les petits salons spécialisés des littératures de genre, ce sont eux qui se démènent pour se faire connaître sur les forums...
Ce n'est pas un acte naturel de promouvoir son livre. Ca demande un effort. C'est bien simple, au terme de quatre visites chez des libraires, j'étais crevé, lessivé ! Et démoralisé !
Écrire un livre est déjà un exploit. Être publié, en est un autre. Alors, chers libraires, un peu d'empathie, s'il vous plait (à défaut de sympathie) !
Je ne voudrais pas conclure ce message sur une note trop amère.
Comme je l'ai dit, on trouve fort heureusement des gens compréhensifs. J'en profite donc, puisque je ne l’avais pas encore fait, pour remercier tous ceux et celles qui m'ont gentiment écouté et épaulé depuis le début de l'aventure des « Fantômes du Panassa », en vrac : la revue Point d'Appui d'Issy les Moulineaux, la revue de la Mgefi, Black Mamba, Outremonde et Ananke, Reflets d'Ombre, les éditions Duriez, Auchan 3 Moulins, la Librairie de Paris à Saint-Etienne, La Gazette de la Loire, Zoom 42.fr, (j'en oublie certainement !) et, bien sûr et surtout, tous les lecteurs et lectrices qui ont parlé en bien (ou en mal, car c'est là la preuve qu'il existe !) de mon bouquin !

mardi 15 septembre 2009

La fête du livre de Saint-Étienne : 24ème édition !

Les 23, 24 et 25 octobre prochains, le livre dans tous ses états et sous toutes ses formes, investira les rues de Saint-Etienne.
C'est à Tahar Ben Jelloun, le poète-écrivain, Lauréat du Prix Goncourt 1987 pour son livre " La Nuit sacrée " que reviendra l'honneur de présider cette 24ème édition de la Fête du Livre de Saint-Étienne.
Prix littéraires, tables rondes, séances de lecture et de dédicaces, conférences, spectacles de rues, ateliers pour enfants, expositions, cafés littéraires… transformeront pendant 3 jours la ville en un vaste livre ouvert à tous, petits et grands, amateurs ou néophytes.
Des centaines d’auteurs seront là pour dédicacer leurs livres et rencontrer leur public.
Comme on m’a gentiment proposé d’y participer, j’y serai également avec mon roman " Les fantômes du Panassa ".
Plus de détail sur : http://fete-du-livre.saint-etienne.fr/index.php

dimanche 13 septembre 2009

Les créatures cauchemardesques de Mike Ploog


Paris Manga & Sci-fi 2009

La 8ème édition de Paris Manga & Sci-Fi show avait lieu ce week-end, Porte de Champerret à Paris.
J’y suis allé par curiosité, pour sortir de la maison, et aussi pour faire plaisir à mon fils.
Eh bien, nous n’avons pas été déçus ! J’ai pu côtoyer les répliques (les avatars ?) de Vegeta, de Sangoku, de Naruto, de Sasuke et même de Pikachu ! Ou, dans un autre genre, de Darth Maul, de Harley Quinn et du Joker. J’ai assisté à d’incroyables Karaokés en japonais, joué à des jeux vidéo préhistoriques, bu du thé vert (et bouillant !), participé à des quiz sur les séries asiatiques et déambulé dans un interminable labyrinthe de mangas, DVD, affiches, jouets, figurines…
Ce n’est qu’après plusieurs heures de errance, que j’ai enfin découvert le coin (restreint) réservé aux Comics. Il était déjà tard et les dessinateurs étaient fatigués de dessiner des crobars à la chaîne.
J’y ai pourtant vu, entre autres, deux grands noms de la bédés (les autres m’excuseront, mais je ne les connaissais pas !) : Mike Ploog et Tim Sale.
Le premier, fort aimablement faisait des sketchs gratuits. Le second les faisait payer 120 euros ! Question de génération, sans doute !
Pour ceux qui l’ignoreraient Mike Ploog est un vétéran du comics au dessin remarquable et aisément reconnaissable. Je me souviens de lui sur Man-Thing que publiait la défunte revue Eclipso, du Ghost Rider (Hollywood en a récemment tiré un film calamiteux avec Nicolas Cage !) ou du Monstre de Frankenstein, sans parler de Conan ou Kull ! Il a aussi travaillé sur de nombreux films : Superman, X-men, Titan AE...
Quant à Tim Sale, il a travaillé sur Batman, Daredevil, Spider-man ou Captain America. C’est un dessinateur très apprécié aujourd’hui.
Je m’en veux un peu de ne pas citer les autres, surtout celui qui, très gentiment, m’a montré son Press-book. Les dessins étaient superbes et… avoisinaient les 1000 euros !
Finalement, avec un sourire un peu contrit, je suis allé du côté des dessinateurs moins connus. Que de jeunes talents là encore, qui ne demandent qu’à exploser ! Certains avaient déjà publié des albums, d’autres pas encore.
Mon gamin est tombé en arrêt devant une bande dessinée parodiant l’univers du jeu vidéo. La série s’appelle « Waow » et d’après le visage hilare de mon fils, ça avait l’air d’être vachement drôle. Si drôle qu’il a même décidé d’acheter l’album.
Fabien dit Le Fab, un jeune scénariste et dessinateur très sympathique, s’est alors fendu d’une très belle dédicace pour mon fils qui est sorti enchanté et enthousiaste du salon.
Et moi aussi !
D’ailleurs, dès le lendemain, je me suis lancé dans l’écriture d’un scénario de bédé. Une petite histoire courte, dans le style des EC comics des années 50/60. Une histoire drôle et horrifique.
Je viens de la terminer à l’instant et je crois que je sais déjà à qui je vais l’envoyer...
(To be continued…)

lundi 7 septembre 2009

Tarzan par Burne Hogarth


Tarzan au musée !!

Encore un week-end écoulé et une nouvelle semaine qui débute.
C’est fou comme le temps passe, non ?
« Si peu fait, tant à faire ! » c’est ce qu’aurait dit sur son lit de mort Cécil J Rhodes le fondateur de la Rodhésie (merci Wikipédia !).
C’est aussi ce que je me dis chaque fin de week-end.
Pourtant, celui-ci a été plutôt riche et bien rempli. Au programme : travaux d’écriture variés, cinéma et exposition.
S’agissant d’un blog littéraire (c’est écrit en haut de la page !), je me vois mal vous commenter mes dernières sorties cinématographiques. Pourtant, je ferais là une petite exception en vous invitant vivement à aller voir, si ce n’est déjà fait, « Numéro 9 » de Shane Acker. Voilà un film d’animation qui change agréablement des bluettes de Pixar, Disney, ou autres Age de Glace # 28 et Shrek # 36. Si vous aimez les univers troubles et inquiétants, si vous en avez marre des couleurs criardes ( Oh, la belle rouge ! Oh, le beau vert !), ce film est pour vous !

Un fan du Tarzan d’Edgar Rice Burroughs comme moi, ne pouvait passer à côté de l’exposition qui lui est consacrée au musée des arts premiers du Quai Branly. Tarzan au musée ! C’est presque un rêve de gosse qui se réalise. La culture populaire, la sous culture des pulps magazines, tant décriée, s’affiche dorénavant dans le métro, Burne Hogarth au dessin ! On lui consacre même une expo !
Alors cette exposition ?
Eh bien, force est de reconnaître que je suis déçu.
Les fans de Burroughs le seront nécessairement, car cet auteur qui a inspiré les plus grands écrivains de science-fiction et de Fantasy est curieusement absent. Son personnage le plus connu, l’a vampirisé une fois de plus ! Quant à Tarzan lui même… l’expo nous offre en réalité un kaléidoscope du personnage : des extraits de films de différentes époques par ici, des planches originales et des bédés par là, des jouets, des cartes à jouer, des livres, des photos, quelques objets africains, une reproduction de King Kong ( ? !)…. Tout ça sans réel fil conducteur.
Reste les superbes planches originales de Hal Foster et Burne Hogarth et de quelques autres. Quel plaisir de voir en vrai les dessins et illustrations qui ont bercé mon enfance !

Restons dans le domaine de la bédé. Une succession de hasards (merci Internet !) m’a récemment permis d’entrer en contact avec un éditeur de bédés. De fil en aiguille, j’en suis venu à lui parler d’un scénario sur les croisades que j’avais écrit en 2008. Fort gentiment, il m’a proposé de le lui soumettre. Mon dimanche a donc été consacré à d’ultimes corrections avant de lui envoyer le volume 1 de ma trilogie intitulée « la Croisade des Gueux ».
Je vous tiendrai bien évidemment au courant du sort qui sera réservé à cet essai. Mais ne rêvons pas…

Il ne saurait y avoir pour moi de bons WE, sans un minimum de production littéraire.
Cette fois encore, c’est un rêve qui m’a inspiré. Un cauchemar plus exactement. Dans lequel des représentants de l’autorité – en l’occurrence, l’armée - outrepassaient leurs droits.
Et oui, que faire, comment réagir, lorsque ceux qui sont censés vous protéger deviennent des menaces ?
Je me suis éveillé empreint d’un profond sentiment d’impuissance et de malaise.
C’est cette atmosphère oppressante que j’ai aussitôt utilisée dans le cadre de mon récit.
Comme m’a dit mon fils un peu plus tard avec malice : « En fait, papa, tu n’as fait que copier ! »

dimanche 6 septembre 2009

Communiqué des éditions Dreampress

Ci-après, un communiqué des éditions Dreampress.com pour la revue Ténèbres 2008, dans laquelle figurera ma nouvelle "Le reveil"...

"Chères lectrices, chers lecteurs,
Les 8 premiers mois de l'année 2009 auront sans aucun doute été les plus noirs de notre toute jeune maison d'édition. En effet,
Dreampress.com a eu à traverser de nombreuses difficultés, techniques d'abord, fin 2008 (perte de la maquette de Ténèbres 2008 par notre imprimeur, crash du disque dur qui contenait la sauvegarde), puis d'ordre plus personnel depuis (période de chômage imprévue pour certains de nos collaborateurs, ennuis de santé pour d'autres).
Aujourd'hui, Dreampress.com commence tout doucement à se remettre de ces mois difficiles et je voulais en profiter pour faire le point avec vous, nos fidèles clients (vous avez été très patients), sur notre programme de publication.
Notre anthologie Ténèbres 2008 sera publiée d'ici la fin de l'année (tous les textes sont corrigés, il reste à réaliser la maquette), l'ouvrage Andrevon 40 ans/concours Synopsis également.À ce jour, je manque encore de visibilité pour vous donner des précisions sur nos deux autres projets en cours, à savoir Méchants ! et le recueil de nouvelles de Serge Delsemme.
Je tiens à rassurer ceux d'entre vous qui ont pré-commandé un ou plusieurs de ces ouvrages : leur argent n'a pas été utilisé pour d'autres projets Dreampress.com. Si l'un de ces projets venait à être annulé, vous seriez remboursé en intégralité. Si vous ne souhaitez plus attendre et que vous préférez être remboursé immédiatement, il vous suffit d'en faire la demande par email en précisant vos nom et adresse, ainsi que la date de votre commande.
Je vous remercie encore de votre patience,
Bien cordialement,
Benoît Domis"


On croise sincèrement les doigts pour eux, car la revue Ténèbres est un must !
A ce propos il est toujours possible de commander leurs numéros spéciaux : Stephen KING et Richard Matheson.
Deux incontournables !!

mardi 1 septembre 2009

Ben quoi ? C'est la rentrée !

Septembre, c'est la rentrée.
Vous l'aviez peut-être remarqué, mais mon blog affiche un nouveau visage depuis quelques jours. Ce pseudo aventurier adossé à une cabane canadienne, c'est moi.
Une façon peut-être de prendre du recul par rapport aux évènements du Prix du Jury du roman de l'été Femme Actuelle 2009.
Une page qui se tourne.
Oh, l'aventure des "Fantômes du Panassa" n'est pas encore de l'histoire ancienne. Loin s'en faut ! Je vous en parlerais certainement de nouveau à l’occasion d’une dédicace ici, d’un salon là, d’une adaptation cinématographique made in US…
Après tout, il n'y a pas trois mois qu'est sorti mon livre et il continue à se vendre. Plutôt bien. Même s'il n'atteindra jamais les sommets des classements. La barre des 3000 exemplaires a été atteinte. Il va poursuivre son petit bonhomme de chemin quelques temps encore avant d'être retiré des rayons et remplacé par d'autres. Ensuite ce sera la chute inéluctable et irréversible.
Eh, oui ! C'est le triste sort du commun des livres. Trois petits mois et puis s'en vont.
A moins... A moins, qu'un incroyable bouche à oreille ne fasse obstacle à cette fatalité, ou que les lecteur de la trilogie Millénium, se décident à reporter leur intérêt sur mon modeste ouvrage (de toute façon tout le monde l’aura bientôt lue !)

Nouveau look donc et nouveaux projets.
J'ai bossé dur cet été sur mon recueil de nouvelles policières et ça avance plutôt bien.
Pas de fond de tiroirs, je vous rassure. Les textes sont tous récents. Ils ont été écrits quand j'ai commencé à comprendre que l'horizon était singulièrement bouché dans le domaine du Fantastique. Le dernier n’a pas un mois !
Certains textes ont été publiés, comme "Un numéro introuvable", "Le Prédateur" ou dernièrement "Un plan presque parfait". Mais l'essentiel est inédit. Un peu plus de 300 pages de meurtres horribles ou humoristiques. Le lieutenant Hakima Messaoudi apparaît même dans un récit ! Elle est plus jeune que dans le roman, mais déjà maligne !
J'ai presque terminé : encore une ou deux nouvelles à corriger ou à compléter et puis j'essayerai de placer ce recueil pour l'instant dépourvu de nom.
Autre projet à moyen terme : les romans bien sûr. Et là, mon cœur balance. J'ai un bouquin fantastique en cours, vous le savez, et deux autres sujets qui me trottent dans la tête. L'un est un drame campagnard un peu osé et l'autre un polar mettant en scène des personnages « abîmés » en quête de rédemption.
Ce sera assurément difficile de mener de front tous ces projets, surtout que je ne peux y consacrer que deux jours par semaine et encore...
L'idéal, voyez-vous, serait que "Les Fantômes du Panassa" se vendent à.... disons 50 000 exemplaires. Je pourrais alors faire une petite pose professionnelle et me consacrer à l'écriture.
Je ne demande pas grand chose, n'est-ce pas ?
Allez, passez le message à vos amis, qui sait, peut-être que ça marchera !

mardi 25 août 2009

Black Mamba N° 15 vient de sortir !


Black Mamba, le Weird Tales français, est sorti le 15 août dernier.

Comme d'habitude, vous trouverez au sommaire de ce numéro 15 des bédés, des nouvelles, des chroniques, des critiques, des interviews... enfin tout ce qui fait de Black Mamba une revue unique dans le paysage français.

Au sommaire donc :

- NEUF DIMANCHES A LA SUITE (Nouvelle)
auteur : Kris DIKEMAN, illustrateur : Aziz THIAM, traductrice : Céline BRENNE
Si tu veux apprendre quelque chose, quoi que ce soit, attends-le à la croisée des chemins, neuf dimanches de suite. Mais rappelle-toi, jeune fille, il travaille jamais gratis, l’Homme Noir.

- LE JARDINIER (BD)
scénario : Benjamin LEDUC, dessin : Jordi PLANELLAS, couleur : GIBIE
Dans cette grande école huppée, le directeur vient d’engager un nouveau jardinier : tout doit être parfait pour la remise des diplômes. Les élèves ne manquent pas de le martyriser… Alors, tout sera vraiment parfait, le jour J ?

- UN PLAN PRESQUE PARFAIT (Nouvelle)
auteur : Yves-Daniel CROUZET, illustrateur : Johan CORGIE
Fred Whitman est bien décidé à en finir avec sa femme Irma. En maniaque méticuleux, il a bien prévu son coup, dans le moindre détail. Son plan est infaillible, tout ne peut se dérouler que sur des roulettes, non ?

- L'ÉTAPE (BD)
scénario & dessin : Frédéric CLAVERIE
Une nouvelle aventure de cette fripouille de colporteur qui s’arrête dans une auberge. Mais la nuit, riche en émotions diverses, sera loin d’être de tout repos !

- 666 000 $ POUR NOËL (Nouvelle)
auteur : Thomas DAY, illustrateur : Pierre LE PIVAIN
Un barbouze destroy et sa bimbo siliconée de partenaire se retrouvent avec un drôle de costume de Mère Noël et un drôle de contrat pour le Réveillon. Ça va défourailler et dézinguer dans les chaumières, c’est moi qui vous le dit !

- LE PARFUM DE NAOMI (Nouvelle)
auteur : Olivier PIETROY, illustrateur : Salim KAFIZ
Un voyage de noces qui tourne au cauchemar, une mariée qui disparaît et son époux qui devient fou. Il reste pourtant bien quelque chose de Naomi, non ? Ce parfum inoubliable qui résiste à l’absence et à la démence de la situation…

- LES ENVAHISSEURS (BD)
scénario & dessin : Gilles DUBUIS
Quand les envahisseurs ont débarqué, ça a été l’Enfer sur Terre. Mais heureusement, un super-héros est apparu pour se dresser contre eux… Elle est pas belle, la vie ?


Cerise sur le gâteau : il y a même une longue interview de votre serviteur. Je me suis, en effet, prêté au petit jeu des questions de Laurent Girardon, le perspicace rédacteur en chef de la revue.

La couverture (comme de coutume, superbe !) est de YOZ

Bref, un futur collector !

Vous pouvez commander directement la revue aux éditions Céléphaïs

CÉLÉPHAÏS ÉDITIONS / BLACK MAMBA
25 grand rue Jean Moulin
34000 Montpellier
Hérault - France
04-34-22-33-50

ou la commander à votre libraire habituel grâce au service Cyber Scribe affilié au réseau DILICOM. GENCOD:3012460910017

enfin, la liste indicative des points de vente figure à l'adresse suivante :
http://www.blackmamba.fr/site.php?page=p2v

Couverture de "Black Mamba" N° 15 avec "Un plan presque parfait"


vendredi 7 août 2009

"Un plan presque parfait"

Vous en souvenez-vous ? C’était en mars dernier. Je venais d’apprendre que mon roman ne serait pas lauréat du prix VSD du polar. Dur.
N’ayons pas peur des mots, j’étais…. détruit, démoralisé.
En attendant, sans y croire, des nouvelles du prix du roman de l’été Femme Actuelle 2009, j’avais adressé ici et là quelques textes à des revues. L’éternelle quête du jeune auteur amateur….
Parmi celles-ci, il y avait Black Mamba.
Black Mamba…
Vous le savez, entre BM et moi c’est une longue histoire d’amour. Une belle histoire d’amour. Une rencontre entre le rêve d’un écrivain et celui d’un éditeur. Entre deux passionnés réalistes. Pourquoi « réalistes » ? Parce que l’un comme l’autre nous croyons au talent certes, mais au travail surtout. A l’opiniâtreté. Parce que nous savons que les projets ne se nourrissent pas uniquement de rêves, mais aussi d’acharnement. On pourrait appeler ça la… lucidité créative.
J’avais adressé à la revue plusieurs textes. Du polar essentiellement et aussi un ou deux textes d’horreur.
Finalement, c’est « Un plan presque parfait » qui a été retenu.
Le titre initial était plus explicite, mais il révélait immédiatement le thème de l’histoire et j’ai donc j’ai du l’abandonner. Le choix d’un bon titre…. Voilà un beau sujet de post. Une autre fois peut-être…
« Un plan presque parfait » est une histoire que j’aime bien (je les aime toutes, sinon je ne me serais pas emm... à les corriger et puis ce sont mes enfants.) Je ne sais plus exactement comment m’en était venue l’idée. En lisant de vieilles revues policière telles que Alfred Hitchcock’s Magazine ou Ellery Queen’s Mystery Magazine ou Polar, je crois.
Ce que j’aime dans les nouvelles de cette époque (je parle là des années 50 et 60) c’est l’innocence qui les caractérisait. On n’était pas nécessairement dans le glauque et l’outrageant. La surenchère. Les meurtriers n’étaient pas toujours des génies déments et incroyablement sadiques. Les crimes n’étaient pas obligatoirement des orgies sanglantes. Il y avait des codes à cette époque. La censure aussi. On ne pouvait pas écrire n’importe quoi. Les textes y gagnaient en malice et subtilité. En humour aussi. Lire des histoires policières des années d’après guerre c’est infiniment rafraîchissant. Un peu désuet certes, mais revigorant. Comme un petit Dubonnet au comptoir ! Et c’est la même chose pour la SF et le fantastique. Ca fait du bien. Ca désaltère. On lit ça le sourire aux lèvres.
Mouais, eh bien, je voulais écrire une histoire dans ce style. A contre-temps. Légère et amusante. Pas un texte marquant dont on se souvient longtemps après (y arriverais-je un jour d’ailleurs ?), mais un récit dont on sort l’esprit léger en se disant « Mince, elle est bien bonne celle-là ! » et qu’on oublie aussitôt après.
Seul subsistant un parfum subtil et agréable.
Je crois que c’est ce ton, qui a plu à Laurent Girardon, le boss de Black Mamba. Ce côté daté. Très Pulp.
Nous avons sans aucun doute le même héritage culturel. La même sous culture populaire.
Merci à lui en tout cas. C’est pour moi un honneur d’être dans les pages de BM.
Je reviendrai dans un autre message sur le sommaire alléchant du numéro 15 et, aussi, sur la petite surprise que m’a concocté ce bougre de Laurent.
Sacré Laurent va !

mardi 4 août 2009

Bloch, Brown, Finney et les autres...

C'est l'été. Il fait chaud. Tout le monde ou presque est en vacances. L'humeur est à la nonchalance.
Mon ordinateur, ce compagnon inséparable des bons et mauvais jours, est devenu un étranger pour moi. C'est à peine si je m'en approche. Je le regarde de loin, je le contourne. Je le fuis.
De son immense oeil de cyclope, il me jette des regards lourds de reproche.
J'ai envie de lui dire que j'ai mieux à faire que de perdre mon temps avec lui. Que j'ai un tas de livres à rattraper. A rattraper ? Pourquoi à rattraper ? Je n'ai pas d'interro surprise, à ce que je sache ! J'ai tout mon temps, non ? D'ailleurs, même en y consacrant tout mes loisirs, je ne lirais jamais tout ce que j'aurais envie de lire.
Ces dernières semaines je me suis immergé dans les polars des années 50/60. J'ai lu du Robert Bloch, du Fredric Brown, du James Cain jusqu'à plus soif. Pour la plupart, des livres parus jadis dans la collection Red Label, qui avait cœur à ne publier que de petits bijoux.
J'ai beaucoup aimé "L'écharpe" de Bloch et aussi " Qui a tué grand maman ?" de Brown. Brown a une nonchalance et un humour subtil qui se marient bien avec mon laisser-aller estival. Ses personnages sont attachants car ils sont faillibles. Ils demeurent très actuels dans leurs pensées et dans leurs réactions, alors que les protagonistes du "La femme du magicien " de James Cain sont datés et plus du tout crédibles.
J'ai ensuite enchaîné avec un petit chef d'œuvre de fantaisie et d'humour que je conseille à tous. Il s'agit du "Cirque du docteur Lao" de Charles Finney. Voilà un petit roman (120 pages) écrit dans les années 30 qui n'a pas pris une ride. Le style est agréable et subtil. Il n'y a pas à proprement parler d'histoire. On se promène simplement au gré des pages entre les allées d'un cirque improbable peuplé de créatures mystérieuses. L'auteur est un érudit irrévérencieux et, même, oui, parfois coquin. L'ouvrage se termine par un lexique souvent absurde qui vient prolonger le récit. Un vrai bonheur. Et la couverture est de Philippe Caza. Superbe !
Là, j'ai pris "Tokyo" de Mo Hayder. J'ai fait un bond dans le temps, l’espace et le style. Toutefois, pour l'instant, c'est plutôt pas mal et intriguant.
Mais tout ça m'éloigne de l'écriture. Tout ça m'éloigne de mon ordinateur. Mon ordinateur qui me regarde d'un oeil noir.
Il y a bien cette nouvelle que j'ai écrite l'autre jour, mais depuis... rien. Zéro. Le néant absolu.
Je ne l'ai même pas relue. Trop peur qu'elle soit mauvaise.
Mon éditeur m'a pourtant dit il y a quelques mois :"Vous verrez, le simple fait d'être publié va vous donner des ailes pour votre prochain bouquin !"
Des ailes ? Des semelles de plomb, oui !
J'ai la pétoche, voilà la vérité !
"Les fantômes du Panassa" marche plutôt bien, je crois. Ca sera difficile de faire aussi bien, en tout cas.
Difficile...
Si seulement mon ordinateur voulait bien arrêter de me regarder !

mercredi 22 juillet 2009

"Le réveil"

« Horrifique » le fanzine canadien des inénarrables Oncle Chtandré et André Lejeune, publie ce mois-ci dans son numéro 64 une autre de mes nouvelles.
Il s'agit de "Le réveil", un texte purement horrifique comme de bien entendu.
Ce texte a été écrit en 2007 en écoutant la musique sombre, dépressive et pourtant énergique de Pearl Jam. Ca se ressent !
Déprimés s'abstenir !
Les plus téméraires peuvent néanmoins essayer de le commander à André Lejeune, 3939 rue Saint-Jean, Joncquière, Québec, G7X 3J3 CANADA

Le site de la revue (non mis à jour) : http://horrifique.tripod.com/index1.html

Couverture de "Horrifique" N° 64


lundi 20 juillet 2009

Retour à l'écriture

Alléluia !
Après une longue période aride et sèche, j'ai enfin retrouvé le chemin de l’écriture !
Alléluia !
Samedi, je me suis assis devant mon ordinateur, pour y faire autre chose que de répondre aux courriels, regarder les planches originales sur ebay ou réfléchir à un nouveau message pour mon blog.
Il est vrai que depuis quelques jours déjà, je sentais monter l'envie d'écrire. L'envie ou le besoin ? Les deux étaient intimement liés. Ca me démangeait. Ca me manquait.
Il faut vous dire que depuis quelques semaines (quelques mois, soyons franc !) ma production littéraire était en berne. La faute aux récents évènements qui ont vu leur apogée avec la publication de mon premier roman "Les fantômes du Panassa". Tout ce remue-ménage, toutes ces péripéties (Publié ? Pas publié ? Prix VSD ? Prix Femme Actuelle ?), ont chamboulé mon petit quotidien et mon rythme de travail.
N'allez surtout pas croire que je me plains ! Je serais bien ingrat, si c'était le cas. Mais disons que c'était perturbant. Il y a un monde entre l'écriture et la promotion d'un livre. Ce ne sont pas les mêmes métiers. D'un côté on a un homme seul confronté à lui-même et à ses pensées et de l'autre un commercial en représentation.
C'était certes agréable d’endosser cette seconde personnalité, mais un tantinet schizophrénique, quand même.
C'est sans doute pour cette raison que j'ai perdu le fil de mon roman fantastique. 130 pages pour arriver à une impasse. Un mur sombre et douloureux. Je ne sais pas, si je parviendrais à dépasser l’obstacle. Le flux d'inspiration, l'envie, se sont taris.
Je ne vous avais rien dit, mais j'étais sacrément inquiet. Dans ces cas-là, on se demande si on va encore y arriver, si on va à nouveau pouvoir écrire.
"Et si ce roman n'était pas seulement ton premier, mais aussi ton dernier!", je me suis dit. Brrrr !!! Une perspective qui fait froid dans le dos : être l'auteur d'un seul livre. Bon, c'est certainement mieux que d'être l'auteur d'aucun livre, mais c'est flippant quand même.
J'ai donc essayé de ne pas me mettre la pression. Je me suis délibérément tenu éloigné de mon clavier. Me suis obligé à ne plus y penser. J'ai lu. Du policier surtout. Maxime Chattam, Preston et Child, Fredric Brown... Je me suis baladé avec mon fils, sac à dos à l'épaule, sur les plages du débarquement. En bref, je me suis oxygéné la tête.
Et ça a marché !
Il était naturel que mon retour à l'écriture se fasse par une nouvelle. Mon genre de prédilection.
Un roman demande beaucoup de préparation en amont, alors qu’un récit court n'a besoin comme carburant que d'un peu d'inspiration.
Samedi matin, je me suis donc assis à mon bureau. J'ai commencé par parcourir mon vieux carnet de notes à la recherche d'idées. Des idées, il y en a des tonnes dans ce calepin. Des idées de nouvelles surtout, mais aussi de romans. En général, j'essaie de planter une ambiance en quelques mots, mes textes étant plus souvent des récits d'atmosphère que des récits à intrigue.
J'ai parcouru ainsi six ans d'idées. Des projets de récits fantastiques, policiers, d'horreur, de science-fiction..., cueillis au fil de l'eau, dans des lieux les plus divers. Aucun ne m'a vraiment attiré, séduit. Mais ça a permis à mon imagination de se mettre en branle. J'ai rangé le calepin dans un tiroir et je suis resté quelques secondes à regarder, par la fenêtre, la cour de récréation de l'école primaire en contrebas. Une cour de récréation, sans enfant, c'est triste. « Bah, j'ai pensé, c’est normal on est en été. » L'été.... J'ai trouvé qu'il faisait beau et chaud. Mais pas aussi chaud qu'en 2003, année de la grosse canicule. J'ai pensé aux personnes âgées qui étaient mortes cette année-là. A la vulnérabilité de nos anciens, souvent seuls dans leur appartement et dans leur maison.
Mes pensées ont fait un nouveau bond...
Voilà, je l'avais mon idée ! Mon ambiance et aussi le début de mon récit : dans un pavillon de banlieue un vieillard est torturé par une brute, qui veut lui faire avouer où il cache son argent. Sauf que le vieux n'est pas un type ordinaire et que le tortionnaire, non plus, n'est pas un type ordinaire. Rien de plus précis. Juste cette vieille maison à les deux protagonistes d'un jeu cruel. Forcément cruel.
Je me suis lancé à 9h30 et j'ai terminé à 20 h avec une interruption pour déjeuner. Je me suis laissé littéralement happé par mon récit. Je ne le maîtrisais plus. Les mots coulaient tout seul. J'ai eu un petit moment de flottement vers 17h, lorsque je me suis demandé dans quoi je m'étais embarqué, et puis la machine est repartie. Les éléments du puzzle se sont assemblés. Des fragments anodins, dont je n'avais même pas conscience au moment où je les avais écrits, ont naturellement trouvé leur place. Tout convergeait vers le rebondissement final, comme une splendide mécanique qui s'autoconstruit.
"La victime et son bourreau" ça s'appelle. 46 000 signes soit environ une trentaine de pages.
Bon, ce n'est bien sûr qu'un premier jet et peut-être qu'à la relecture je déchanterais. Mais on sent quand le texte est bien parti et je me dis que cette nouvelle-là devrait être pas mal.
Enfin, je l'espère.
Oui, j'ai retrouvé le chemin de l'écriture et l'aiguille de mon moral a aussitôt fait un bond en avant. Quel bonheur d'écrire ! Surtout des nouvelles, ces petits bijoux d’autonomie.
Et si mon prochain livre était justement un recueil de nouvelles ? J’aimerais assez.
Il faut que j'en parle sérieusement à mon éditeur !

dimanche 12 juillet 2009

The boy is back in town !

Après quelques jours de vacances sur la Baltique, puis en Normandie (tiens ça ressemble à un pèlerinage Viking, ça !) me voici de retour devant mon ordi et devinez quoi, y’avait plein de messages dedans.
Des trucs plutôt sympas dont je vais me faire ici l’écho (…O ! …O !).
En mars, je vous informais que j’avais envoyé des textes tous azimuts en espérant bien avoir ici et là quelques touches. C’est chose faite et il est grand temps de faire le point de la situation.

A tout seigneur tout honneur, je commence par Black Mamba, ma revue fétiche et porte-bonheur, celle dans laquelle l’auteur Yves-Daniel Crouzet est né. Eh bien Black Mamba me fait un beau cadeau en cet été de l’an de grâce 2009 : non seulement Laurent Girardon a retenu un de mes textes (« Un plan presque parfait ») mais, en plus, il me propose une interview ! Et tout ça à paraître cet été. En août. Heureux lecteurs vous aurez de quoi lire sur les plages, un condensé de littératures pulp et de bédés, qui fera l’envie de vos voisins de plage !
Bien sûr, je reviendrais plus longuement sur cette parution qui me comble déjà de joie !
(http://www.blackmamba.fr/site.php?page=actualite)

Autre bonne nouvelle en provenance du Canada cette fois : la revue Nocturne a sélectionné trois de mes textes sur les cinq envoyés ! Bingo ! Voilà qui me fait vraiment très plaisir, car : 1) une publication Outre-Atlantique est toujours la bienvenue, 2) il s’agit d’un fanzine de qualité et 3) c’est ma première publication dans leurs pages.
J’ignore encore les dates de publication, mais elles s’étaleront au fil des mois à venir, ce qui me permettra de revenir vers vous régulièrement pour de petits billets doux. En attendant, je vous invite à jeter un œil sur leur site : http://nocturne.0fees.net/

La revue Lunatique a également retenu un de mes textes. Il s’agit de « Nouveau Départ » un texte de SF tel qu’on en écrivait dans les années 60 et fortement inspiré par Richard Matheson (en toute modestie !). La revue est déjà disponible en version numérique au prix de 6€30. Elle paraîtra au format papier à la rentrée (vous pouvez d’ores et déjà la réserver au prix de 8€80). J’y reviendrai également car figurent au sommaire de ce numéro 81 deux grands noms de la SF française, Alain Paris et Nathalie Henneberg.
(http://www.eons.fr//main.php?lang=fr&rubrique=Catalogue&idlivre=112)

Les éditions du Riez (http://www.editionsduriez.fr/index.html) ont aussi eu la gentillesse de retenir un de mes textes. Ici, il ne s’agit pas d’une revue mais d’une anthologie intitulée « Contes du monde » à paraître en avril 2010. Figureront également au sommaire de ce recueil de nouvelles : Cyril Carau (tiens, je retrouve mon ami de plume !), Céline Guillaume, Vincent Milhou, Ambre Dubois, Andoryss Mel, Jocelyne Corbel, Nico Bally, Charlotte Bousquet, Gabriel Feraud, Maelig Duval, Sandrine Scardigli, Pierre Brulhet, Olivier Boile.
Cette anthologie présente la particularité sympathique de s’inscrire dans un projet humanitaire puisqu’elle sera publiée en partenariat avec l’association « Aide & Action » (http://www.aide-et-action.org/) dédiée à l'éducation et à la scolarisation des enfants dans le monde. Trois euros par livres seront ainsi remis à cette association.
Je laisse ici la parole à Alexis Lorens le responsable des Editions du Riez :
« Ma femme et moi sommes « parrains » d’une petite fille, Ramatoulaye, qui vit à Dakar. Concrètement, cela signifie que nous contribuons à ce qu’elle puisse suivre une scolarité jusqu’à l’âge de 12 ans. Nous voulions nous engager dans un projet utile et concret. C’est tout naturellement, qu’en créant les Editions du Riez, nous avons eu l’idée de ce partenariat à travers ce recueil de nouvelles… »
Un beau geste qui ne pouvait laisser indifférent l’ancien coopérant en Afrique que je suis !

Mais n’allez pas croire que ma quête des publications a été entièrement couronnée de succès. Que nenni, malheureusement !
Comme je m’y attendais, AOC Présence d’Esprits (http://anneaumonde.presences-d-esprits.com/magazines/aoc/) n’a retenu aucune de mes nouvelles. Je crois que ma prose n’est pas vraiment leur tasse de thé ! Pas grave, l’une d’elles a été prise par Nocturne.

Eclats de rêves (http://eclats-de-reves.blogspot.com/) aussi n’a pas pris le texte que je leur avais envoyé et devinez quoi ? Et bien, celui-ci a eu l’heur de plaire à… Nocturne ! Merci Nocturne !
Pour info, je viens de remarquer sur le site d’Eclats de rêves, qu’il ne reste plus qu’un seul exemplaire du numéro 13 dans lequel était parue ma nouvelle « Pandy Panda ». C’est un des récits dont je suis le plus fier, ne tardez pas à vous le procurer, y’en aura pas pour tout le monde !

L’excellente revue québécoise Alibis (http://www.revue-alibis.com/) m’a informé qu’elle ne retenait pas mon texte « L’ange et le matou », snif, mais qu’il y avait peut-être une chance pour que « Best seller » soit prise. Je croise les doigts, car être publié dans Alibis c’est trop la classe pour parler comme mon fils !

Grande a été ma déception lorsque j’ai appris que l’association l’Olibrius Céleste, à laquelle j’avais adressé plusieurs textes et qui projetait de publier une anthologie policière, a mis la clé sous la porte. C’est encore plus navrant lorsque cette cessation d’activité est le fait de luttes fratricides ! C’est malheureusement souvent le sort de ces petites structures animées par des passionnés et qui disparaissent du jour au lendemain (les petites structures pas les passionnés, quoique…)

Que reste-t-il dans les tuyaux à présent ?
Borderline qui a renvoyé l’examen de mes textes à un numéro « Spécial sexe » à paraître un jour. (Oui, mais quand ?!)
Géante Rouge : pas de nouvelles !
L’Ours Polar : pas de nouvelles !

Prochainement, j’évoquerai la récente publication de ma nouvelle « Le réveil » dans Horrifique le fanzine québécois.

Et pour ceux qui ne l’auraient pas encore fait : n’oubliez pas de vous procurer le dernier et somptueux numéro d’Outre-monde en téléchargement gratuit (http://outremonde.fr/) avec ma nouvelle « Le pigeon » et d’Ananké, la revue du polar, (http://ananke.sombres-rets.fr/) qui contient deux de mes récits « Echo » et « Le prédateur ». Là, il vous en coûtera 5€50 port inclus. N’attendez pas qu’elle soit elle aussi épuisée !

Bon, j’ai été content de vous retrouver. J’espère que vous allez tous bien.
Petit reproche quand même : vous auriez quand même pu me donner de vos nouvelles !
Mais comme on dit « Pas de nouvelle, bonnes nouvelles » hein ? Sauf peut-être, justement, pour… un auteur de nouvelles !

vendredi 26 juin 2009

carnet de retour au pays natal (Fin)

Acte 3 : Saint Etienne – samedi 20 juin – Après-midi

Je ne reviens pas sur la matinée de samedi à la Librairie de Paris qui fut tout autant agréable que l’après-midi de la veille. Qu’on sache seulement que je réalisais encore quelques belles dédicaces, portant ainsi le nombre total de celles-ci à une trentaine.
Je redoutais davantage ma séance de dédicaces à la Fnac.
J’y arrivais à 15 heures. Une foule serrée se pressait déjà dans les allées. On m’avait installé du côté des livres (bon point pour M. X, ça !), mais pas tout à fait à l’emplacement où je désirais être. Avec l’aide d’une employée gracieuse et efficace (elle ne devait pas être de la même promotion !), nous déplaçâmes la table près du rayon polar afin que je sois ainsi plus près des lecteurs potentiels.
Je m’installais. Sortais mon stylo. Affûtait mon sourire. Et me lançais une nouvelle fois dans la « bagarre ».
Chaque fois qu’un client passait à proximité, je lui lançais d’une voix persuasive « Un polar stéphanois, ça ne vous tente pas ? ». Il serait prétentieux de dire que ça a marché à tous les coups. Loin de là. Je ne suis pourtant pas mécontent d’avoir volé quelques ventes à Maxime Chattam, Guillaume Musso et Fred Vargas, qui en ont moins besoin que moi !
Je découvris un public différent de celui de la librairie de Paris, plus jeune, plus varié, mais tout autant sympathique (caractéristique 100 % stéphanoise !). Un peu plus d’hommes peut-être aussi. Et des couples en ballade ou à la recherche d’un cadeau pour la fête des pères.
A la fermeture du magasin j’étais épuisé, mais il ne me restait plus qu’un seul exemplaire des « Fantômes… ». Vingt quatre exemplaires écoulé en moins de quatre heures, c’est plutôt pas mal, non ?

Epilogue :
Lundi 22 juin. Je suis dans le TGV qui me ramène à Paris. Je jette sur mon Moleskine les bribes de phrases qui me serviront à rédiger les messages que vous venez de lire.
Je suis heureux et fatigué. Les séances de dédicaces se sont divinement bien passées. Même celle de la Fnac. J’ai rencontré des gens charmants qui ont promis de me laisser des commentaires sur mon blog. J’ai retrouvé des membres de ma famille que je n’avais pas vu depuis une éternité. Des amis aussi. J’ai même fait la fête. (Merci pour l’accueil au restaurant La Mangoune et désolé pour le bazar qu’on a laissé !)
Bon « je ne ferais pas ça tous les jours ! » comme disait la petite dame de la pub, mais c’était bien agréable quand même. Une nouvelle pépite de rêve arrachée au limon de l’existence.
J’espère maintenant que mes nouveaux lecteurs aimeront mon livre. Qu’il leur donnera un peu du bonheur que j’ai eu à l’écrire.
Avec certains, on s’est même donné rendez-vous : à la fête du livre de Saint Etienne en octobre prochain.
Et vous savez quoi ? J’ai déjà hâte d’y être !

PS : Ne vous étonnez pas de mon silence dans les jours prochains, je prends quelques vacances et vais en profiter pour relire l’excellent bouquin de copain Cyril Carau « l’Ange de Marseille » (http://sombres-rets.fr/boutique/nuits-noires/lange-de-marseille-cyril-carau ). Il y a de telles similitudes entre nos deux bouquins, que je me demande parfois si on ne serait pas un peu jumeau !

Avec Yann Bourdier recordman de France du 400 m nage libre, qui a participé aux 13ème jeux paralympiques de Pékin


jeudi 25 juin 2009

carnet de retour au pays natal (avant dernier épisode)

Acte 3 : Saint Etienne – vendredi 19 juin – Après-midi.

A 14 heures précises, je m’installais derrière ma petite table située au centre de la Librairie de Paris.
Stylo en main, j’observais les premiers visiteurs.
Il ne me fallut pas longtemps pour comprendre que si je n’allais pas vers eux, je ne signerais aucune dédicace.
J’adoptais donc une démarche résolument commerciale en invitant les clients à venir jusqu’à moi. Beaucoup acceptèrent avec le sourire, intrigués sans doute par cette maigre touffe de cheveux qui émergeait de derrière les piles de livres. Je me lançais ensuite dans un petit boniment émaillé de quelques expressions clés : « écrivain stéphanois », « polar dont l’action se déroule à Saint Etienne », « prix du Jury du roman de l’été Femme Actuelle », etc…
Je précise ici pour ceux qui l’ignoreraient, que j’ai, dans une vie antérieure, exercé le métier de conseiller financier. Eh oui, j'ai vendu des SICAV et des assurances. Mais pas n'importe où : en Guyane! J’avais alors découvert une chose fondamentale : on ne vend bien que les produits dans lesquels on croit.
Et s’il y a un produit dans lequel je crois dur comme fer, c’est bien mon roman ! Je n’eus donc pas à forcer mon talent pour trouver les bons arguments.
Et puis, à Saint Etienne, je jouais à domicile. C’est toujours plus facile.
Je découvris aussi autre chose : que les femmes sont plus audacieuses que les hommes en matière de nouveautés littéraires et, surtout, que ce sont elles qui lisent le plus ! Selon le patron de la librairie, il y aurait ainsi trois lectrices pour un lecteur.
Ce furent généralement des femmes qui vinrent me voir et, franchement, je ne m’en plains pas !
Je passais une excellente après-midi, entrecoupée des gentilles visites des membres de ma famille qui, tous, me firent le plaisir d’acheter mon bouquin.
Je me prêtais au jeu des dédicaces et m’efforçais de les personnaliser en fonction de mon interlocuteur (ou plutôt de mon interlocutrice !) ou de l’événement à fêter (fête des pères, anniversaire…). J’y parvins parfois.
A l’occasion, je me transformais en guide touristique pour Saint Etienne et même, pour une charmante lectrice qui devait s’y installer, en conseiller immobilier.
La journée fut un tel succès, que l’équipe de la Librairie de Paris m’invita à fêter ça dans l’arrière boutique après la fermeture et que d’un commun accord, nous décidâmes de remettre ça le lendemain matin.
A suivre…

Avec un jeune couple très sympathique amateur de Coelho


mercredi 24 juin 2009

carnet de retour au pays natal d'un auteur stéphanois (Episode 2)

Acte 2 : Saint Etienne – vendredi 19 juin – Matin

Ma première séance de dédicaces était donc prévue à la Librairie de Paris, rue Michel Rondet, le vendredi après-midi.
Echaudé par mon expérience avec la Fnac, je m’y précipitais dès potron-minet.
A mon grand soulagement, je découvris une belle vitrine pour annoncer ma venue et, à l’intérieur de la librairie, une table tendue de velours rouge, dressée à mon intention, et couverte de piles d’ouvrages n’attendant plus qu’être dédicacés. (les miens of course !)
Cerise sur le gâteau, l’équipe de M. Vernet, le responsable, m’accueillit avec le sourire et m’assura de son soutien et de sa disponibilité. Voilà qui était rassurant pour la suite des évènements !
C’est donc tout à fait rasseréné que je me précipitais ensuite à la Fnac où je fus accueilli par l’ineffable M. X.
Le cher homme me fit alors part de son dernier éclair de génie pour apporter une solution à notre petit problème de livres : en économiste accompli, il avait décidé de réguler la demande en restreignant l’offre. Traduction : il suffisait d’enlever mes livres des rayons, afin que je puisse en avoir davantage à dédicacer samedi. Fallait y penser, non ? Abasourdi par tant de ressources, je finis par l’informer que j’avais, de mon côté, réussi à ramener 18 exemplaires de mon bouquin de Paris.
« Parfait ! » s’exclama-t-il comme si c’était habituel que les auteurs débarquent avec leurs livres sous le bras.
Que rajouter de plus, hein ? Parfois le silence est la meilleure des réponses.
Avant de quitter les lieux, je fis quand même un petit tour du propriétaire pour m’assurer que la maigre pile de « Fantômes de la Panassa » était toujours en place. Elle y était fort heureusement et, plantée juste devant, se trouvait une jeune femme lisant la 4ème de couverture du dernier roman de John Grisham.
Sans hésiter, je l’abordais et lui conseillais d’acheter plutôt le premier roman d’un jeune auteur stéphanois prometteur. Elle me coula d’abord un long regard dubitatif. Mais, lorsque je lui indiquais que l’auteur en question c’était moi, je vis son expression devenir plus attentive et bienveillante.
Quelques minutes plus tard, convaincue par mes envolées lyriques, elle repartait avec un exemplaire dédicacé de mon bouquin sous le bras !
Belle mise en jambes n’est-ce pas ?
C'est ainsi qu'à 11h05, n’en déplaise à M. X, il ne restait plus que 7 exemplaires des « Fantômes… » à la Fnac !

A suivre…

A la Librairie de Paris avec mon cousin Jean-Loup


mardi 23 juin 2009

Carnet de retour au pays natal.

Prologue :

Petit retour, en plusieurs actes, sur un week-end riche en péripéties et en émotions variées.
En effet, comme vous le savez sans doute si vous avez lu mes précédents messages, j’ai effectué vendredi et samedi derniers mes premières séances de dédicaces à Saint Etienne, ma ville natale. Cette même ville où se déroule l’action de mon roman « Les fantômes du Panassa ».
J’attendais avec impatience mais sans stress excessif ce moment, prolongement logique de mon rêve éveillé.
Les rendez-vous avaient été fixés dès le mois d’avril avec deux maisons sérieuses : La librairie de Paris, la plus grande librairie de Saint Etienne, et la Fnac, enseigne qu’on ne présente plus.
Pas d’inquiétudes particulières donc, hormis celle bien naturelle de n’avoir aucun lecteur devant moi et donc aucune dédicace à réaliser ! Bien sûr, je savais pouvoir compter sur ma famille, mais j’espérais bien rencontrer le public. Ce public inconnu et mystérieux qui avec un peu de chance deviendrait ensuite mon public !
Voilà, les acteurs sont en place, le décor est posé. La pièce peut maintenant commencer !

Acte I : Paris - jeudi 18 juin – 16h30.
Il y a des journées comme ça. Trop courtes. Comme par hasard, c’est toujours les veilles de départ en week-end ou en congés, qu’elles tombent. Je suis au bureau bien sûr. Je me hâte de terminer ce que j’ai à faire - une note pour le sous-directeur et un diaporama sur la formation professionnelle, ainsi que mille autres petites choses – lorsque je reçois un appel. Je ne vois pas tout de suite qu’il s’agit d’un 04 77 (en provenance de la province donc et, plus précisément, de la Loire) et je réponds d’abord d’un ton froid et professionnel. A l’autre extrémité de la ligne, la voix est cordiale et enjouée. Trop peut-être. Trop sûrement. Mon interlocuteur se présente et j’identifie bientôt M. X, le responsable de la communication de la Fnac de Saint Etienne. Il me demande si j’ai bien reçu les coordonnées de ses contacts Presse, (demandées il y a deux semaines et reçus la veille). J’opine, un peu perplexe devant cette soudaine manifestation d’intérêt à mon égard que j’avais jusqu’ici vainement attendue.
Et puis, sa voix devient hésitante et il me révèle le véritable motif de son appel « On a un petit problème ! »
Un problème qui ne tarde pas à m’être révélé : il n’y a que huit exemplaires des « Fantômes… » en stock à la Fnac de Saint Etienne ! Ce qui fait peu, même pour la première dédicace d’un auteur débutant !
Stupeur et tremblements de ma part. « Huit ? Mais comment cela est-ce possible ? », je bafouille.
La réponse est inaudible, entrecoupée qu’elle est de grésillements, crachotements, silences. « La ligne est vraiment mauvaise avec la province ! » je songe avec un curieux détachement. J’apprends qu’il y a un souci avec le diffuseur, (le plus gros de France !), puis que c’est à cause de l’informatique (Ben tiens ! Parfois, je me demande si on a pas inventé l’informatique juste pour pouvoir mieux se défausser sur elle ensuite !)
Excuses pitoyables qui masquent mal la vérité : les commandes n’ont pas été passées et c’est à moins de 48 heures de la dédicace que le bougre s’en aperçoit !
Je respire un grand coup et parviens à me maîtriser en me disant que la Fnac finira bien par trouver une solution. Que ce sont des pros, pas des boutiquiers de quartier. Grossière erreur. Une demi-heure plus tard. M. X me rappelle en me disant un peu gêné (mais à peine !) que les délais sont trop courts pour qu’il puisse y avoir réapprovisionnement et qu’il serait sans doute préférable de reporter la séance de dédicaces au mois de… septembre.
Je déglutis et lui fais alors remarquer que j’ai un billet en poche et que vu l’heure, mon train est probablement déjà en gare.
« Vous ne pouvez pas arranger ça avec votre éditeur ? » me lance-t-il avec l’évidente intention de se débarrasser de l’encombrant bébé.
Que faire d’autre ? En désespoir de cause, j’appelle donc mon éditeur, qui explose de rage devant tant d’incompétence. (Par respect pour mes lecteurs, je ne citerais ici aucun des épithètes dont il gratifia mon interlocuteur stéphanois.)
Après de longues minutes d’angoisse, le cher homme me sauve enfin la vie en me proposant de passer à son bureau pour y récupérer quelques exemplaires de mon roman.
Je regarde ma montre. Il est 17 h 45, soit une heure avant mon départ. Aurais-je le temps d’aller prendre les livres à l’autre bout de Paris et de gagner la gare de Lyon à temps ? Je n’ai guère le choix. Je quitte donc précipitamment mon bureau avec ma valise et m’élance dans le métro. Direction Place des Ternes.
La suite n’est qu’une longue course hagarde contre la montre.
Une course victorieuse, cependant.
En effet, un peu plus d’une heure plus tard, j’arrive à la Gare de Lyon, suant et épuisé. Le train est sur le point de partir. Je n’ai même pas le temps de composter mon billet.
Je m’engouffre dans la voiture 18 en serrant mon précieux butin : 18 exemplaires des « Fantômes du Panassa »
Sauvé !
A suivre…